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Discours de Martine AUBRY à La Rochelle : plus agressif qu’offensif !

Plus agressif qu’offensif, un retour de congés à bras raccourcis qui veut faire oublier que quand les socialistes étaient en vacances, le Gouvernement était au travail, face à l’insécurité.

le PS réclame la patience jusqu’au 2 Octobre, les victimes apprécieront le discours de Martine AUBRY, qui était attendu offensif, il n’aura été qu’agressif et simpliste, fait d’un aveuglement réducteur, où toute la violence en France   serait de la faute du Président.

Ayant disparu de tous les radars pendant l’été, la Première Secrétaire ne veut plus surveiller Dominique et Ségolène, elle préfère les oublier en tapant à bras raccourcis sur le Chef de l’Etat.

Madame AUBRY veut faire oublier que les Socialistes ont troqué leur chaise longue contre les micros. Quand ils sont en vacances, il ne faut pas les déranger, la Gauche est en congés, le Gouvernement est lui au travail.

Les socialistes sont surtout dans le double langage : les Maires PS réclament des expulsions au nom de la population, la patronne du PS proclame leur interdiction au nom de la rue de Solferino !

A croire que Madame AUBRY  a perdu la mémoire : peux elle assurer que durant son passage au Gouvernement, il n’y eu pas d’expulsions de camps de ROM ?

Le PS n’est pas prêt, car il n’est pas responsable ni raisonnable de réclamer la patience jusqu’au 2 Octobre prochain pour présenter ses propositions contre l’insécurité.

AUBRY hier, c’était les 35h, AUBRY aujourd’hui, n’est pas encore au point. Hier, c’était la Gauche caviar, aujourd’hui, c’est la Gauche vinaigre !

Eric RAOULT

Ancien Ministre

Député Maire UMP du Raincy en Seine Saint Denis

Le Dimanche 29 Août 2010


Photo: AP © 2010 - Yousef Allan

ISRAEL / JORDANIE


Le roi Abdallah de Jordanie a déclaré a la 1ère chaîne de télévision israélienne que sa dernière rencontre avec le Premier ministre Netanyahou a eu lieu dans une atmosphère sincère dans laquelle ils ont échangé leurs vues pour l'avenir. Il a noté que le défi est maintenant de passer des paroles à l'action, et que si cela se produisait, les relations entre Israël et la Jordanie s'amélioreraient.


Communiqué de Michel SANDOZ Vice-président de l'ANANS‏

Michel Sandoz   Août 2010
Chère amie, cher ami,
Permettez-moi, par la présente, en ma qualité de Vice-président National de l’ANANS (Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy), de solliciter votre attention à l’horizon de l’enjeu majeur qui nous attend en 2012 ainsi que de la situation de  l’ANANS, si toutefois notre Président Nicolas Sarkozy décidait de se représenter pour un second mandat.
 
Depuis 2005, l’ANANS a consisté à mobiliser toutes les sensibilités d’opinion sur la candidature de Nicolas Sarkozy et sur son programme présidentiel.
 
C’est dans cette optique que l’ANANS est parvenue à fédérer celles et ceux qui se reconnaissaient de son projet de réforme et de modernisation de la France. Convaincus, à l’observation de bon nombre de personnalités d’exception de la vie politique française, que Nicolas Sarkozy incarnait l’unique homme d’état du moment le mieux à même pour présider aux destinées de notre pays pour accomplir l’œuvre de réforme et de modernisation dont la France avait besoin à plus d’un titre.
 
En mai 2007, le verdict des urnes fut sans appel et la liesse populaire à son comble…
 
Bien que l’ANANS a su mobiliser entre 2005 et 2007 (+ de 7000 membres) et, par voie de conséquence, à pu se rendre utile au service de votre projet pour la France, a contrario, depuis 2007 l’ANANS faute d’anticipation suffisante en matière d’organisation, de management et d’accompagnement des nouvelles réalités post campagne, l’ANANS n’a pas su s’adapter, se renouveler, se démocratiser et se moderniser… D’où une hémorragie incontestable (- de 800 membres fin 2009)
 
L’ANANS Nationale regroupe en son sein des éléments jeunes et moins jeunes aux potentialités multiples. Tous prêts à s’investir, à mutualiser leurs talents et à mettre leurs compétences au service de la campagne de 2012.
Par ailleurs, comme vous le savez, nous disposons suffisamment de cadres remarquables aux conceptions politiques modernes d’avant-gardes et tout à fait disponibles pour œuvrer à une ANANS forte, déterminée dans ses convictions et fidèle au chef de l’Etat à toutes épreuves en accord avec la finalité des objectifs, à savoir la rationalisation d’un mode d’organisation décentralisé, d’un fonctionnement démocratique et d’un management global soucieux de la notion de représentativité et de participation du plus grand nombre sans exclusive.
 
