Previous month:
mars 2011
Next month:
mai 2011

0 billets

Non à la subvention pour l'association "Pierrefitte/Palestine" !

       Je reviens de la traditionnelle séance du Conseil Municipal de Pierrefitte, en Mairie. J'ai été à nouveau choqué par la subvention octroyée à l'association: "Pierrefitte/Palestine" (c'est à dire un camps de pseudos "réfugiés" côté palestinien) de 2.000 euros ! Je ne reviendrai pas sur le vote...Moi, si j'avais été élu, j'aurais bien sur voté (du fait de mon engagement quotidien pour l'Etat d'Israël), contre !

        Juste sur que j'avais déjà écris sur ce dit blog pour les autres années: Au pire qu'ils laissent leure dite subvention à ces palestiniens nécessiteux mais qu'ils donne le même montant à un village israélien dans le besoin ! Nous leur en fournirons une liste si nécéssaire...elle sera malheureusement trés longue ! Car, côté israélien à cause d'un état de guerre perpetuelle, il y a aussi malheureusement, depuis quelques années beaucoup trop de pauvreté !

       Je suis scandalisé que ma commune prenne parti pour un camp contre un autre ! Que doit en penser notre communauté juive locale ?

   Par exemple Gaza ou sont lancées les bombes qui touchent quotidiennement le pays de mon coeur (Israël): 87% des Gazaouis sont propriétaires de leur logement. Selon le rapport 2010 du Bureau central palestinien des statistiques, 97% des foyers ont un réfrigérateur, 94% ont une antenne satellite (qui fonctionne) et 47% ont un PC ou un Mac. Enfin, un Gazaoui sur 3 est propriétaire d’au moins une voiture.

     D’après un sondage réalisé par des enquêteurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem et du Centre palestinien de recherche en politique, 63 % des Palestiniens auraient désavoué le massacre d’Itamar mais 32 % l’auraient approuvé, ce qui constitue quand même un chiffre assez important. L’enquête a été réalisée auprès de 1 270 Palestiniens vivant en Judée-Samarie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem. Les résultats de cette étude ont été publiés mercredi dans la presse. Et ils faut que nos impôts financent ces gens là !!!


Jean-Pierre Renard


La Nation rend hommage à Aimé Césaire !

Hier, je suis allé à la Cérémonie d'hommage solennel de la Nation à Aimé Césaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire) au Panthéon à Paris. Même si j'ai été déçu de ne pouvoir rentrer comme mon amie Yaelle Azoullay (qui elle contrairement à moi, n'est pas restée !) ce fut quand même assez émouvant même si je n'ai pu rentrer dedans et si j'étais venu pour y retrouver une amie, qui m'a malheureusement très vite laissé tomber ! Dommage ! Encore un très bon discours de notre Président Nicolas Sarkozy ! Il y avait bien sur: la Garde Républicaine (qui me fait beaucoup rêver !). Voici, quelques photos de cet évênement Historique puis le discours de notre Président:

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Panthéon (Paris) -- Mercredi 6 avril 2011

C'est un poète que nous honorons aujourd'hui. 
Il est mort au petit matin. 
5h20 dit le Bulletin Officiel. 
Trois quarts de siècle auparavant, en vacances en Croatie, contemplant une île qui lui rappelait sa Martinique, il avait écrit : 
« Au bout du petit matin, une vieille vie menteusement souriante, ses lèvres ouvertes d'angoisses désaffectées ; une vieille misère pourrissant sous le soleil, silencieusement... »

Au bout de ce petit matin là, la « ville plate-étalée » comme il disait, « inerte, essoufflée sous son fardeau géométrique de croix éternellement recommençante » attendait en silence l'annonce du décès de celui qui avait été son maire pendant 56 ans.

L'agonie avait commencé sept jours plus tôt. 
Le 10 avril 2008 il avait été hospitalisé. 
Le 12 la rumeur de sa mort avait couru. 
Le 17, au petit matin, le monde apprit qu'Aimé Césaire n'était plus. Et alors, fait extraordinaire, l'émotion et la tristesse qui étreignirent les cœurs de tous les Martiniquais blottis sur leur île, « fragile épaisseur de terre » posée sur l'Océan, gagnèrent le cœur de tous ceux dans le monde qui, de loin, parfois même de très loin, avaient reconnu dans la voix de cet homme l'une des expressions les plus pures de l'universalité de la conscience humaine.

La Martinique pleura. Elle venait de perdre son père. 
Les Antilles pleurèrent. 
La France pleura. Elle venait de perdre l'un de ses enfants qui lui faisait le plus honneur.

L'Afrique pleura, comme elle avait pleuré Senghor, plus peut-être parce que c'était une figure plus lointaine et par conséquent plus émouvante.

Une foule immense accompagna son cercueil à travers les rues de Fort de France. On le déposa au milieu du grand stade qu'il avait fait construire. Pendant deux jours, les Martiniquais, du plus célèbre au plus humble vinrent s'incliner devant sa dépouille. 20 000 personnes se rassemblèrent pour le dernier hommage. Tous ceux qui ont été dans cette foule martiniquaise, et qui ont pleuré avec elle, ont perçu ce sentiment étrange que chacun avait d'être subitement devenu orphelin. Il n'y avait pas que les vieux qui le connaissaient depuis toujours. Il n'y avait pas que ses anciens élèves du Lycée Schoelcher qui l'avaient tant admiré. 
Il n'y avait pas que ses amis qui l'avaient tant aimé. 
Il y avait aussi la jeunesse. 
C'étaient les descendants des esclaves, les petits enfants des colonisés. Ils avaient au fond d'eux-mêmes cette blessure secrète dont leurs parents avant eux avaient tant souffert et avant eux les parents de leurs parents.

