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Photo: AP © 2010 - Susan Walsh

FRANCE / USA


Le président français Nicolas Sarkozy a rencontré mardi dans la soirée le président américain Barack Obama à la Maison-Blanche. A l'issue de la réunion, les deux chefs d'Etat ont tenu conjointement une conférence de presse dans laquelle Nicolas Sarkozy garantissait notamment sa "solidarité av ec le président Obama dans la condamnation du processus de colonisation". "Tout le monde sait combien je suis engagé au service de la sécurité d'Israël, mais la colonisation n'amène rien à la sécurité d'Israël" a t'il déclaré. Il affirmait dans la même allocution que "l'absence de paix au Moyen-Orient est un problème pour nous tous, car cela entretient le terrorisme partout dans le monde".


Régionales : funestes triangulaires


Abstention et triangulaires sont les deux boucs émissaires de la contre-performance de l’UMP aux élections régionales.
Ce scrutin ne sera une défaite que si la majorité ne parvient pas à en tirer les leçons. Après le premier tour, s’élevaient les lamentations sur ces deux fléaux traditionnels de la droite. Les concurrents n’étaient pas mieux lotis, leur pensée caduque les enfermant dans des logiques partisanes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les marchandages d’arrière-cuisine sont allés bon train. Le pitoyable spectacle des écologistes, peu soucieux de leurs renoncements sur les programmes mais très préoccupés de leurs “avantages en nature”– une vice-présidence ici, une voiture avec chauffeur là… –, en est un exemple navrant. Les candidats malheureux mettent la faible participation sur le compte de la complexité du scrutin ou de l’incompréhension face aux enjeux. À mes yeux, les causes principales sont le mécontentement et la désillusion. Pourquoi nos concitoyens sont-ils dépités, tant par la majorité que par l’opposition ? Parce qu’ils ont le sentiment de ne pas avoir été entendus lorsqu’ils réclamaient en 2007 un changement profond de politique et de méthode en portant Nicolas Sarkozy à la présidence.
Contrairement aux lois de la perspective, en politique l’image grandit en s’éloignant. Il est indispensable de prendre un peu de recul et de faire la mise au point. Les retraites, la justice, l’Université, le Parlement ont été modernisés en moins de trois ans, pour ne citer que de grands thèmes généraux. Certes, la crise a un peu amoindri la portée de notre action. Mais nous avons su y répondre par des mesures exceptionnelles. Si notre peuple peine à engager sans heurts les réformes de longue haleine, les Français ont une capacité de rebond à nulle autre pareille.
Il doit en être de même face à l’abstention. Puisque nous n’avons pas voulu faire, peu à peu, les efforts de pédagogie en faveur de notre politique, surtout lorsqu’elle est allée à l’encontre des idées reçues et du sectarisme, il nous incombe d’être réactifs et de répondre au mécontentement des Français, qu’ils soient nos électeurs ou non.
Pour cela, il est primordial de revoir notre mode de scrutin, car les partis de gouvernement sont désormais pieds et poings liés, pris en tenaille par les triangulaires. À gauche comme à droite, le chantage sévit. Tractations et surenchères n’aboutissent qu’à des compromis de circonstance ou des alliances contre nature. L’émiettement du scrutin et les triangulaires font perdre les candidats ayant une vocation légitime à gouverner. Il ne faut pas se laisser berner : les formations politiciennes qui provoquent les triangulaires n’ont aucune vocation à prendre les rênes, et leurs dirigeants ne souhaitent en aucune manière avoir des responsabilités. Ces artisans de la défaite sont des professionnels de la contestation. L’opposition est leur éternel fonds de commerce. Pendant ce temps, les élus locaux et les parlementaires doivent choisir pour l’avenir et résoudre des problèmes concrets.
Sortir de l’impasse n’est pas si difficile. Il est nécessaire d’offrir une prime majoritaire ne permettant qu’aux deux listes arrivées en tête du premier tour de se maintenir pour le second. Ainsi, les jeux seront-ils clairs. “Au premier tour on sélectionne, au deuxième on choisit”, dit l’adage. Ainsi résoudrons-nous une grande partie de ce paradoxe français: le désir de faire monter aux oreilles des gouvernants les états d’âme, et, dans un même temps, l’exigence de voir une majorité stable prendre des décisions et gouverner. Les triangulaires sont une menace grave : nous ne pouvons sans cesse être pris entre le marteau et l’enclume.
Choisir, telle est la clé. Assumer la politique que l’on conduit et la rendre lisible.Aucune réforme n’est impossible dans notre pays, à condition de savoir y associer en temps voulu l’ensemble des acteurs et des composantes de la société. Mais pour y parvenir, il faudra terrasser le pire démon de la majorité. Ce spectre ne porte ni le nom d’un parti ni le visage d’un homme. Il réside dans les complexes de la droite, dans cette timidité à affirmer son identité. Nous avons été portés au pouvoir pour mener une politique conforme à nos valeurs. Pas une autre. Pas avec des artifices empruntés à l’adversaire, fût-ce pour le déconcerter; pas avec les partisans d’autres idéologies, fût-ce pour les contredire. Il est temps de nous assumer, et de faire partager nos engagements et nos enthousiasmes, notre patriotisme et notre sens de la liberté fondée sur la responsabilité individuelle. Si nous savons nous souvenir du conseil de Georges Pompidou, selon qui « on ne gagne qu’avec son camp », nous trouverons l’ardeur de nous ressourcer après la défaite.