A l’aube de 2012… nous sommes en mesure de nous donner les moyens d’une large mobilisation nationale pour répondre présent le moment venu à l’appel… L’ANANS ne saurait manquer ce grand rendez-vous historique à venir... ! Il ne saurait en être autrement.
 
En 2010, la plupart des cadres nationaux et locaux de l’ANANS considèrent que les engagements et les promesses de Nicolas Sarkozy ont été tenus au-delà de leurs espérances…
 
En effet, la France a globalement changé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
 
En France
Les institutions des régimes spéciaux, représentativité des syndicats, service minimum, fusion ANPE/UNEDIC, autonomie des universités, réformes et modernisation de l’Etat, suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publique, renforcement de la politique pénale, RSA, politique du logement et de l’accès des français et leur famille à la propriété...
 
A l’international
Le leadership de Nicolas Sarkozy au nom de la France fait autorité sur la scène internationale : naissance du G20, sommets de Washington, de Londres et New York axés sur une redéfinition des règles du système capitaliste mondial…, Retour de la France au centre des décisions opérationnelles de l’OTAN (super commandement militaire aux côtés des Etats-Unis d’Amérique), retour en force de la France au sein de l’Union Europe, Résolution du conflit entre la Géorgie et la Russie de l’Union Européenne sous la Présidence Nicolas Sarkozy au nom de la France, Ratification effective du Traité de Lisbonne, engagement volontariste pour une réforme des institutions de l’Union, synonyme de plus d’intégration, d’harmonisation et d’Europe politique condition sine qua non avant toute poursuite de la politique d’élargissement …
 
Toutes ces actions doivent incontestablement porter crédit à Nicolas Sarkozy face aux problèmes de la France marqués par quatre décennies de crise de langueur économiques en l’absence de réformes structurelles de fond, faute de volonté et d’audace politique par le passé.
 
Face aux enjeux de l’avenir et du rôle de rassembleur que l’ANANS pourrait être amenée à jouer, il m’est apparu normale de porter à votre entière connaissance et appréciation certaines réformes à apporter à notre association avant la fin de l’année pour lui permettre de renouer avec ses valeurs initiales, celles de l’amitié et de la fidélité…
C’est tout le mérite de l’engagement, de la participation et de la contribution de celles et ceux qui ont fait le choix à une période donnée de leur parcours, d’adhérer à l’ANANS.
Propositions:
- Redéfinir les compétences, motivations et disponibilité de chacun. Il s’agit d’optimiser efficacement les atouts potentiels des membres et sympathisants au service des intérêts de l’ANANS pour Nicolas Sarkozy.
 
- Mettre en place une réelle coordination, interconnexion et mieux déterminer la finalité de nos objectifs : coordination et interconnexion entre la direction, les régions, les départements et l’établissement d’une feuille de route à l’adresse de l’ensemble des responsables de l’ANANS.
 
- Restructurer et réguler la communication (support et outils).  En effet, disons-le, depuis un an, la démultiplication de la communication part quelque peu dans tous les sens tel un électron libre ! Notamment, suite à la création de nombreuses pages, blogs et groupes facebook suscitant dans l’esprit d’un grand nombre d’internautes une confusion susceptible de brouiller nos messages ayant tendance à faire doublon avec le site web officiel de l’ANANS


 
- Mettre en place la visioconférence pour établir une intercommunication entre les responsables et les membres.
 
- Donner une autonomie financière et logistique à nos présidents de régions.
 
- L’organisation de débats thématiques par région collant à l’actualité du moment, faisant  l’objet d’une synthèse, d’une publication et diffusion interne et externe si nécessaire.
 
