La Chronique de l’Exil 

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J'avais eu à l’origine l’intention d’écrire une fois toutes les deux trois semaines,

mais Emmanuel Macron a tellement adoré ma dernière chronique qu’il a décidé de me répondre dans la presse !

Il s’est senti obligé de se justifier, de prendre la parole, d’ajouter une couche de vernis républicain sur le bois pourri de ses contradictions.

Alors il a bondi de son trône élyséen, retroussé ses manches en soie, pris sa plume d’or républicain et s’est senti obligé d’intervenir, de prendre la parole, de s’exprimer sur l’antisionisme. Et que nous dit-il ?

Que pénaliser l’antisionisme ne serait pas une solution.

Bravo Emmanuel bravo ! Quelle clairvoyance. Quelle finesse.

C’est vrai, après tout, pourquoi vouloir punir l’antisionisme ?

Ce n’est pas comme si des Juifs étaient agressés chaque jour dans les rues de France.

Ce n’est pas comme si des drapeaux israéliens étaient brûlés, ou des professeurs menacés pour avoir parlé d’Israël en classe.

Ce n’est pas comme si l’antisionisme servait de masque au bon vieil antisémitisme. 

L’antisionisme, c’est l’antisémitisme du XXIe siècle. Vous le savez. Tout le monde le sait.. Même Macron le sait . Mais pénaliser pour lui ce n’est pas la solution.

La solution, visiblement, c’est de laisser dire. Laisser faire. Laisser pourrir.

Être antisioniste, c’est être anti-Israël.

Et être anti-Israël, c’est rêver d’un monde sans Israël.

Mais comme on ne peut plus trop dire “mort aux Juifs” sans passer pour un …..,

on dit “Free Palestine”. On ajoute un keffieh, un badge, et le tour est joué.

C’est la version bio et éthique de la haine.

Et Macron trouve ça acceptable. Pire : légitime.

Lui-même, en pleine guerre, quelques mois seulement après les massacres du 7 octobre,

réchauffe la soupe en proposant de reconnaître un État palestinien.

Comme une prime versée au Hamas pour service rendu.

À ce stade, ce n’est plus de la diplomatie, c’est de la complicité.

Mais n’oublions pas, nous sommes en France, patrie des Lumières.

On y dénonce tout. Même ce qu’on invente.

Autrefois, on accusait les Juifs de meurtres rituels. On racontait qu’ils égorgeaient des enfants chrétiens pour en recueillir le sang et confectionner leurs pains azymes de Pessa'h. C’était absurde, barbare, grotesque,  mais diablement efficace pour enflammer les foules. Cette légende a traversé les siècles, semé des pogroms, justifié des massacres, nourri l’antisémitisme européen à la source.

Aujourd’hui, la mécanique est la même, simplement ajustée au goût du jour. Le fantasme a changé de costume, mais pas de cible. On ne parle plus de sang d’enfants chrétiens, on parle des enfants de Gaza. On accuse Israël, c’est-à-dire le Juif, d’affamer intentionnellement des innocents, de bloquer des camions de nourriture, de bombarder les hôpitaux et d’assécher les puits. La vieille haine a simplement enfilé un keffieh et trouvé un hashtag. Le fantasme du meurtre rituel est devenu le récit humanitaire.

La rhétorique est huilée, calibrée pour le XXIe siècle : on affiche une image d’enfant  amaigri, le regard noyé de larmes, et on y colle une phrase en lettres blanches : “Genocide in Gaza”. C’est plus vendeur, plus propre. Cela se partage bien sur les réseaux sociaux. Et les vieilles accusations, désormais recyclées, passent sans encombre par les rédactions bienveillantes, les ONG engagées, les plateaux télé en mal de morale. Le mythe du sang réinventé à la sauce de certains médias d aujourd’hui.

C’est la même haine, la même violence, la même volonté de désigner le Juif comme l’ennemi universel, mais avec le sourire, une musique triste en fond et un badge de vertu accroché à la chemise.

Et pendant ce temps-là, en douce République,

si une colonie de vacances juive veut aller dans un parc d’attractions,

on lui interdit l’accès.

Sécurité oblige. Ambiance oblige. Il ne faudrait pas choquer.

Et les graffitis ? Parlons-en.

“Mort aux Juifs” ? Liberté d’expression.

“Sales sionistes dehors” ? Liberté d’expression.

“Free Palestine”? Liberté d’expression… poétique.

Et s’il y a un peu de casse ? Pas grave. Ce sont les vitres de la démocratie.

Mais ne vous inquiétez pas.

En France, on sait gérer ces choses.

Après le pogrom, on organise une belle cérémonie républicaine.

On invite des élus, on allume des bougies,

on récite un poème de Prévert entre deux discours compassés. On recitera le Kadish peut être même que le président portera une kippa 

On apposera une plaque  Et si la plaque est vandalisée ? On ne pénalisera pas a quoi bon … liberté d’expression ? Au maximum on la remplacera …

Dormez bien, chers Juifs de France.

Ce pays est entre de bonnes mains.

Haim Berkovits 

Coordinateur Israël is Forever

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