Et cette jeunesse qui était née trop tard pour l'avoir bien connu et pour avoir partagé ses combats, mesurait tout à coup, dans le silence du deuil qui enveloppait toute l'île, le rôle immense que cette voix familière qui venait de s'éteindre avait joué pour elle.

Mais ce ne fut pas seulement le combattant inlassable de la cause martiniquaise et de la négritude que la foule pleura. Ce ne fut pas seulement au vieux lutteur politique, ce ne fut pas seulement au Maire, au Député, que l'on rendit hommage, ni au grand poète. 
Ce jour-là, ce fut aussi au souvenir de l'homme bon, gentil et généreux qu'il avait été qu'alla l'hommage émouvant de la foule.

On se rappelait sa porte ouverte à tous, le défilé ininterrompu à la Mairie de tous ceux qui avaient des problèmes et qui ne voulaient en parler qu'à lui seul parce qu'ils n'avaient confiance qu'en lui seul.

« Quand une femme du peuple vient se plaindre, disait-il, je commence par le prendre mal, puis je me dis qu'il faut la comprendre, voir dans quelle situation elle se trouve. Je cherche malgré tout une solution. C'est une affaire d'attitude à l'égard de la souffrance humaine ».

Un jour, il a dit quelque chose de très juste, de très beau à propos du reproche qu'on lui avait adressé de « faire le petit maire » : « il y a de la grandeur dans la petitesse, dans les petites choses. Dans la moindre chose il y a de la grandeur à condition qu'à l'horizon il y ait un but ».

Il aimait les plantes et les arbres. 
Il disait : « parmi les choses qui m'émeuvent le plus il y a les arbres ». 
Mais il aimait aussi les gens. Il aimait partager leurs joies et leurs peines. Il se mettait à la portée de chacun. Nulle hypocrisie dans ce rapport humain. Tout était vrai. Le peuple percevait cette sincérité et la lui rendait bien.

On ne comprend pas Aimé Césaire et l'on ne peut pas comprendre pourquoi les gens l'aimaient tant si l'on ne voit pas son amour pour la vie et son amour pour les gens.

L'humanisme chez lui ne fut pas une théorie, ce fut une pratique. Il avait, chevillé au corps et à l'âme, ce respect de la dignité humaine.

Un jour, on lui envoya le questionnaire de Proust. 
Il le retourna avec cette réponse : « A vrai dire je ne sais que répondre. C'est dans mes poèmes les plus obscurs sans doute que je me découvre et me retrouve... Et qui peut le découvrir sinon vous qui me lisez ».

Tant de sincérité lui a fait une place à part dans la littérature et dans la politique. Quand il s'est dressé, quand il s'est mis en colère -- c'est arrivé souvent -- c'est qu'il ne pouvait plus se taire.

Cette sincérité qui touchait le cœur des plus humbles, dérangeait tous ceux qui étaient hantés par l'esprit de système. 
Il réclama « le droit de se contredire ». On le lui refusa.

Il disait « j'ai une déformation : je réfléchis, je raisonne ». Et aussi : « il faut être honnête ». Il voulait l'être avec lui-même. On ne le comprit pas toujours. On le lui fit payer. Mais il n'en démordit pas.

La foule pleurait cet honnête homme, ce père, cet ami ! Oubliant les divisions et les déchirures du passé, la Martinique rassemblée dans une unique prière formait ce jour-là un seul peuple porté par un seul élan et elle avait le visage qu'il avait toute sa vie rêvé de lui donner.

Dans la tristesse des regards on lisait en effet cette fierté d'une identité enfin reconquise pour laquelle il s'était tant battu.

« A liberté, égalité, fraternité, j'ajoute toujours identité avait-il dit un jour. Car oui, nous y avons droit ! »

« Je pense à une identité non pas archaïsante dévoreuse de soi-même, mais dévorante du monde... » 
Cette identité retrouvée fut la source où le poète alla puiser ce chant funèbre et magnifique qui est gravé sur la petite tombe du cimetière où il repose en paix pour l'éternité au milieu de ses chers Martiniquais :

« J'habite une blessure sacrée 
j'habite des ancêtres imaginaires 
j'habite un vouloir obscur 
j'habite un long silence 
j'habite une soif irrémédiable 
j'habite un voyage de mille ans... »

Tout avait commencé un soir de juin 1913 à Basse Pointe, petite ville du Nord de la Martinique, au bord de l'Atlantique, quand Marie Césaire mit au monde le deuxième de ses sept enfants prénommé Aimé. Son père, Fernand était receveur des contributions indirectes. Aimé fut un très bon élève. Après l'école primaire il entra au Lycée Schœlcher à Fort de France où la famille déménagea. Le poète garda toute sa vie le souvenir de la « petite maison qui sentait très mauvais dans une rue étroite, une maison minuscule qui abritait en ses entrailles de bois pourri des dizaines de rats... »

Entre un père - « grignoté d'une seule misère, je n'ai jamais su laquelle, disait-il » - et une mère qui faisait des travaux de couture pour boucler les fins de mois et « dont les jambes pédalaient, pédalaient de jour et de nuit », l'enfant dévorait tous les livres.

