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Jean Sarkozy: « Je ne suis ni un héritier, ni un clone! »

Interview du candidat aux élection cantonales de Neuilly, fils du président de la République.

C’est autour d’un petit déjeuner aux "Délices de bagatelle", son QG du matin, que Jean Sarkozy, jeune homme de 21 ans, se confie longuement sur son engagement politique, les élections cantonales, sa ville où il a grandi. Et sur la Corse, l'île de sa mère.

Quand et comment vous est venue l’idée de vous lancer en politique ?

Je n’ai pas le sentiment de me lancer en politique, j’ai plutôt le sentiment de m’engager pour un territoire donné, en l'occurrence pour une ville. Ça m’est venu progressivement, parce que je suis né à Neuilly, parce que j’y ai grandi, parce que j'en connais les gens. Au fur et à mesure que j’ai réfléchi au sens à donner à ma vie, il m’est apparu que j'avais envie de m’engager pour les autres, et pas n’importe quels autres, ceux que j’ai appris à connaître, ceux que j’ai envie de servir.

Quels sens entendez-vous donner à cette action politique ? En quoi pouvez-vous être utile si vous êtes élu ?

Vous me renvoyez à la question : « Quelle est la mission du conseiller général ? » Pour bien comprendre les choses, il faut parler du budget du conseil général : 1,6 milliard d'euros. Un potentiel économique majeur. La mission du conseiller général, c’est un mandat de représentation où vous devez vous battre pour décrocher une subvention pour en faire bénéficier votre ville et notamment votre canton. C’est la raison pour laquelle il faut avoir beaucoup d’énergie, être dynamique, et je pense avoir des choses à prouver. Je propose aux gens de leur rendre service. Je n’ai pas d’équipe de campagne, on travaille à deux, on va a la rencontre des gens, on discute, on échange.

Pensez-vous faire de la politique votre métier ?

En faire un métier ? Non. Je poursuis ma formation de juriste, mon métier serait plutôt dans ce domaine-là. Mais exercer un mandat, être au service des autres, oui, ça me passionne. Maintenant, définitivement emprunter cette route, vous dire que c'est irréversible, je ne peux pas l'affirmer. Mais est-ce que je suis passionné par ce que je fais aujourd’hui ? Est-ce que je suis prêt à le faire pour ces six prochaines années?  Je vous le dis, oui.

Vous en êtes où dans vos études ?

Je suis en deuxième année de droit. C’est plutôt du droit public, donc c’est totalement convergent avec le mandat que j’aimerais bien exercer.

Votre activité politique vous laisse-t-elle le temps d’étudier ? De faire vos devoirs ?

Par chance, on m’a appris à faire deux choses en même temps, j’aime beaucoup bosser. On peut me reprocher pleins de choses, mais j’ai un tempérament passionné. Dans ma formation de juriste ou dans le débat public, je mets le même investissement, ça ne me dérange pas de travailler la nuit. Quand on est jeune, on a beaucoup d’énergie à revendre et on n'a pas à compter son temps.

Neuilly, c’est l’univers de votre enfance, de votre adolescence. Elle est uniquement ici, votre vie ?

Non, elle n’est pas uniquement ici. Même si j’ai fait presque toute ma scolarité dans cette ville. J’ai aussi fait du sport à Neuilly, gardien de but au club de l'Oympique de Neuilly. Mais aujourd’hui, j’étudie à la Sorbonne et j’ai beaucoup voyagé durant mes études. Reste que j’ai des attaches affectives très fortes avec Neuilly, j’ai déjà une histoire avec cette ville.  Je ne me serais pas lancé en politique ailleurs, ça n’aurait pas été honnête. Dans cette ville, j’ai mes amis, les commerçants chez lesquels je vais, je les connais, je connais leurs problèmes, c’est la conséquence directe de mon engagement.

Tous les clichés qui circulent sur Neuilly : ville de nantis, refermée sur elle-même, ghetto de riches. Vous pensez qu’il y a un fond de vérité ou que c’est totalement médisant ?