- Rendre l’ANANS plus disponible et plus ouverte conforme à sa vocation initiale en direction des formations politiques de la majorité présidentielle et/ou groupements associatifs ou organisations citoyennes dans le cadre exclusif de l’échéance 2012 (rencontres, réflexions, aides, échanges et confrontation d’idées…)
 
- Une nouvelle  ANANS-JEUNES doit de nouveau voir le jour  afin de permettre à nos jeunes de l’ANANS, de pouvoir à nouveau s’exprimer, se structurer et contribuer efficacement à la campagne de 2012 en partenariat avec les différentes structures jeunes de la majorité présidentielle,
 
- L'élection du poste de président(e) de l'ANANS doit faire l’objet d’une réforme. La fonction en tant que telle est actuellement déterminée par un vote du conseil d'administration composé de 22 membres, l'election du président(e)  par l'ensemble des membres adhérents à jour de cotisation apporterait une touche supplémentaire de démocratie et offrirait une légitimité incontestable au futur élu(e)
 
 
Voici les premières propositions pouvant être rapidement mise en place par la prochaine équipe dirigeante qui, conformément aux statuts en vigueur, doit être élu le plus rapidement possible dans la mesure où le renouvellement des instances est statutairement prévu tous les 3 ans soit en juin 2010 (le mandat de l’actuelle direction est donc arrivé à échéance).
Ce renouvellement na pas eu lieu à la dernière AG de juin 2010.
 
A ce jour aucune date n’a été fixée en vue d’organiser de nouvelles élections internes à l’ANANS.
 
Si aucun changement au sein de l’ANANS ne s’opère, en tant que Vice-président national, je prendrai pleinement mes responsabilités et compterai sur votre soutien pour réfléchir ensemble à une autre forme d’organisation pour aider à la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012.
 
Merci pour votre fidélité et soutien à notre Président Nicolas Sarkozy
 
 
Votre bien dévoué
 
 
Michel Sandoz
 
Vice-président de l’ANANS
Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy


Un compagnon indésirable

Rabbi Lévy Yts’hak de Berditchev n’était alors marié que depuis moins d’un an. Il n’était pas pas encore connu comme étant un Tsaddik, un Juste. Pour autant, quand vint le soir de Sim’hat Torah, les anciens de la synagogue lui attribuèrent l’honneur de la lecture des versets par laquelle commencent les célébrations.

Rabbi Lévy Yts’hak s’approcha donc du pupitre et s’empara du tallith, le châle de prière qui s’y trouvait pour s’en envelopper. Mais il le reposa aussitôt. Pendant quelques instants il sembla en grande agitation intérieure ; puis il reprit le châle pour le reposer aussi vite. Le même manège se reproduisit plusieurs fois encore.
Les fidèles s’impatientaient déjà : quand donc l’office commencerait-il ? On attendait avec une impatience grandissante que le jeune homme se décidât à mettre son châle pour commencer sa lecture. Au lieu de cela, on l’entendit très clairement prononcer ces mots étranges :

- « Puisque tu es un lamdan (un homme versé dans l’étude) et un ‘hassid tu n’as qu’à réciter les versets toi-même ! ».
Sur ce, il s’en retourna à sa place.

Bien sûr, l’assemblée s’interrogeait : quelle était donc cette facétie ? Quant au riche beau-père du jeune homme il ne réfrénait qu’avec difficulté son irritation autant que sa curiosité.
Vint enfin le moment des explications et le gendre raconta :

« Quand je me suis approché du pupitre, que j’ai voulu mettre mon tallith, j’ai senti que le mauvais penchant était auprès de moi, qu’il voulait dire les versets avec moi. Qui est-tu, lui ai-je dit, pour mériter cet honneur ? Il a répondu par une question :

-Et toi qui est-tu ?

-Au moins, je suis un lamdan

-Moi aussi

-Toi un lamdan ? Avec qui as-tu étudié le Talmud ? Moi, je l’ai fait avec tel et tel Maître. Et toi ?

-Moi ? Mais j’étais là avec toi. J’ai donc étudié avec les mêmes Maîtres que toi.

Je le défiais encore :

-Mais je suis un ‘hassid !

-Moi aussi, répondit-il le plus naturellement du monde

-Toi ? Un ‘hassid ? Mais où donc as-tu appris les chemins de la ‘Hassidout. Moi, j’ai passé mon temps auprès de Justes. Et toi où étais-tu alors ?

-Mais enfin, j’étais avec toi. Je t’ai accompagné partout, toujours.