A la fin de la terminale ses résultats étaient si brillants que son professeur de géographie l'incita à s'inscrire en hypokhâgne pour préparer le concours d'entrée à l'École Normale Supérieure. Muni d'une bourse, il quitta la Martinique pour Paris. Étouffant dans la société coloniale, il vécu ce départ comme une libération.

En sortant de chez le Proviseur de Louis Le Grand où il venait de s'inscrire, il tomba sur un jeune sénégalais élève en Khâgne. Il s'appelait Léopold Sedar Senghor. Une amitié se noua alors qui allait résister à toutes les épreuves de la vie.

« Nous ne nous disputions jamais parce que nous nous aimions profondément et que nous nous sommes formés l'un l'autre » - disait-il plus tard.

Une fois de plus sa scolarité fut parfaite.

Dans son dossier de bourse, le Proviseur écrit simplement : conduite « Très bien », travail « Très bien », aptitudes « Très bien », caractère et moralité « Très bien ». Mais il n'était pas très assidu au cours de philo s'attirant de son professeur cette inscription sur son bulletin de note : « n'a fait que de très courtes apparitions en classe ».

A l'École Normale, sa personnalité ne cessa de s'affirmer. 
Après une leçon sur Marivaux, son professeur eu ce commentaire : « quant à l'élocution, une force de la nature. Bien que, disait-il, il fut enroué, j'ai craint pour les vitres ».

Un autre le définira d'un seul mot : « Poète ! » Un poète qui voulait expliquer La Fontaine en le comparant aux fabulistes africains.

Une question le hantait : Qui suis-je ? Qui sommes-nous dans ce monde de blancs ? Question qui en appelait aussitôt d'autres : Que dois-je faire ? Qu'est-il permis d'espérer ?

Il ne veut pas être comme ces noirs américains qu'il croise à Paris avec leur costume et leur chapeau melon qu'il trouve ridicule. 
Il ne veut pas se déguiser. 
Il ne veut pas jouer la comédie. 
Il ne veut pas non plus raser les murs, se faire tout petit.

Avec son ami Damas le poète guyanais, avec son ami Senghor le poète sénégalais, il invente la négritude, cette quête d'identité, ce ré-enracinement, qui prépare la grande émancipation des peuples colonisés. Il disait « comment mesurer le chemin parcouru si l'on ne sait ni d'où l'on vient ni où l'on veut aller ? »

Le but était fixé. Il le résumerait ainsi en 1956 lors du 1er Congrès international des écrivains et artistes noirs : 
« Nous sommes là pour dire et réclamer : 
Laissez entrer les peuples noirs sur la grande scène de l'Histoire » 
Ce combat allait être le combat de toute sa vie.

Ses études achevées il fut affecté à Fort de France comme professeur de lettres au Lycée Schœlcher. En mai il avait envoyé à son éditeur la première version du « Cahier d'un retour au pays natal » qui fut publié en Août de la même année dans une revue. On était en 1939. Pied de nez du destin : sur le chemin du retour, le paquebot le Bretagne qui l'avait emmené en Martinique fut coulé par un sous-marin allemand.

Commencèrent alors des années sombres. Sous l'emprise de Vichy, le régime colonial se durcit. Dans les Antilles, la Résistance que l'on appelle là-bas « la dissidence », fut magnifique et la France Libre y trouva ses combattants parmi les plus déterminés et les plus courageux dont beaucoup allaient mourir au Mont Cassin, sur les plages de Provence, à Royan ou sur les bords du Rhin.

A la tyrannie, Césaire opposa la poésie. Il la fit entrer en dissidence. Avec sa femme Suzanne et quelques amis commença alors l'aventure de « Tropiques » et ce commencement se fit par ces mots inoubliables : 
« Où que nous regardions, l'ombre gagne. 
L'un après l'autre les foyers s'éteignent. 
Le cercle d'ombre se resserre, parmi des cris d'hommes et des hurlements de fauves. Pourtant, nous sommes de ceux qui disent « non » à l'ombre. Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. »

En 1941, André Breton de passage en Martinique ouvrit un numéro de la revue « je n'en croyais pas mes yeux raconta-t-il plus tard : mais ce qui était dit là, c'était ce qu'il fallait dire, non seulement du mieux mais du plus haut qu'on pût le dire ».

En Mai 43 la censure s'abattit sur « Tropiques » qui cessa de paraître. Mais en juin la Martinique se soulevait. 
Le 2 juillet sa libération était achevée. 
Le 14 elle rejoignait la France Libre. 
En 1944, Aimé Césaire se rendit à Haïti. Il garda un souvenir inoubliable de sa visite dans cette île magnifique qui avait aboli le colonialisme et l'esclavage 140 ans plus tôt. 
Après, commença une autre vie. A celle du poète vinrent se superposer celle du maire et du député, lui imposant un incessant aller-retour entre la poésie et la politique, entre l'absolu et le relatif, entre l'imaginaire et la réalité. La politique, il y est venu presque par hasard. Mais il se sentit toujours comptable de l'espérance que les Martiniquais avaient placée en lui. Il ne voulut pas la décevoir.

Le plus beau combat de cette vie politique, celui peut-être où il a été le plus grand fut le combat qu'il engagea et qu'il gagna pour la départementalisation.