Olivier DASSAULT




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Les enseignements de la crise grecque...

 

Après la crise financière des subprimes, nous risquons de connaître celle encore plus grave des Etats en faillite. Pour certains, ce n’est pas seulement l’euro mais aussi l’Union européenne qui est en danger. Il est temps de tirer les leçons de la faillite de l’Etat grec.

L’euro est une bonne chose, mais pour être viable, il devrait être le reflet d’économies coordonnées et harmonisées. De plus, à la différence des Etats-Unis, l’Europe ne dispose pas de fond fédéral habilité à injecter des milliards pour rééquilibrer les comptes d’Etats en faillite. Ainsi, depuis l’abandon des monnaies nationales, le rééquilibrage des comptes ne peut plus se faire en douceur par des moyens comme la dévaluation, mais uniquement par la solution brutale des politiques d’austérité drastiques, tel le plan adopté par le gouvernement grec qui fait payer la facture au peuple : gel des retraites, baisse des revenus des employés du public, réduction des primes salariales, augmentation de la TVA et des prix de plusieurs produits, etc. Des sacrifices qui seront contestés par la violence des rues. Car la Grèce est déjà au bord de l’explosion. Il est clair que en attendant que les politiques économiques européennes soient harmonisées, en attendant que l'Europe des 27 ( ou même l'Eurogroupe, pas beaucoup plus harmonisé) devienne une zone économique et monétaire optimale, viable, le dogme actuel de l'euro fort va continuer à faire des dégats. 
« Les Européens vivent tous au-dessus de leurs moyens »
C’est en tout cas ce que craint Jean-Luc Schaffaeuser (*), l’influent et discret conseiller des princes qui avait prévu la crise des subprimes dès 2005, « l’injustice perçue par l’opinion repose sur le constat que les mêmes Etats qui ont dépensé des milliards pour sauver des banques responsables de la crise financière (dont beaucoup auraient dû être sanctionnées), refusent de débourser un euro pour sauver les peuples »… Par ailleurs, la grave erreur est de croire que la crise est terminée ou que la reprise est là. Car « la crise est profonde et structurelle. Les Européens – et pas seulement les Grecs – vivent tous au-dessus de leurs moyens ». Le déficit public français a pris plus de 20 % de plus en trois ans : sur cette lancée, dans quatre ans, la France connaîtra la même tragédie que la Grèce… Au niveau européen, en effet, le problème de fond n’a pas été traité : les déficits publics de plusieurs Etats menacés de faillite sont intenables.
D’après un autre expert iconoclaste, Jean Ewald Kramer (**), haut fonctionnaire international ayant contribué à la création de l’euro, l’exclusion de l’euro des « très mauvais élèves » comme la Grèce permettrait d’éviter le pire. Athènes pourrait régler son problème d’endettement colossal en « adoptant le drachme, dont la parité de change inférieure rendrait les exportations plus compétitives, ce qui « permettrait de rétablir une balance commerciale assez positive pour générer des revenus imposables supplémentaires, lesquels permettraient d’augmenter les recettes fiscales, d’où une réduction de la dette du pays ». D’ailleurs « rien juridiquement ne s’opposerait à ce que la Grèce, Etat souverain, transforme par une loi sa dette en euros en une dette libellée en drachmes », comme le gouvernement français le fit en 1999, en transformant sa dette (libellée en francs) en une dette en euros. Mais cette option est totalement exclue par l’Eurogroupe et la BCE.
Une Europe à géométrie variable
L'euro serait « plus viable s’il prévoyait, grâce à un contrôle strict des banques commerciales par la BCE, de pratiquer autant de politiques monétaires que de pays, selon qu’ils sont en croissance ou en récession, car rien dans le Traité de l’UE ne l’interdit. Pour Kramer, la BCE devrait donc réformer sa politique monétaire, en pratiquant des taux différenciés par groupes d’Etats Membres » présentant des caractéristiques d’homogénéité économique. En conclusion, il semblerait qu’une Europe à géométrie variable ou à plusieurs cercles (ou à cercles concentriques, pour reprendre la célèbre formule de Jacques Delors), serait plus réaliste qu’une Europe unique niant les disparités persistantes sans pouvoir y remédier. En fait, tout le problème de l'Europe actuelle réside dans le fait qu'elle détruit les souverainetés nationales sans créer une réelle souveraineté. Elle détruit les monnaies et donc les politiques budgétaires des Etats membres, mais sans permettre une véritable politique économique et monétaire européenne cohérente et efficace. La Banque centrale européenne prétend justifier son dogme de l'Euro fort et du non-interventionnisme "fédéral" en prenant l'exemple de l'indépendance de la FED américaine. Mais l'exemple n'est pas valable. Car les Etats-Unis ont une politique économique coordonnée. La Fed n'est pas si indépendante ou plutôt si indifférente aux politiques économiques fédérales qu'on le dit. Et l'Etat fédéral peut intervenir en injectant des milliards dans l'économie en cas de nécessité. L'Europe veut être comparée aux Etats-Unis, mais elle n'est qu'une organisation supranationale à prétention fédérale (vaine) dont le vrai pouvoir décisionnel, les Etats réunis en Conseil européen, ne peut pas prendre de décisions signifiantes et utiles pour l'Europe. Car aucun de ces Etats membres n'est d'accord avec les autres et n'a vraiment intérêt à raisonner en "nation européene". D'où le fait que notre chère Commission européenne passe son temps à pondre des directives, règlements et autres mesures en matière d'harmonisation des dioxydes de carbones, des confitures, des compositions des peintures, des façons de mettre en bocal les fromages, sans oublier les fascinantes mesures relatives à l'harmonisation des règles d'urbanismes, des normes d'habitat, des systèmes de conditionnement, des droits des minorités sexuelles et autres sujets "majeurs" pour l'avenir de l'Europe.. .  

(*) La crise financière : stop ou encore ?, Jean-Luc Schaffaeuser, à paraître. ** L’Euro, Jean Ewald Kramer, Les Syrtes, 2008.

Alexandre Del Valle



Alain Juppé s'interroge sur le maintien du bouclier fiscal

AFP30/03/2010

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" ...L'ex-Premier ministre Alain Juppé a suggéré mardi de revenir sur le bouclier fiscal, soulignant qu'il ne serait "pas choqué" qu'"on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise".

