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Ma citation du jour:

"Dans vingt ans vous serez plus déçus par les choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez".
Mark Twain


Assumons le débat sur le burkini

Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur l’arrêté du maire de Villeneuve-Loubet interdisant les tenues qui manifestent, de manière ostensible, une appartenance religieuse. Il a jugé que la mairie n’avait pas établi le risque de trouble à l’ordre public et qu’elle avait par conséquent excédé ses pouvoirs.
Toute décision d’interdiction doit effectivement établir le risque d’atteinte à l’ordre public et être appliquée avec discernement – j’ai déjà eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises. Mais, comme vient de le rappeler le ministre de l’Intérieur, le Conseil d’Etat « ne prive pas les maires de ce pouvoir ; il en rappelle à nouveau les conditions de son exercice, dans un cadre juridique conforme aux principes constitutionnels. »
Cependant, cette ordonnance du Conseil d’Etat n’épuise pas le débat qui s’est ouvert dans notre société sur la question du burkini. Ce débat n’est pas anodin. C’est un débat de fond, qui vient après d’autres : il y a trente ans, la question du foulard dans les écoles, puis la loi de 2004 sur le port de signes religieux, et celle de 2010 sur le voile intégral dans l’espace public.
Bien sûr, il ne faut pas être dupe de ceux, à droite et à l’extrême-droite, qui exploitent ce débat pour pointer du doigt les musulmans. Mais au-delà, une question fondamentale se pose : dénoncer cette tenue, est-ce stigmatiser les musulmans, ou bien est-ce justement le port de signes prosélytes de cette nature qui est un risque pour tous les musulmans de France, alors assimilés à l’islamisme politique militant ?
Je veux répondre clairement : dénoncer le burkini, ce n’est en aucun cas mettre en cause une liberté individuelle. Il n’y a pas de liberté qui enferme les femmes ! C’est dénoncer un islamisme mortifère, rétrograde. Une vision que je n’accepte pas au nom même de la place que l’Islam doit trouver dans notre société.
Car il faut faire une distinction très claire. C’est, je crois, la clé du débat.
Il y a, d’une part, cet islamisme politique, qui instrumentalise une religion, qui est le fait d’une minorité. Le burkini n’est pas un signe religieux, c’est l’affirmation dans l’espace public d’un islamisme politique.
Il y a, d’autre part, la très grande majorité des musulmans, qui savent bien que le burkini est l’alliance improbable entre le mot bikini et le mot burqa – un mot qui dit bien ce qu’il veut dire !
Ces Français musulmans savent qu’ils sont une part de la culture française. Qu’ils soient pratiquants ou non, ils forment une composante essentielle de la France. Cette composante s’est diversifiée, profondément mêlée à toutes les autres composantes de notre société, à la suite de mariages mixtes, de combats politiques, sociaux, à la suite d’engagements pour la France, dans la guerre et dans la vie quotidienne. C’est une chance, il faut le redire.
Une fois cette distinction faite, la question se pose de ce qu’il faut faire, face au burkini, face aux manifestations d’un islamisme politique.
Le combat est juridique, chaque fois qu’un risque de trouble à l’ordre public sera établi. Mais le combat est d’abord, et avant tout, politique, au sens le plus profond du mot, culturel, pour dire ce que nous n’acceptons pas, car cela met en danger la cohésion de la Nation.
Le silence serait sans doute plus confortable, pour ne pas risquer les généralisations, pour ne pas aviver des plaies ouvertes au sein de la société française. Mais rester silencieux, comme par le passé, c’est un petit renoncement. Une démission de plus. Petit à petit, c’est alors notre pacte républicain qui se fissure sous le poids des communautarismes et des réflexes xénophobes qu’ils engendrent.
Les Français, tous les Français, et les musulmans eux-mêmes, attendent un regard lucide, des réponses claires.
Ils attendent qu’un Islam de son temps, revendiquant pleinement les valeurs de la République, l’emporte. Et c’est en premier lieu aux musulmans de France de le construire, de mener ce combat culturel. Ils sont les premiers confrontés à la violence du message salafiste, radical.
L’Etat est là pour accompagner et protéger les musulmans de France. Il doit être implacable face aux actes anti-musulmans, comme il doit être implacable face aux actes antisémites, anti-chrétiens ou racistes.
Avec le ministre de l’Intérieur, nous avons voulu relancer la construction d’un Islam de France, apaisé, indépendant des influences étrangères. Bernard Cazeneuve fera des propositions ce lundi.
L’Etat est là pour réaffirmer ce qui fait, depuis plus d’un siècle, la condition de notre vie en société : la laïcité. Elle n’est pas la négation du fait religieux. Elle n’est pas un instrument pour viser ou exclure une religion en particulier. Je n’accepte pas ceux qui utilisent l’argument de la laïcité pour pointer du doigt les Français musulmans. Elle est ce socle républicain qui accueille chacun en son sein, quelle que soit sa culture, quelle que soit son histoire. Elle est cette liberté moderne, émancipatrice, qui consiste à tirer une ligne nette entre ce qui relève du temporel et des choix spirituels de chacun. La laïcité, c’est la liberté de croire ou de ne pas croire. Mais c’est l’exigence, aussi, de ne jamais imposer ses croyances ou ses pratiques à l’autre. Cet équilibre, la France a su le construire. C’est sa singularité. C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elle est visée. Cet équilibre, c’est une part de notre identité. Nous devons tous le défendre.
 