Lui qui avait tant combattu l'idée d'assimilation, mit le mot départementalisation à la place et en fit l'instrument de la décolonisation qu'il appelait de toutes ses forces. 
Le peuple martiniquais ne voulait pas l'indépendance, il voulait l'égalité des droits. Il le comprit. 
Il disait « on ne fait pas le bonheur d'un peuple malgré lui, on ne choisit pas pour un peuple, on peut faire mûrir l'idée dans un peuple mais en définitive c'est le peuple qui doit choisir ». Il disait aussi « une Nation n'est pas une invention, c'est un mûrissement ».

Grand, il le fut en 1950 lorsqu'il jeta à la face du monde les mots terribles du discours sur le colonialisme : 
« Chaque fois qu'il y a au Vietnam une tête coupée et un œil crevé et qu'en France on accepte, une fillette violée et qu'en France on accepte, un Malgache supplicié et qu'en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s'opère, une gangrène qui s'installe, un foyer d'infection qui s'étend... »

Grand, il le fut en 1956 lorsqu'il rompit avec le Parti Communiste au moment où les chars de l'Armée Rouge s'apprêtaient à écraser l'insurrection hongroise. Certains se souviennent de la lettre qu'il adressa à Maurice Thorez, Secrétaire Général du Parti Communiste français : « Monsieur le Secrétaire Général, nous ne voulons plus donner à personne délégation de penser pour nous, délégation de chercher pour nous, nous ne pouvons désormais accepter que qui que ce soit se porte fort pour nous ».

Reprenant sa liberté de penser, d'écrire, d'agir, il fonda le Parti Progressiste Martiniquais dont il ne cesserait dès lors d'être l'âme jusqu'à la fin de sa vie.

Grand, cet homme de gauche qui ne voulait être prisonnier d'aucun parti, pas même du sien, il le fut quand il choisit en 1958 de dire « oui » à la Constitution de la Vème République.

A Malraux, venu défendre le « oui » à la Martinique, il déclara « je salue en votre personne la grande nation française à laquelle nous sommes passionnément attachés ».

Comme toujours, c'était son cœur qui parlait car Césaire le Martiniquais aimait la France.

La France qu'il aimait c'était celle dont Malraux disait qu'elle est toujours plus grande lorsqu'elle l'est pour les autres que lorsqu'elle l'est pour elle-même. 
C'était celle de l'Abbé Grégoire et de Schoelcher. C'était celle de la Révolution et des droits de l'Homme, celle qui avait jeté au milieu des peuples les beaux mots de liberté, d'égalité et de fraternité. Celle qui avait dit à tous les peuples « désormais le bonheur est une idée neuve ».

A aucun moment de sa vie, il ne parla contre la France. Mais il dressa sans cesse la meilleure part d'elle-même contre tout ce qui en elle menaçait à ses yeux de l'avilir.

Au censeur de Vichy qui avait décidé d'interdire « Tropiques » et qui jugeait ses auteurs « racistes », « sectaires », « révolutionnaires », « ingrats traîtres à la patrie », « empoisonneurs d'âme », il avait répondu : 
« Empoisonneur d'âme » comme Racine 
« Ingrats et traîtres à la Patrie » comme Zola 
« Révolutionnaires » comme Hugo 
« Sectaires » comme Rimbaud et Lautréamont 
« Racistes », oui, du racisme de Toussaint Louverture 
contre celui de Drumont et de Hitler »

A vrai dire, il n'a jamais cessé de pousser la France à faire son examen de conscience.

Qu'a fait l'enfant de l'école républicaine, l'élève exemplaire qui illustra si bien ce mérite que les républicains de jadis avaient placé au cœur même de l'égalité, sinon nous demander des comptes sur notre manière de tenir les promesses faites au nom de la République ?

Il rejetait l'assimilation quand elle se confondait avec ce qu'il appelait « un génocide culturel ». Comment ne pas l'entendre ? 
Car s'il y eut jadis une assimilation de combat comme il y eut une laïcité de combat, l'idéal de la République ne peut pas être la négation des identités singulières. Cet idéal ne peut être que l'enrichissement de ces identités par la prise en partage d'une histoire, d'une culture, de valeurs qui viennent s'ajouter et non remplacer ce que chacun a hérité de sa propre histoire.

Ne nous querellons plus sur les mots : cet idéal, Aimé Césaire, si profondément Martiniquais et si profondément Français en même temps, en fut la plus belle incarnation.

Il ne voulut pas l'indépendance dont les Martiniquais ne voulaient pas et dont il savait qu'elle serait un déchirement et peut-être même une tragédie. Mais il voulait que l'on reconnût le droit à l'indépendance du peuple martiniquais parce que pour lui la Martinique, ancienne colonie peuplée de descendants d'esclaves, n'était pas une province comme les autres. Elle était ce pays qui pendant des siècles avait crié de douleur. Comment ne pas le comprendre ?

Chez ce poète qui écrivait en français des poèmes antillais qui s'adressaient à tous les hommes, 
nulle revendication communautariste, 
nulle tentation de l'entre soi, 
nul désir de séparatisme, 
nulle demande non plus de réparation car pour lui le crime était irréparable. Et il disait : « devant l'Histoire il ne faut pas seulement dire « victime, victime ! » mais choisir son destin » - Question de dignité. 
Mais il voulait que la décolonisation devienne une réalité dans les faits et dans les têtes.