"Il faut s'interroger sur ce qu'on appelle le bouclier fiscal parce que les choses ont changé, la crise est venue", a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur France Info.
"On voit aujourd'hui qu'une petite minorité de très riches ne cesse de s'enrichir", a-t-il ajouté.

"Ca ne me choquerait pas qu'on demande aux très riches de faire un effort de solidarité supplémentaire vis-à-vis de ceux qui souffrent dans la crise", a estimé M. Juppé, indiquant avoir "cru comprendre que dans les débats qui ont eu lieu dans le groupe oparlementaire UMP, la question avait été posée...."

· Effectivement dans la situation actuelle des finances et de l'économie du pays la question de l'opportunité du maintien du bouclier fiscal doit se poser. Il semble qu'au sein de la majorité parlementaire et plus particulièrement de l'UMP, la question est posée. Bien que Xavier Bertrand secrétaire Général de l'UMP défende bec et ongle cet aménagement fiscal, (mais n'est il pas la voix de son maître ?) le président du groupe parlementaire de la majorité,   Jean - François Coppé, lui aussi grand défenseur de ce bouclier semble  aujourd'hui se poser la question !

· Pour ma part j'abonde dans le même sens, mais maintiens que dans le même temps il faut supprimer l'impôt sur la fortune, le fameux ISF, qui peu à peu se vide de son contenu et va bientôt, si ce n'est déjà fait, coûter plus cher à être percçu que ce qu'il apporte aux caisses de l'état, alors que psychologiquement il est un frein aux rapatriements des fortunes et aux investissements étrangers.