Manuel Valls
Premier ministre de la France

J'ai décidé d'être candidat

J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2017. La France exige qu’on lui donne tout. J’ai senti que j’avais la force pour mener ce combat à un moment de notre histoire si tourmentée.

Les cinq années qui viennent seront celles de tous les dangers mais aussi de toutes les espérances. Au fond nous avons cinq grands défis à affronter. Le premier, celui de la vérité. A-t-on une chance raisonnable d’être élu en assumant de dire tout avant l’élection pour être certain de tout faire après ? Celui de l’autorité. Peut-elle exister dans une société dans laquelle la loi de la République ne s’applique plus dans de nombreux quartiers, où l’autorité du maître à l’école n’a jamais été autant remise en cause, où des minorités gagnent leur chantage contre le pouvoir en place, où l’Etat s’affaiblit jour après jour ? Celui de l’identité. Comment faire de l'identité de la France notre premier combat pour défendre notre mode de vie et sans jamais avoir la tentation de nous couper du reste du monde ? Celui de la compétitivité. Comment restaurer les marges de manœuvre indispensables pour affronter la compétition mondiale afin que la France redevienne une puissance économique ? Et, enfin, celui de la liberté. Comment faire de la liberté un atout pour rétablir la confiance et l'espoir dans l'avenir.

Ce livre est le point de départ. Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique, je veux convaincre les Français que le débat de la campagne  doit s'intégrer à part entière au mandat présidentiel. C’est seulement en disant tout avant, que nous aurons la légitimité pour tout faire après. Rien ne sera possible sans cette exigence de clarté.

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Non, au burkini !‏

SOUTIEN AUX MAIRES PRENANT DES ARRÊTÉS D’INTERDICTION DU BURKINI

En 2010 nous avons su trouver la réponse face au port de la burqa, parce que nous avons pris la burqa pour ce qu’elle était. La burqa n’a jamais été une prescription religieuse, pas plus qu’une tradition culturelle. Elle est une invention récente du mouvement wahhabiste dans les pays du Golfe et au Pakistan.

Lorsque nous avons commencé à voir cette pratique introduite en France, nous avons perçu ce qu’elle représentait : dans son essence, le port de la burqa était un acte politique. Elle était un acte d’hostilité vis-à-vis de nos sociétés et civilisation occidentales, de notre mode de vie, de nos valeurs, au rang desquelles le principe d’égalité de l’homme et de la femme.

En cela, le port de la burqa relevait déjà d’une logique d’hostilité et d’agression à l’encontre de ce que nous sommes qui, poussée à un degré extrême, a abouti aux attentats récents en France.

Nous avons interdit le port de la burqa en 2010, et cette décision n’a depuis jamais été remise en cause.

C’est avec la même lucidité que nous devons voir aujourd’hui le port du burkini. Pas plus que la burqa, dont il n’est qu’un avatar il ne se fonde sur des prescriptions religieuses ou sur une dimension culturelle.

J’entends les raisonnements qui prétendent justifier le port du burkini par la liberté individuelle ou le droit de la femme à porter les vêtements de son choix. Ces raisonnements relèvent du sophisme : ils reprennent nos principes sur la forme, pour en trahir l’esprit.

Ne tombons pas dans le piège. Le port du burkini, de la même façon que celui de la burqa, doit être perçu dans la dimension politique qui lui est inhérente.

Les maires prenant des arrêtés d’interdiction du burkini ont une attitude responsable, dans un contexte d’état d’urgence, et cohérente avec la décision d’interdiction de la burqa prise par mon gouvernement en 2010.

Je leur apporte mon soutien.

François Fillon


Jacqueline Pagnol disparaît à l'âge de 95 ans.

Celle qui fut la 1er Manon dans la version de 1952 du film "Manon des sources" et la femme de Marcel Pagnol le plus connu des méridionaux est décédé lundi dernier à son domicile parisien de l'avenue Victor Hugo

Elle rejoint son mari disparu en 1974.

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LA PRESSE EN PARLE | "Trente ans de sommet vocal pour Alagna" à lire dans La Marseillaise d'aujourd'hui - "Trois décennies durant il a enchanté des milliers de public à travers le monde et il continue" - Roberto Alagna célèbre cet anniversaire le 10 août au Théâtre Antique de Orange.

J'y serai !

JPR

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Du 7 au 15 Août 2016 Neuvaine à Sainte Rita, où que vous soyez priez Sainte -Rita :

Premier jour :

Sainte Rita, enfant aimable et pieuse, jeune fille respectueuse, serviable et dévouée envers les parents, obtenez de Dieu beaucoup de grâces aux enfants, aux jeunes et aux familles. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce ...
Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Sainte Rita, priez pour nous.

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