Il voulait l'égalité réelle des droits. 
Mais il voulait que la Martinique cessât d'être seulement consommatrice pour devenir productrice. Il voulait que les Martiniquais puissent vivre de leur travail et non de l'assistance -- Question de dignité. 
Et il souhaitait que la République « une et indivisible » fît en son sein une place particulière à la destinée de ce peuple déraciné, transplanté et meurtri par l'Histoire.

Il réclamait qu'on lui reconnût cette dignité d'avoir enfin le droit après des siècles de servitude de choisir librement de rester Française -- Question toujours de dignité. 
Que voulait-il au fond sinon que la Nation soit réellement un plébiscite de chaque jour ? 
Que demandait-il sinon que la République prît en compte la complexité humaine comme il le faisait lui-même ?

A propos du créole il disait : « le créole c'est le français appréhendé par des oreilles africaines ».

Il racontait l'histoire suivante : un jour, visitant une école il rencontra une femme et il lui dit : 
« On va enseigner le créole à l'école. Êtes-vous contente ? » Et elle lui répondit : « Moi contente ? Non parce que si j'envoie mon enfant à l'école ce n'est pas pour lui apprendre le créole, mais le français. Le créole c'est moi qui le lui enseigne, et chez moi ». Il en fit le commentaire suivant : « Il y avait une part de vérité. Nous sommes des gens complexes, à la fois ceci et cela. Il ne s'agit pas de nous couper d'une part de nous-mêmes ».

Et dans un avion entre Genève et Paris, il était capable, lui le chantre de la négritude, de faire la leçon à une hôtesse qui lui parlait en anglais au lieu de lui parler en français.

Senghor avait dit « nous sommes des métis culturels ». 
La négritude n'était pas une table rase mais un retour à la source.

Que demandait-il au fond sinon que la République cessât de confondre unité et uniformité et qu'à tous ses grands principes elle joignît toujours celui du respect ? « Respectez-moi -- A ce moment-là nous sommes frères -- Voici la fraternité ». Comment rester sourd à cet appel à être les plus fidèles possibles à nous-mêmes ?

Par delà la mort, sa voix puissante nous parle encore. 
Pour combien de temps ?

La parole politique, comme toutes les paroles politiques finira par s'éteindre avec le souvenir des combats anciens. Sauf le discours sur le colonialisme qui n'est pas un discours politique mais une leçon de morale.

La poésie, elle, restera éternellement vivante.

« Aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, le poète, a-t-il dit un jour, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance. »

Il trouva les mots de passe de cette connivence et de cette puissance.

Et dans ce chant où un morceau de lumière descend la source d'un regard, 
où le soleil et la lune s'entrechoquent, 
où le sol est de chair rouge et le ciel de chair ardente, 
où des oiseaux cognent leur tête au plafond du soleil, des astres et des rêves, 
dans la nuit africaine peuplée de grands arbres sacrés et de plantes aux noms mystérieux, 
hantée par le souvenir de peurs ancestrales, 
déchirée par les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, et le bruit de ceux qu'on jette à la mer, 
aux confins du rêve et du réel, du jour et de la nuit, où se tiennent des rois de tragédie qui nous parlent la langue de Shakespeare et d'Eschyle, 
chacun peut reconnaître la voix mystérieuse avec laquelle les poètes savent parler à la conscience des hommes.

Ces mots posés sur le malheur, ces mots posés sur le mystère, ces mots qui ont rendu à une partie de l'humanité l'identité qu'on lui avait arrachée et la dignité qu'on lui refusait et lui ont permis de vivre debout et libre, ces mots sont écrits en Français par un poète martiniquais.

La France ne peut être fidèle à elle-même qu'en répondant à leur appel. C'est la promesse qu'elle se fait aujourd'hui à elle-même en inscrivant le nom d'Aimé Césaire sur les murs du Panthéon à côté de ceux de l'Abbé Grégoire et de Schoelcher.

Et en lisant son nom, chacun en tendant l'oreille entendra peut-être murmurer sous la voûte ces paroles lourdes de sens :

« debout dans la cale 
debout dans les cabines 
debout sur le pont 
debout dans le vent 
debout dans le sang 
debout et libre »


P060411_17.360001
Le Président Nicolas Sarkozy

P060411_17.370001
P060411_17.060001
P060411_17.070001
Photo 569
Photo 570
Photo 589
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 572
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 573
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 574
Photo 575
Aimé Césaire

Photo 577

Aimé Césaire

Photo 578
À l'interieur du Panthéon

Photo 579
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 582
Photo 589
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 587
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 588
Le Président Nicolas Sarkozy

Photo 585
Photo 595
Photo 597
Photo 600
Photo 598




 

Débat laïcité : la sombre intervention d’un élu UMP sur ses quartiers                              

Le maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), Xavier Lemoine, a fait état mardi, lors du débat de son parti sur la laïcité, de multiples pressions exercées sur des habitants de sa ville au regard de l’islam, parlant de goûters "piétinés" lors du ramadam et de mères de familles obligées de porter le voile.

Lors de son intervention, applaudie à plusieurs reprises, M. Lemoine a dit qu’il était "urgent" d’"apaiser la désespérance et l’exaspération des populations qui se sentent étrangères chez elles".

"Je voudrais avoir des populations qui soient libres et qui ne soient pas dans un combat entre le +je+ et le +nous+, c’est-à-dire lorsqu’elles sont loin du regard de la cité, c’est le +je+ qui s’exprime, on voit des personnes qui s’épanouissent totalement (…) et dès lors qu’elles reviennent dans la cité, c’est le +nous+ qui reprend", a poursuivi le maire de cette commune voisine de Clichy-sous-Bois.