Quand j’ai vu qu’il ne me laisserait pas, qu’il serait là, avec moi, récitant un par un les versets, j’ai posé définitivement mon tallith et je lui ai dit ce que vous avez entendu ! ».

Chabbat chalom !


Photo: AP © 2010 - Lionel Bonaventure

FRANCE / IRAN


Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré que l'échec des négociations sur le nucleaire iranien obligerait les grandes puissances à se réunir pour défendre les États menacés de la région. Sarkozy a ajouté que ''tout le monde sait aujourd'hui les conséquences graves qu'entrainerait une poursuite par l'Iran de son programme nucleaire et une confrontation militaire pourrait alors ne plus être exclu''.




L'occident sur l'étal du ''Bouscher''…

© AFP Bertrand Guay

Samedi 21 août. 36 années après le commencement des travaux, l'Iran ouvre sa première centrale nucléaire. Pour certain c'est une victoire, pour d'autre une catastrophe. Qu'en est-il vraiment ?

  En théorie, le développement nucléaire, s'il est à unique usage civil, est une bonne chose pour un pays, quel qu'il soit. Ce n'est certes pas l'avis des mouvements écologiques mais hormis les plus ancrés à l'idéologie verte, rares sont ceux qui se plaignent de pouvoir bénéficier de l'énergie nucléaire.
Dans le dossier du nucléaire iranien, la complexité réside dans l'ambiguïté entretenue par le président Mahmoud Ahmadinejad. Déclarations belliqueuses, défit permanent aux instances internationales, démonstrations de force à peine voilées… rien ne manque à la panoplie du parfait fauteur de trouble.
Ahmadinejad use et abuse de tous les moyens pour irriter l'Occident. Si ses intentions étaient aussi pures qu'il veut bien le laisser entendre, pourquoi donc se mettre en permanence en conflit avec les grandes puissances ?
Car personne ne songe à interdire l'Iran d'accéder au nucléaire civil. D'ailleurs, dès l'annonce de l'ouverture de la centrale, la France, par la voix de son président est explicite : "Qu'on me comprenne bien : la France est favorable au développement, dans le strict respect des normes internationales, de l'électricité d'origine nucléaire. C'est pourquoi elle salue le démarrage de la centrale de Bouscher dont le combustible est et sera en totalité fourni par la Russie. Le problème est naturellement ailleurs".
Voilà dans la bouche de Nicolas Sarkozy que pointe un autre développement. De quoi parle donc le président français : "Il y aura bientôt un an, à Pittsburgh, avec Barack Obama et Gordon Brown, nous avions révélé l'existence du site nucléaire clandestin que l'Iran construisait pour ses activités proliférantes".
Nous comprenons donc un peu mieux. Ce n'est plus Bouscher qui est au centre de la polémique mais le fameux réacteur de recherche nucléaire de Téhéran. En fait, grâce à l'appui des Russes, les Iraniens ont accès à de l'uranium enrichi à 3,5%. Ce n'est pas suffisant pour les visées du président iranien qui souhaite enrichir lui-même son uranium, histoire de prouver au monde qu'il peut aisément enrichir à 20%, devenant ainsi très dangereux puisqu'en mesure de fabriquer LA bombe.
Ajoutons à ce lancement en fanfare, les derniers essais des missiles longue portée pouvant atteindre des cibles à près de 200 km et vous aurez compris que si ces missiles étaient dotés de têtes nucléaires il y aurait de nombreux pays qui auraient du mouron à se faire.
Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, voici que le chef spirituel du Hezbollah, Hassan Nasrallah, demande à son gouvernement de s'engager lui aussi dans la voie du nucléaire. Une idée qui a aussi germée il y a quelques années dans la tête de la famille Assad en Syrie.
Avec la Jordanie il y a quelques mois et aujourd'hui l'Egypte qui annonce avoir choisi son site pour la construction de sa centrale, la région risque de devenir une véritable cocotte minute prête à exploser. Reste que pour ces deux derniers pays, leurs intentions ne sont officiellement pas belliqueuses et gageons qu'ils s'en tiendront au nucléaire civil.
Mais même si l'on retire de la liste l'Egypte et la Jordanie, nous vous laissons imaginer le risque encouru par l'Occident, et plus particulièrement l'Europe, si l'arc reliant l'Iran au Liban possède les moyens de se doter de l'arme nucléaire.
Et Nicolas Sarkozy l'a bien compris : ''Il est des moments de l'Histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire. (...) Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments. C'est vrai pour l'action de la communauté internationale dans cet arc de crise qui s'étend des frontières du Pakistan aux confins du Sahel, en passant par l'Iran et le Proche-Orient''.
Comme par hasard, nous voyons resurgir les mots de l'ancien président américain George W. Bush que l'opinion internationale a lapidé à la fin de son mandat, le jugeant 'trop guerrier'. Force nous est de constater qu'il semblait plutôt visionnaire par certains côtés.
Aujourd'hui, tout le monde se dit qu'il est peut être déjà trop tard, que rien ne pourra arrêter la machine iranienne. Le monde entier, à l'image de l'ancien ambassadeur américain aux Nation Unies, John Bolton, commence à se dire qu'il n'aurait peut être pas fallu empêcher Israël d'annihiler en son temps les espoirs démoniaques de Mahmoud Ahmadinejad.
Mais tout cela est du passé. L'Histoire est en marche et comme il y a quelques années déjà, la plupart des grands de ce monde n'ont pas cru en la folie meurtrière qu'un seul homme pouvait déclencher. Quelques excuses plus tard, ce n'est plus seulement un peuple qui est en danger mais l'humanité toute entière en passe d'être hachée menue sur l'étal du… Bouscher !