Dans la présentation des choses, bien sûr ça, confine à  la caricature. Quand on dit ghetto de riches, c’est complètement disproportionné dans le choix des termes. Vous dites "riches", mais à Neuilly, il y a sans doute des gens qui ont un parcours professionnel exemplaire et qui ont une certaine réussite, mais ils ne l’ont pas volé ! Ce sont des gens qui ont des valeurs, au premier rang desquels le travail qu’ils sont prêts à fournir.

Mais n’y a-t-il pas beaucoup d’héritiers, qui n’ont pas forcément démérité et fournissent un travail conséquent, mais qui au départ, et plus qu’ailleurs en France, bénéficient de très gros avantages du fait de leur filiation ?

Si vous parlez d’héritier, et que vous avez l’impression d’en avoir un en face de vous, je vous le dis tout de suite, je ne suis ni un héritier, ni un clone. Qu’est-ce que ça veut dire être un héritier, en l’occurrence en politique ? Plutôt que de faire jouer des relations, je dis aux gens que je connais ou que je ne connais pas: "Etes vous prêt à me faire confiance ?" Après, ce sont eux qui tranchent. En quoi est-cet un héritage ?  La presse se fait souvent le relais de cette critique sur une prétendue monarchie élective. Quand on s’inscrit dans le débat démocratique, par nature on n’est pas du tout dans une démarche d’héritage. On prend le risque d’aller devant les gens et de dire avec tous les clichés qu’ils peuvent avoir sur vous : "Faites-moi confiance." J’ai l’impression que c’est courageux.

Et qu'en est-il de la mixité sociale à Neuilly ?

J’ai été footballeur à l’Olympique de Neuilly et nous étions de tous horizons. La diversité, je l’ai aussi apprise au lycée Pasteur où il y a des gens de toutes les confessions. J’avais des amis musulmans, juifs, catholiques qui allaient à l’aumônerie, et cette diversité-là, on la trouve aussi à Neuilly, aussi surprenant que ça puisse vous paraître.


Neuilly fait figure de monde à part. Y a-t-il un dress code, des codes de conduites, une façon particulière de… draguer, par exemple ?

Vous voyez que je suis habillé de façon plutôt classique. Peut-être qu'à un certain âge, certaines personnes se disent qu’il faut s’habiller de telle façon, mais ça, c’est partout pareil. Après, la suite de la question est bien sympa, mais je ne vois pas bien le rapport avec une élection cantonale. Ce n’est pas trop en rapport avec mon projet pour le canton sud, on va dire.

Vos projets pour le canton sud ?

Première priorité : l’aide à la famille. Pour la petite enfance en particulier, l’offre en matière de crèches n’est pas à la hauteur de ce que les Neuilléens sont en droit d’attendre. Etendre l’accès aux nouvelles technologies pour les collégiens également. Aide aux familles, c’est aussi aide aux personnes âgées. On a beaucoup à faire à Neuilly pour lutter contre leur isolement, et pour leur offrir des loisirs, de la culture. J’ai envie de m’engager pour les gens, tous les gens. On parle de choses qui, sous l’angle médiatique, vous intéressent. Je comprends. Mais la question du handicap, par exemple, est beaucoup plus importante ! Quelle place fait-on aux personnes handicapées ? Comment peut-on intégrer les gens qui se sentent exclus ? Comment on peut vivre mieux ensemble ? Favoriser leur accessibilité à une vie sociale ? Ce sont ces questions-là qui me passionnent.

Pendant les municipales, vous avez voulu créer votre liste…

Je n’ai pas voulu créer ma liste. Je ne veux pas trop revenir sur les municipales parce que j’ai choisi de respecter la position de la neutralité. J’ai souhaité créer les conditions de rassemblement de la majorité présidentielle, de la droite républicaine. Cela n’a pas été possible, j’ai donc préféré me retirer de ce débat. Par contre, vous pouvez voir que sur ma candidature aux cantonales, on est parvenu à créer les conditions de ce rassemblement.