  • Lettre de Eric Zemmour à la LICRA

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« Monsieur le Président, 
Je fais suite à notre rencontre à l’instigation de mon avocat, Olivier PARDO. Cette rencontre nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait bien eu un malentendu et une confusion non seulement dans la reprise de mes propos par les médias, mais également dans l’analyse qui a pu ensuite en être faite et qui a conduit à ce déchainement médiatique à mon encontre.
En effet, je n’ai jamais dit contrairement à ce qui a pu être colporté dans les médias que  «tous les délinquants sont Arabes et noirs», mais que «la plupart des délinquants sont Arabes et noirs.» Ma volonté n’a jamais été de stigmatiser «  les noirs ou les arabes » comme des délinquants, mais si cette phrase, sortie de tout contexte, a pu heurter, je le regrette.
La mise en scène tout de gouaille cynique d’un Ardisson sur Canal +, qui prévient d’avance par un panneau comme dans les dessins animés de Tex Avery : «Attention, Zemmour dérape», et qui mime un effarement scandalisé d’autant plus surjoué qu’il est enregistré et inséré a posteriori, tandis que pendant l’émission, il avait pris un air patelin, pour me glisser à l’oreille : «tu as un rôle très important dans la société de dire les vérités qui dérangent…Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage…» Car si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?
D’autres sont allés plus loin. J’aurais déclaré : «tous les Arabes et noirs sont délinquants.» C’est ainsi que l’a pris – ou a voulu le comprendre- un membre éminent du CSA, Rachid Arhab, qui a rétorqué à la cantonade : «on peut être Arabe et membre du CSA». Mais était-ce le sujet ? Des journalistes m’ont même demandé si j’avais voulu dire qu’ils «étaient délinquants parce qu’arabes et noirs». Et ils se sont étonnés que je refuse de leur répondre.
Je n’ai bien entendu pas voulu dire tout cela. Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes «Arabes et noirs», honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent «salis» par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu’eux. Je le sais d’autant mieux qu’avec mon patronyme, je me souviens du temps pas si lointain – les années 70- où une bande de truands célèbres – les frères Zemour – défrayaient la chronique criminelle, la honte dans les yeux de mon grand-père; et accessoirement, l’attente interminable dans les aéroports pour la vérification vétilleuse – et sans ordinateur- de mon identité. Mon grand-père souffrait en silence pour «son nom traîné dans la boue», mais il n’a jamais prétendu que nos homonymes n’étaient pas des brigands de grand chemin !
On a volontairement oublié que ma désormais fameuse phrase n’était qu’une réponse aux arguments développés par les autres intervenants selon laquelle «la police n’arrête que les Arabes et noirs». Cette double «stigmatisation» – et de la police républicaine – et des «Arabes et noirs» ne choque personne. Les «Arabes et noirs» peuvent être distingués du reste «de la communauté nationale» s’ils sont héros ( le livre de Thuram exaltant les héros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien à mon tempérament assimilationniste. J’ai tendance à ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le préambule de notre Constitution.
Mais voilà que l’on me reproche aussi cette position, que l’on juge désuète, très IIIème République, exhalant un fumet néo-colonialiste. Au nom du droit à la différence, de la modernité, on doit pouvoir exalter ses racines et l’enrichissement d’une société multiculturelle. Mais quand vous avez l’outrecuidance de montrer l’envers de ce décor riant, on redevient furieusement universaliste !