"Je voudrais qu’on n’aille pas fouiller dans les poubelles des personnes pour aller vérifier quelle est leur alimentation", a-t-il ajouté, faisant allusion au halal déjà utilisée par Marine Le Pen.

"J’aimerais que dans les écoles, au moment du ramadam, ceux qui souhaitent le respecter puissent le respecter et ceux qui ne le font pas (…) puissent sortir tranquillement à quatre heures et demie un goûter sans que celui-ci ne soit piétiné", a-t-il dit.

"Je voudrais qu’on ne fasse pas les cages d’escaliers trois par trois pour demander aux mamans de mettre le foulard et aux papas d’aller à la mosquée", a-t-il continué, se livrant à une description qui a tranché avec l’ambiance générale du débat.

"Et lorsque j’emmène des cars entiers de mamans" en excursion, "on voit la moitié du car (…) retirer le foulard", a-t-il encore dit, affirmant que ces mères lui disaient que le port du voile, "ce n’est pas par conviction, c’est pour vivre tranquillement".

Il y a plusieurs mois, Xavier Lemoine, qui est aussi membre du Parti Chrétien-démocrate de Christine Boutin, s’était déclaré sur Radio Courtoisie — comme le député UMP Christian Vanneste — favorable à une alliance, à terme et sous conditions, avec le Front national.

"Dès lors qu’ils auront quitté les outrances qui ont rendu ce parti infréquentable", a-t-il reprécisé à l’AFP mardi.

Le patron de l’UMP, Jean-François Copé, a estimé que "ce témoignage-là est aussi la réalité de la France d’aujourd’hui" et que "c’est notre responsabilité, à l’UMP, de dire les choses", mais qu’il faut aussi "y répondre".

 

 


HOMMAGE à MONSIEUR AIME CESAIRE AU PANTHEON: QUELLE HONTE DE LA PART DE l'U.M.P !

Hommage à Aimé Césaire AU Panthéon: quel foutage de gueule de la part de l' U.M.P !!! Plusieurs personnes ont reçu un SMS ou un mail de leur fédération départementale, leur affirmant qu'ils étaient "invités par Mr N. SARKOZY, qu'il serait honoré de leurs présences. Sauf, qu'une fois sur place, ces pauvres gens (des personnes d'un certain age!)(dont moi), sous le soleil, attendent dans la "certitude" de rentrer au panthéon,pour assister à cet hommage,  on leur annonce:"qu'ils doivent rester dehors" et que ce n'est qu'un comité d'accueil pour le président !! quelle honte...Ce n'est comme cela qu'on reformera une "armée" pour gagner de nouveaux les présidentielles en Avril et Mai 2011 !

Jean-Pierre Renard

 


  9ème Salon du livre Policier de Neuilly-Plaisance

     J'ai participé, samedi dernier au vernissage du 9ème Salon du livre policier à Neuilly-Plaisance. J'y ai retrouvé de nombreuses connaissances (dont:des nombreux élus et personnes de la ville que j'ai connu lors de mon passage pendant plus 20 mois, Roger et Yvonne Huet. Le Sénateur/Maire UMP local: Christian Demuynck...). L'invité d'honneur était le Président du Conseil Constitutionnel et ancien Président de l'Assemblée Nationale: Jean-Louis Debré (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Debr%C3%A9), pour son 7ème roman policier: "Jeux de haine" chez Fayard. Il y avait la grande écrivain anglaise: Anne Perry (http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Perry). J'ai encore démontré que je n'étais pas tout à fait mort !...

P020411_12.310002
Jean-Pierre Renard; Roger Huet (Conseiller Municipal et Conseiller Communautaire UMP de Tremblay en France) et son épouse: Yvonne.

P020411_12.020001
Jean-Louis Debré

P020411_11.360001
Christian Demuynck

Photo 488
Anne Perry

Photo 496
Anne Perry

Photo 499
Jean-Louis Debré

Photo 502
Jean-Louis Debré

Photo 505
La voiture de Colombo

Photo 506
La voiture de Colombo



Saint Jean Baptiste de La Salle

 

Aîné de dix enfants, Jean-Baptiste de la Salle est né à Reims en 1651 dans une famille illustre. Il fait de brillantes études dans sa ville natale et manifeste très jeune un goût prononcé pour la lecture de la vie des saints. Il reçoit la tonsure à onze ans et à seize devient chanoine. Il part ensuite à Paris pour étudier la théologie en Sorbonne et est admis au séminaire Saint-Sulpice.

A l’âge de vingt ans, en 1671, il perd sa mère et son père l’année suivante. Devenu ainsi chargé de famille, il est obligé de revenir à Reims et quitte le séminaire parisien de Saint-Sulpice dix-huit mois après être entré. Il est ordonné prêtre en 1678 et devient docteur en théologie.

En 1679, il rencontre le maître d’école Adrien Nyel et cette rencontre marquera le grand tournant de sa vie. Frappé par l’abandon des enfants pauvres spécialement dans les villes, il constitue en 1681 un groupe de maîtres qu’il loge chez lui dont certains se lient par des vœux à une œuvre d’éducation et d’enseignement. C’est l’amorce de ce qui sera fondé officiellement en 1684 sous le nom d’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes qui constitue la première congrégation non cléricale de frères enseignants de l’histoire de l’Eglise. Beaucoup d’épreuves marqueront les quarante années que Jean-Baptiste de La Salle consacrera à cette fondation et même des persécutions : on ne veut pas toujours admettre ses méthodes d’enseignement, nouvelles pour l’époque, ni accepter l’exigence qu’il introduit dans l’éducation. Il crée les humanités populaires, des cours pour ouvriers et pose les bases de l’enseignement moderne devenant ainsi selon le mot de son plus récent biographe, « l’instituteur des instituteurs ».