Avez-vous trahi David Martinon ?

Non, je n’ai jamais trahi personne. Je me suis investi avec beaucoup de franchise, j’ai envoyé très souvent des signaux en disant que les choses n’allaient pas, je n’ai peut-être pas été suffisamment entendu. Après, j’en ai tiré les conséquences, j’assume mes choix. J’ai toujours dit ce qui n'allait pas dans les yeux du candidat et de mes interlocuteurs. Je souhaite que la campagne municipale se poursuive de manière sereine. Moi, maintenant, je suis dans un autre débat, celui des cantonales.

Comment vous expliquez les propos qu’a eus le président de la République au salon de l’agriculture ? 

Je n’y étais pas, je n’ai pas même vu les images.  Et puis je n’ai pas vocation à  commenter ce genre d’événement. Ce qui intéresse les Neuilléens, c’est ce que j’ai à dire sur les cantonales.

Si vous êtes élu, vous allez travailler sous les ordres de Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine. Est-ce qu’à terme, vous allez chercher à lui piquer sa place ?

Quelle question ! Patrick Devedjian est un des plus grands personnages du champ politique actuel. J’ai non seulement un profond respect mais de l’admiration pour cet homme. Quand il parle, j’écoute. Je serai très heureux, si les Neuilléens me font confiance, de travailler à ses cotés.

Vous considérez que vous avez beaucoup de choses à apprendre ?

Bien évidement, on a tous beaucoup de choses à apprendre. C’est l’avantage quand on est jeune, on a le temps pour apprendre, le temps de faire des erreurs, et le temps de rebondir.

Votre père, Nicolas Sarkozy, semble avoir beaucoup marqué les esprits des Neuilléens, quand il était maire, plutôt favorablement. Vous pensez que c’est un exemple à suivre ?

Quand un responsable politique occupe un mandat pendant 19 ans et qu’à l’arrivée les gens sont contents, vaut mieux s’en inspirer plutôt que de faire le contraire.

Est-il vrai que vous avez fait un stage de berger en corse ?

Oui, j'avais 14 ans, il fallait effectuer un stage en entreprise. J’ai fait un stage de berger parce que je suis très attaché à la Corse, ma mère est corse, elle vient du petit village de Vico. J'y ai passé de nombreux étés en famille. Je voulais voir ce que c'était l'expérience presque mystique du berger qui se lève à quatre heures du matin et qui va dans les montagnes conduire son troupeau, et je vous avouerai que je n'ai pas été déçu.

Faites-vous du théâtre ?

Je n'ai pas le temps en ce moment, mais je suis passionné d'art dramatique et de littérature. J'aime bien la poésie : René Char, Apollinaire. Je continuerai à aller au théâtre, mais c'est une passion, je n'ai pas de velléité d'en faire mon métier.

Habitez-vous chez l’un de vos parents ?

J'habite à Neuilly, avec la jeune femme qui partage ma vie, mais je ne vais pas vous en dire plus, c'est du domaine de l'intime.

Propos recueillis par Idir Hocini


Et pendant ce temps là la Gauche avance!

          Et pendant ce temps là, la Gauche avance! En ce qui me concerne, même si mon amie sincère: Evelyne Nicol, en me faisant l'immense honneur de me choisir comme son Suppléant aux Cantonales à St Denis, donc de sauver un peu la face et de laver l'honneur de mon nom, je passe mes nuits à faire des cauchemars (quand j'arrive trés péniblement à dormir un peu!) et à pleurer depuis qu'un faux "frère" et que de faux amis (que je croyaient sincères!) ont empêché par ma trés modeste personne, mon grand-père: Louis Renard de revenir sièger au Conseil Municipal de Pierrefitte! J'ai si honte vis à vis de lui! Mais que pouvais-je faire contre ces traitres? Rien! Car, c'est moi qui les ai mis en place et je n'ai rien vu venir! J'ai si mal!Ils ont brisé en mille morceaux mon plus grand rêve! C'est aussi une réponse à ce soi-disant usurpateur! William et moi, nous avons certains points communs!