J’ai eu le malheur d’ajouter : c’est un fait ! J’aurais sans doute dû ajouter «malheureusement». Je ne me réjouis ni pour eux ni pour la société française; mais l’autruche n’est pas mon modèle. On me rétorque un peu facilement qu’il n’y a pas de statistiques ethniques pour prouver mes dires. Pourtant, devant une commission parlementaire du Sénat, Christian Delorme, surnommé «le curé des Minguettes», ne déclarait il pas : « en France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses parfois pour des raisons louables. Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons, impose l’évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement. Et encore, les politiques ne savent pas encore en parler.»
    Il y a quelques années, une enquête commandée par le ministère de la justice, pour évaluer le nombre d’imans nécessaires, évaluait le pourcentage de «musulmans dans les prisons» entre 70 et 80%. En 2004, l’islamologue Farhad Khosrokhavar, dans un livre «L’islam dans les prisons ( Balland) confirmait ce chiffre. En 2007, dans un article du Point, qui avait eu accès aux synthèses de la Direction Centrale de la Sécurité Publique ( DCSP) et de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) on évaluait entre 60 et 70% des suspects répertoriés issus de l’immigration. Il y a près de dix ans, la commissaire Lucienne Bui Trong, chargée des violences urbaines à la direction centrale des RG relevait que 85% de leurs auteurs sont d’origine maghrébine. Dans un article du Monde, du 16 mars 2010, les rapports des RG sur les bandes violentes, établissaient que 87% étaient de nationalité française; 67% d’origine maghrébine et 17% d’origine africaine. La «plupart» est donc, au regard de ces chiffres, le mot qui convient.
Mes contempteurs pourraient d’ailleurs me rétorquer que ces chiffres prouvent bien que les personnes issues de l’immigration sont défavorisées, puisque depuis Victor Hugo, on sait bien que c’est la misère qui crée la délinquance. On pourrait aussi rappeler que dans tous les pays d’immigration, les derniers arrivés donnent souvent les gros effectifs à la délinquance – Irlandais dans l’Amérique du XIXème siècle, Marocains dans l’Israël des années 50, Russes aujourd’hui. Ces arguments ne sont d’ailleurs pas sans fondement, mais on ne me les présente nullement. On exige seulement que je me taise.
   On me reproche aussi de contester le principe de «discrimination». Mais je continue de penser que le concept même de «discrimination» est dangereux, qu’il pousse à la délation et l’irresponsabilité. Depuis quand n’a-t-on plus le droit en France de contester le bien fondé d’une loi ? Cette question des discriminations est potentiellement explosive dans un pays égalitaire comme la France. Quand certains grands patrons déclarent qu’ils n’embaucheront plus désormais que «des gens issus de l’immigration, et en tout cas pas des mâles blancs», c’est aussi une discrimination, mais personne ne s’en soucie. C’est pour éviter ces querelles sans fin que j’explique que « la discrimination, c’est la vie », c’est à dire la liberté de choix. Il faut traiter les problèmes réels autrement. En tout cas, on peut en débattre dans un pays libre.  
Il existe aujourd’hui une ambiance délétère dans le débat démocratique français. Le pays de Voltaire :« je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puisiez le dire » devient le pays de Torquemada qui tue l’hérétique pour sauver son âme. Pourquoi les journalistes qui prétendent faire un portrait de moi, s’empressent ils de demander à mes employeurs s’ils me garderont leur confiance ? Il y a aujourd’hui en France une ambiance maccarthyste qui réclame «l’interdiction professionnelle» comme exutoire des dérapages. C’est ma mort sociale qui est réclamée.
Notre rencontre a eu le mérite d’ouvrir un dialogue qui je l’espère pourra se prolonger, hors de l’enceinte d’un tribunal.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments distingués.