         Après avoir multiplié les fondations dans toute la France, Jean-Baptiste de La Salle meurt le Vendredi Saint 7 avril 1719 au prieuré de Saint-Yon, près de Rouen, où étaient formés les Frères. Il est béatifié en 1888, canonisé en 1900 par saint Pie X et qualifié à cette occasion de « patron céleste des éducateurs ». Sur les 40 000 frères enseignants que l’on dénombre aujourd’hui dans le monde, 10 000 sont des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Si vous pensez en saisons, semez des céréales,

Si vous pensez en années, plantez des arbres,

Si vous pensez en siècles, éduquez vos enfants.

Proverbe chimois.

 

Saint Jean-Baptiste m’a beaucoup aidée. Toutes les difficultés se sont aplanies au fur et à mesure par celui qui prêchait la confiance, l’abandon à la Providence, aux maîtres de ses écoles.

Association des Bannières 2000 Tome I p. 384

PRIERE

O saint Jean-Baptiste de La Salle. Apôtre de la Jeunesse et Patron des Educateurs, nous recourons à votre puissante protection.

Une multitude d’enfants, crées pour aimer et servir Dieu, grandissent sans même le connaître et vont grossir la foule des indifférents et des athées.

Daignez supplier le Tout-Puissant de susciter de nombreux Maîtres chrétiens qui, tout en préparant l’avenir humain de leurs élèves, fassent d’eux des chrétiens aux convictions solides et fidèles à tous leurs devoirs.

Obtenez aux écoles chrétiennes de réaliser pleinement l’idéal que vous avez conçu

pour elles : qu’elles forment de plus en plus des citoyens dévoués, chrétiens convaincus, des militants ardents ; qu’elles donnent à l’Eglise des prêtres, des Sœurs et des Frères enseignants, des missionnaires, des apôtres, des saints. Ainsi soit-il. Imprimatur Paris le 9 avril 1953 M. Potevin, Vic.gén.

Litanies de Saint Jean-Baptiste de la Salle – Fête le 7 avril

Né à Reims (Marne) en 1651, chanoine de Reims, fondateur des frères des Ecoles Chrétiennes. Mort  à Rouen (Seine-Maritime) en 1719, il est le patron des éducateurs chrétiens.

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, écoutez-nous. (bis)

Jésus-Christ, exaucez-nous. (bis)

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous. 

Grand saint Joseph, chaste époux de la Vierge Mère, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste de la Salle, fondateur de l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes,

Saint Jean-Baptiste, suscité de Dieu pour procurer l’éducation chrétienne à la jeunesse,

Saint Jean-Baptiste, modèle des enfants dès votre jeune âge,

Saint Jean-Baptiste, servant la messe avec une piété angélique,

Saint Jean-Baptiste, qui, dès l’enfance, vous êtes voué au Seigneur,

Saint Jean-Baptiste, sanctifiant vos études,

Saint Jean-Baptiste, dévot serviteur de la très sainte Vierge Marie et de saint Joseph, son virginal époux,

Saint Jean-Baptiste, ornement du Chapitre de Reims,

Saint Jean-Baptiste, admirable par votre esprit de foi,

Saint Jean-Baptiste, animé d’une confiance sans bornes en Dieu,

Saint Jean-Baptiste, embrasé du pur amour de Dieu,

Saint Jean-Baptiste, rempli de charité pour le prochain,

Saint Jean-Baptiste, célébrant le saint Sacrifice avec des ardeurs séraphiques,

Saint Jean-Baptiste, dévoré du zèle du salut des âmes,

Saint Jean-Baptiste, amant de l’humilité et de la pauvreté évangéliques,

Saint Jean-Baptiste, abdiquant les honneurs du canonicat pour servir les pauvres,

Saint Jean-Baptiste, distribuant vos biens aux indigents,

Saint Jean-Baptiste, fondateur des écoles gratuites,

Saint Jean-Baptiste, docteur en théologie, faisant l’école aux enfants pauvres,

Saint Jean-Baptiste, formant vos disciples à l’enseignement des pauvres,

Saint Jean-Baptiste, attaqué par des maîtres rivaux,

Saint Jean-Baptiste, abreuvé d’outrages et d’ignominies,

Saint Jean-Baptiste, persécuté par les jansénistes,

Saint Jean-Baptiste, persécuté même par les justes,

Saint Jean-Baptiste, calomnié, déposé,

Saint Jean-Baptiste, adversaire de l’hérésie,

Saint Jean-Baptiste, vous glorifiant du titre du « prêtre romain »