       Je viens d'apprendre que le sieur Bazeli en cas de victoire aux municipales à Pierrefitte, débaptiserait la maison du peuple, pour l'appeler: théâtre Daniel Bioton!!! Serais-ce pour draguer l'électorat communiste? Je souhaitais, moi, l'appeler: le théâtre André Malraux!...Va t-il nous laisser l'avenue Lenine? Et nous jumeler avec Cuba et la Corée du Nord?...C'est pitoyable!

       Je tiens pour finir, à préciser une chose trés importante: à Pierrefitte ou à St Denis, avant de représenter ma toute petite personne, c'est d'abord, mon père spirituel: le Sénateur/Maire UMP de Neuilly-Plaisance: Monsieur Christian Demuynck, que je représente! Et j'en suis extrêmement fier! C'est avant tout pour lui que j'ai tenu à être Suppléant de mon ami sincère: Evelyne Nicol! Il représente l'Avenir de l'UMP en Seine St Denis...!

Jean-Pierre Renard


Tribune de Jean-Pierre Chevènement, parue dans Le Figaro:

   

Jpc_2 M. Thaci a déclaré l'indépendance du Kosovo et derechef nos médias s'illuminent devant la profusion des drapeaux agités à Pristina. On peine un peu à nous expliquer la signification du nouveau drapeau kosovar, vu la difficulté à justifier que les étoiles censées représenter les « minorités ethniques » sont précisément rejetées à l'extérieur du dessin du pays.

Reconnaître « l'Etat du Kosovo », c'est une triple faute.

Une faute contre l'Histoire
Celle-ci, contrairement à ce qui s'est passé pour les pays baltes, n'a jamais connu de Kosovo indépendant. Longtemps soumis au pouvoir turc (comme le fut aussi la Serbie), le Kosovo était, depuis plusieurs décennies, partie intégrante d'un Etat né par accord international : la Yougoslavie. Au sein de cet Etat fédéral il faisait partie de la Serbie qui, comme il a été mille fois rappelé, plaçait dans le Kosovo l'origine même de son identité. Que la démographie ait changé assurément. Belgrade elle-même favorisa cette évolution en accueillant généreusement dans sa province du Kosovo les Albanais qui fuyaient la dictature d'Enver Hodja. Il y avait là matière à imaginer un régime d'autonomie. Cela fut fait. On sait que Milosevic supprima ce régime. Certains, qui auront la curiosité de lire les chroniques, découvriront que l'une des raisons de cette décision fût la plainte des Serbes qui étaient fort mal traités dans un Kosovo « autonome ». Milosevic abolit l'autonomie.

Il fit mal. Mais la réponse n'est certes pas d'aller à l'excès inverse, créer un Etat là où il n'y en eût jamais un. Ou alors allons jusqu'au bout. Bafouons l'Histoire : Reconnaissons la République Turque de Chypre, intéressons-nous au Cachemire, découpons un peu en Espagne, au Mali, au Tchad, etc. et en France, pourquoi pas ?

Les Français ne veulent plus rien savoir de l'Histoire. Mais ce qui est tout récent devrait quand même rester en mémoire et faire réfléchir. La Serbie, objet aujourd'hui de tant de critiques, n'a pas fait la moindre difficulté pour reconnaître l'indépendance du Monténégro, preuve qu'il ne s'agit pas de la part de Belgrade d'attitude obtuse maniaque.

Une faute contre le droit
Il y eût guerre, déclenchée en 1999 par l'OTAN en ignorant les principes du droit international, pour mater les Serbes coupables d'avoir réprimé durement – trop durement – un mouvement d'indépendance qu'ils qualifiaient de terroriste.