 

Eric ZEMMOUR


 Version 2 DIONYSIENS  Version 2
 
 
Vous ne votez pas, vous ne vous plaignez pas, vous ne demandez jamais rien? *
La municipalité « communistes et partenaires » vous adore!
* Vous n’étiez que 4 !!! à assister au dernier Conseil municipal (18/03/10) pourtant consacré au budget!!!
 
 
La preuve?  
Un petit cadeau avant Pâques:
les 7,5% d’augmentation d’impôts locaux et fonciers pour 2010, qui nous l’avons vu au Conseil municipal du 18 mars 2010 se traduiront plutôt par une augmentation moyenne sur la feuille d’impôts locaux de plus de 16% !
 
Didier Labaune - Conseiller municipal UMP Saint-Denis – 30/03/10
[email protected] - http://saintdenislabauneump.blogspot.com/

Les chrétiens de Terre Sainte affirment leur soutien aux chrétiens d’Irak


ROME, Lundi 15 Mars 2010 (ZENIT.org) - Dans un communiqué diffusé à l’issue de leur réunion plénière (8-10 mars), les Ordinaires catholiques de Terre Sainte ont souhaité exprimer, en « ces temps d’épreuves », leur « proximité fraternelle » aux chrétiens d’Irak.

« Nos fidèles de Jordanie, de Palestine et d’Israël pensent à vous, souffrent avec vous et prient pour vous », soulignent-il en unissant leur voix pour crier « Ça suffit ! ».

Ils élèvent ainsi la voix pour « faire surgir de nouveaux sentiments et de nouvelles dispositions à la conversion tous ceux qui habitent Mossoul, l’ancienne Ninive, et se convaincre que notre Dieu est un Dieu d’amour et non de haine ».

Dans ce communiqué, les Ordinaires catholiques de Terre Sainte souhaitent aussi « que nos frères chrétiens de la région de Ninive endurent leurs épreuves avec patience, sûrs que les forces du mal ne prévaudront pas, tandis que la force de l’amour est éternelle et qu’après le Calvaire de la croix il y a toujours la rédemption libératrice et l’aube de la résurrection ».

Une campagne de solidarité avec les chrétiens d’Irak et spécialement de Mossoul et de toute la région de Ninive a été lancée par Télélumière, Nour-Sat, le Web Abouna.com, le Web LPJ.org et d’autres médias.

L’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte (A.O.C.T.S.) a été créée à l’initiative du Délégué apostolique à Jérusalem dans le but de favoriser l’unité à l’intérieur de l’Eglise qui est en Terre Sainte. Elle est composée des Ordinaires des différents rites ayant juridiction sur le territoire. Le pape Jean-Paul II a approuvé les statuts de l’A.O.C.T.S. le 27 janvier 1992.

L’Assemblée a pour rôle d’harmoniser le témoignage évangélique, de servir la communauté des fidèles, d’étudier les problèmes courants, d’encourager l’échange d’informations et le partage d’expérience, et de créer une pastorale commune pour le bien de l’Eglise tout entière.

Liens:

http://news.catholique.org/29446-les-chretiens-de-terre-sainte-affirment-leur