Saint Jean-Baptiste, héros de la pénitence,

Saint Jean-Baptiste, martyr par vos macérations,

Saint Jean-Baptiste, accusé faussement jusque sur votre lit de mort,

Saint Jean-Baptiste, souffrant tout en silence,

Saint Jean-Baptiste, surabondant de joie dans vos souffrances,

Saint Jean-Baptiste, adorant en tout événement la volonté de Dieu,

Saint Jean-Baptiste, acceptant l’adversité par ces paroles : « Dieu soit béni »,

Saint Jean-Baptiste, glorifié par des miracles,

Saint Jean-Baptiste, élevé aux honneurs des autels,

Saint Jean-Baptiste, législateur des écoles élémentaires,

Saint Jean-Baptiste, créateur des écoles normales et des pensionnats,

Saint Jean-Baptiste, patron des écoliers,

Saint Jean-Baptiste, guide sacré des maîtres chrétiens,

Saint Jean-Baptiste, travaillant quarante années pour fonder votre congrégation,

Saint Jean-Baptiste, père d’une armée de maîtres religieux,

Saint Jean-Baptiste, qui par vos disciples, avez conduit des millions d’âmes dans les voies du salut,

Saint Jean-Baptiste, qui brillez dans les splendeurs éternelles,

Saint Jean-Baptiste, protecteur de l’enfance chrétienne et des maîtres chrétiens,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V. Priez pour nous, saint Jean-Baptiste de La Salle.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ...

Prions

O Dieu, qui, pour donner l’éducation chrétienne aux pauvres, et pour affermir la jeunesse dans la voie du salut, avez suscité saint Jean-Baptiste, votre confesseur, et formé par lui, dans l’Eglise, une nouvelle famille religieuse, daignez nous accorder, par l’efficacité de son intercession et de ses exemples, qu’embrasés de zèle pour votre gloire et le salut des âmes, nous puissions, comme lui, être un jour couronnés dans le Ciel. Ainsi soit-il.

« Nous instituons et proclamons le Confesseur saint Jean-Baptiste de La Salle, Patron spécial au Ciel, près de Dieu, de tous les éducateurs de l’Enfance et de la Jeunesse… »

(Extrait du Bref Pontifical de S.S. le Pape Pie XII – 15 mai 1950)

 



Le Secrétaire Général
 
   
   

 

Chère Amie, Cher Ami,

Vous trouverez ci-joint un dossier « argu-flash » dénonçant point par point le projet du PS et ses mesures d’un autre siècle.

Après des mois de suspense et des années sans faire la moindre proposition, le PS montre une fois de plus son incapacité à être un parti de gouvernement en présentant une vulgaire copie des mesures de l’ère Jospin.

Visiblement, le PS ne retient pas les leçons du passé et nous sert à nouveau un projet sans vision, sans courage et sans aucune réforme structurelle.

J’ai besoin de vous, pour qu’ensemble, nous dénoncions avec force et détermination l’imposture des socialistes et l'impasse dans laquelle ils veulent conduire notre pays.


Je vous prie d’agréer, Chère Amie, Cher Ami, l’expression de ma sincère amitié

Jean-François COPÉ

 


Séance des Questions au Gouvernement

Mardi 5 Avril 2010

Question posée par

 Monsieur Eric RAOULT (Député de la Seine-Saint-Denis)

 au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Violence à Noisy-le-Sec

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Ministre,

Mes chers Collègues,

 

Ma question s’adresse au Ministre de la justice, Garde des Sceaux.

Monsieur le Ministre,

Noisy-le-Sec est une commune de Seine-Saint-Denis connue pour être un nœud ferroviaire. C'est une ville populaire, qui est maintenant sous le regard de l’actualité pour un drame de violence quotidienne dans les quartiers, pourtant venu des cités d'alentour. Tout simplement, car il y a un tunnel souterrain sous la gare.

Haroun, un jeune de 19 ans a été quasiment lynché par un groupe d’une dizaine adolescents d’une cité voisine, pour une « histoire de filles ».

Le nouveau Maire de cette ville Laurent RIVOIRE, comme Claude CAPILLON, son Collègue de Rosny Sous Bois, se sont rendus immédiatement sur place, avec le Préfet Christian LAMBERT. Le Ministre de l’Intérieur est aussi venu pour manifester son émotion, sa solidarité mais surtout sa détermination pour retrouver les coupables.

Au nom des élus de ce département, du moins ceux qui ne banalisent pas la violence, sous le vocable de révolte sociale, je veux tout d’abord féliciter les services de police pour leur efficacité et leur célérité.

En effet, il n'a fallu que 48h pour obtenir les premières arrestations.

Monsieur le Ministre de l’Intérieur, tenez bon ! Votre bon sens est compris, même s'il fait réagir les bonnes âmes des beaux quartiers, les gens modestes des quartiers populaires, eux, vous donnent raison ! Si la Gauche vous prend pour cible, vous êtes pour nous un porte voix.

Malheureusement, la Seine-Saint-Denis n’en est pas à son premier drame.

Monsieur le Garde des Sceaux,

C’est vous que je souhaite interroger pour connaître les moyens juridiques que vous comptez mettre en œuvre pour régler le dossier dans ces quartiers de ces bandes violentes, dans le cadre global et urgent du traitement de la justice des mineurs.

Comment comptez vous sécuriser nos collectivités par le développement de la vidéo protection, et, éventuellement, contraindre les municipalités de Gauche réticentes à cette installation, notamment en Seine Saint Denis ? 

Monsieur le Ministre,

Hier sur RTL,  Mamadou Thiam, le père d’Haroun rappelait «  les personnes comme elles, si j’étais juge, elles resteraient en prison à vie. Ce sont des criminels, il faut les punir ! »

Monsieur le Garde des Sceaux, comment comptez vous répondre au père d’Haroun ?

Je vous remercie.