Mais la guerre aérienne de l'OTAN n'a rien réglé. Pour vaincre, l'OTAN devait aller à terre, ce que les Alliés, pas fous et se rappelant la manière dont les divisions nazies furent accrochées, ne voulaient pas. On négocia donc un nouvel accord – Serbes – Russes – Américains - Européens – qui déboucha sur une résolution des Nations Unies, celle dont on voudra bientôt nous faire oublier l'existence, mais qui est le seul droit applicable : la Résolution 1244 du 10 juin 1999 : Réaffirmation de l'attachement de tous les Etats-membres à la « souveraineté et à l'intégrité territoriale de la République fédérale de la Yougoslavie ». Appel en vue d'une « autonomie substantielle et d'une véritable auto-administration du Kosovo ».

Autonomie. Pas d'indépendance, pas de nouvel Etat. Préservation de ce vieil acquis européen que sont les Accords d'Helsinki. C'est à cette condition qu'il y eut paix, et que l'Europe (et les Etats-Unis) s'épargnèrent une guerre horrible.

Certes une résolution n'est pas intangible. Si le Conseil de Sécurité juge que les Kosovars ont raison de proclamer leur indépendance, il adoptera une nouvelle résolution qui se substituera à la Résolution 1244. Mais si le Conseil de Sécurité ne modifie pas la Résolution 1244 – et il ne le fera pas – le droit reste aujourd'hui ce que dit ce texte.

Que la France, après les beaux discours de 2003 sur le respect du droit, suive l'exemple des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne est une triste évolution. Nous aurons rejoint le camp ni des réalistes, ni des cyniques mais celui des veules, de ceux qui se refusent, par lâcheté, à négocier encore et toujours.


Une faute contre l'Europe unie
Nous sortons d'une de ces brèves périodes où l'on nous a refait le coup de l'Europe projet, de l'Europe politique.

Et si le Kosovo, situé lui aussi comme on le disait avec excitation de la Bosnie, à deux heures d'avion, n'était pas précisément un beau sujet de délibération pour l'Europe unie à laquelle nous sommes censés tant aspirer. Et que fait donc l'Europe unie ? Rien. Bien sûr, sinon constater ses divisions.

Mais faute contre l'Europe, au sens plus large, l'Europe de nos pères, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, l'Europe qui veut bien accepter de considérer que la Russie n'est pas une steppe peuplée de Tatares aux yeux cruels, que les Slaves sont aussi européens, et allons jusqu'au bout de l'ouverture, que les Slaves orthodoxes sont aussi Européens. La singularité de la France fut d'être ce pays occidental, majoritairement de culture catholique mais heureusement de tradition laïque, qui tendait la main à l'Orient orthodoxe et noua en particulier de solides relations avec la Serbie et avec la Russie. Vis-à-vis de Belgrade, notre seule offre est celle de l'argent européen. Et vis-à-vis de Moscou, faut-il prendre les devants, déployer des éléments de système anti-missiles, agiter des drapeaux américains à la barbe des vieux popes ? Prenons garde dans notre excitation, de ne pas perdre entièrement raison. Réputée – bien théoriquement – vieux pays recru d'épreuves, etc., la France est-elle assez futile pour se flatter d'avoir un nouvel ambassadeur dans sa capitale avant même que le Parlement ait été saisi, et de gâcher très sérieusement des chances de paix sur le continent ? Alors que l'on peut – tout aussi bien – faire comprendre – comme c'est le cas pour les Chypriotes – que la négociation est toujours possible et vaut mieux – mille fois mieux – que le « bling-bling » d'une « reconnaissance » à la remorque.

           M. Thaci a déclaré l'indépendance du Kosovo et derechef nos médias s'illuminent devant la profusion des drapeaux agités à Pristina. On peine un peu à nous expliquer la signification du nouveau drapeau kosovar, vu la difficulté à justifier que les étoiles censées représenter les « minorités ethniques » sont précisément rejetées à l'extérieur du dessin du pays.

Reconnaître « l'Etat du Kosovo », c'est une triple faute.