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, aux mains des terroristes du Hamas depuis 1525 jours. Espérons qu'il pourra rapidement retrouver ceux qui l'aiment et qui souffrent de son absence.


Meïr Azoulay


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Sanctions contre les maires‏

cf l'express.fr 17.08.10 à propos des sanctions contre les maires préconisés par Estrosi et mon commentaire publié.

Didier Labaune, conseiller municipal PR-UMP à Saint-Denis 93 dit:

"Christian Estrosi dit tout haut ce que tous les autres pensent tout bas de peur de prendre le moindre risque( toujours ce politiquement correct destructeur). La libre administration des communes doit comprendre des garde-fous! Les textes actuels sont insuffisants! Des dispositifs doivent être mis en place contre les maires qui ne veulent pas "être les partenaires naturels de l'Etat" (comme il est dit dans votre article) notamment sur le sujet de la sécurité!!! Ce n'est tout de même pas de la faute d'Estrosi si, comme par "hasard", les maires de gauche sont les plus concernés! Les tergiversations perpétuelles pour éviter d'installer de la vidéo-surveillance ou une police municipale en effectif suffisant sont une caractéristique "idiologique" de nombre de mairies de gauche!!!" http://saintdenislabauneump.blogspot.com/


Quatre diamants

En été 1996, avec mon ami Rav Mendel Harlig, j’ai utilisé les vacances pour rejoindre l’Armée de Paix du Rabbi : cela consiste à se rendre dans des endroits perdus du globe, là où ne se trouve encore aucun émissaire du Rabbi. Nous avons passé cinq semaines à sillonner l’Irlande, du nord au sud et de l’est à l’ouest. A Dublin, nous avons établi notre base au Orwell Lodge Hotel.
Un jour, l’une des patronnes de l’hôtel – une digne vieille dame catholique – nous demanda : «Etes-vous les jeunes rabbins dont on parle dans un article du The Irish Times ?» Effectivement, le journal local avait parlé de notre visite. Nous y étions décrits comme deux rabbins Loubavitch, originaires de Brooklyn, qui étaient venus pour ramener les Juifs à leurs origines juives. Il était précisé que nous ne cherchions pas à faire du prosélytisme parmi les non-Juifs mais que nous cherchions simplement à offrir à nos frères juifs l’occasion d’apprendre et d’expérimenter le judaïsme. Je confirmai qu’il s’agissait bien de nous.
«Extraordinaire ! dit-elle. J’espère que vous irez voir mon cousin Tony, à Wexford. Sa femme Roselyne est juive ; ils ont trois enfants adorables!»
Elle écrivit leur adresse sur un papier.
- Avez-vous aussi leur numéro de téléphone ?
- Ils n’en ont pas ! répliqua-t-elle avec un sourire. Ils habitent à la campagne et là-bas, les gens n’ont pas le téléphone. Mais ce n’est pas un problème ! Vous avez leur adresse, il vous suffit de sonner à leur porte. Je suis sûre qu’ils seront ravis de vous voir !
Nous avons sauté dans la voiture et sommes partis vers le sud. Nous nous sommes perdus plusieurs fois en route, mais avons finalement atteint notre destination.
La femme qui nous ouvrit la porte resta clouée sur place, totalement stupéfaite. Je ne peux pas lui en vouloir ! Imaginez la scène : deux jeunes rabbins, barbus, avec une Kippa noire avaient atterri comme des extra-terrestres, à l’improviste, dans ce hameau perdu du sud de l’Irlande…
On nous fit asseoir autour de la table. Cette famille avait trois enfants : Rebecca, 22 ans, Aaron 19 ans et Sara 15 ans. Ils se sentaient très juifs, mais n’avaient aucun moyen d’exprimer leur judaïsme dans leur vie quotidienne.
Roselyne était arrivé à Wexford 25 ans plus tôt et, depuis, n’avait pratiquement plus rencontré un seul Juif. Il était cependant curieux de constater que ses enfants ressentaient fortement leur judaïsme malgré cela.
Roselyne et ses enfants profitèrent de notre visite pour nous poser toutes les questions qu’ils avaient eues au fil des années. Mais leur grande question était à notre propos : pourquoi des rabbins comme nous se fatiguaient-ils à leur rendre visite, alors qu’ils n’avaient aucun lien avec une communauté, alors que nous ne les connaissions même pas ?
Je leur expliquai que chaque Juif, quel que soit son lien avec une communauté ou avec la pratique religieuse, possède une âme juive qui est liée à D.ieu, quelles que soient les circonstances. C’est la suite logique d’une alliance qui a été scellée avec D.ieu sur le mont Sinaï il y a plus de 3300 ans et qui n’a jamais cessé. Il nous appartient d’exprimer ce lien dans notre vie quotidienne. Je continuai en expliquant que le Rabbi disait que chaque Juif est comparé à un diamant et c’était pour cela que nous étions venus voir Roselyne et ses enfants.
Nous avons discuté longtemps, amicalement, puis j’eus une idée : «Aaron a-t-il célébré sa Bar Mitsva?»
- Non, répondit Roselyne en souriant, il n’y a pas de Talmud Torah avec des cours pour Bar Mitsva à Wexford !
- Mais nous pouvons la célébrer maintenant ! De fait, l’essentiel de cette cérémonie, c’est de mettre les Téfiline en priant D.ieu et en acceptant son autorité. Aaron peut le faire ici !
Mendy partit chercher ses Téfiline dans la voiture tandis que Rebecca et Sara se précipitaient pour apporter un appareil photo qui garderait éternellement le souvenir de ce moment historique : la première Bar Mitsva célébrée à Wexford ! Qui l’aurait cru ?
Toute la famille était très émue : tout en entourant les lanières autour du bras d’Aaron, je lui expliquai que les sept tours symbolisaient les sept émotions (bonté, sévérité, miséricorde etc…) dont fait preuve chaque âme juive, que mettre les Téfiline signifiait lier son cœur et son cerveau à D.ieu : grâce aux Téfiline, un Juif parvient à unir ses deux composants principaux - son intellect et ses émotions – avec D.ieu afin que tous ensemble, ils puissent Le servir.
Aaron répéta mot-à-mot les versets du Chema avec Mendy. C’est alors que Roselyne éclata en sanglots, suivie par ses filles. Une émotion qui avait été retenue pendant des années se manifestait maintenant ouvertement : Roselyne embrassa longtemps son fils unique tandis que Mendy et moi nous tenions là, immobiles, très émus nous aussi devant la tempête spirituelle qui atteignait cette famille juive : nous avions découvert quatre «diamants» qui brillaient enfin de tous leurs feux.
Nous avons offert à Sara et Rebecca leur propre chandelier et elles s’engagèrent à allumer chaque vendredi après-midi leur bougie de Chabbat avec leur mère qui en allumait deux.
Quand nous sommes partis, toute la famille nous a accompagné jusqu’à la voiture. Je pensais comment, trois heures plus tôt, nous étions des étrangers les uns pour les autres : maintenant nous étions une grande famille…

Rav Yosef Yitzchok Jacobson – Le’haïm
traduit par Feiga Lubecki