Une faute contre l'Histoire
Celle-ci, contrairement à ce qui s'est passé pour les pays baltes, n'a jamais connu de Kosovo indépendant. Longtemps soumis au pouvoir turc (comme le fut aussi la Serbie), le Kosovo était, depuis plusieurs décennies, partie intégrante d'un Etat né par accord international : la Yougoslavie. Au sein de cet Etat fédéral il faisait partie de la Serbie qui, comme il a été mille fois rappelé, plaçait dans le Kosovo l'origine même de son identité. Que la démographie ait changé assurément. Belgrade elle-même favorisa cette évolution en accueillant généreusement dans sa province du Kosovo les Albanais qui fuyaient la dictature d'Enver Hodja. Il y avait là matière à imaginer un régime d'autonomie. Cela fut fait. On sait que Milosevic supprima ce régime. Certains, qui auront la curiosité de lire les chroniques, découvriront que l'une des raisons de cette décision fût la plainte des Serbes qui étaient fort mal traités dans un Kosovo « autonome ». Milosevic abolit l'autonomie.

Il fit mal. Mais la réponse n'est certes pas d'aller à l'excès inverse, créer un Etat là où il n'y en eût jamais un. Ou alors allons jusqu'au bout. Bafouons l'Histoire : Reconnaissons la République Turque de Chypre, intéressons-nous au Cachemire, découpons un peu en Espagne, au Mali, au Tchad, etc. et en France, pourquoi pas ?

Les Français ne veulent plus rien savoir de l'Histoire. Mais ce qui est tout récent devrait quand même rester en mémoire et faire réfléchir. La Serbie, objet aujourd'hui de tant de critiques, n'a pas fait la moindre difficulté pour reconnaître l'indépendance du Monténégro, preuve qu'il ne s'agit pas de la part de Belgrade d'attitude obtuse maniaque.

Une faute contre le droit
Il y eût guerre, déclenchée en 1999 par l'OTAN en ignorant les principes du droit international, pour mater les Serbes coupables d'avoir réprimé durement – trop durement – un mouvement d'indépendance qu'ils qualifiaient de terroriste.

Mais la guerre aérienne de l'OTAN n'a rien réglé. Pour vaincre, l'OTAN devait aller à terre, ce que les Alliés, pas fous et se rappelant la manière dont les divisions nazies furent accrochées, ne voulaient pas. On négocia donc un nouvel accord – Serbes – Russes – Américains - Européens – qui déboucha sur une résolution des Nations Unies, celle dont on voudra bientôt nous faire oublier l'existence, mais qui est le seul droit applicable : la Résolution 1244 du 10 juin 1999 : Réaffirmation de l'attachement de tous les Etats-membres à la « souveraineté et à l'intégrité territoriale de la République fédérale de la Yougoslavie ». Appel en vue d'une « autonomie substantielle et d'une véritable auto-administration du Kosovo ».

Autonomie. Pas d'indépendance, pas de nouvel Etat. Préservation de ce vieil acquis européen que sont les Accords d'Helsinki. C'est à cette condition qu'il y eut paix, et que l'Europe (et les Etats-Unis) s'épargnèrent une guerre horrible.

Certes une résolution n'est pas intangible. Si le Conseil de Sécurité juge que les Kosovars ont raison de proclamer leur indépendance, il adoptera une nouvelle résolution qui se substituera à la Résolution 1244. Mais si le Conseil de Sécurité ne modifie pas la Résolution 1244 – et il ne le fera pas – le droit reste aujourd'hui ce que dit ce texte.

Que la France, après les beaux discours de 2003 sur le respect du droit, suive l'exemple des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne est une triste évolution. Nous aurons rejoint le camp ni des réalistes, ni des cyniques mais celui des veules, de ceux qui se refusent, par lâcheté, à négocier encore et toujours.


Une faute contre l'Europe unie
Nous sortons d'une de ces brèves périodes où l'on nous a refait le coup de l'Europe projet, de l'Europe politique.

Et si le Kosovo, situé lui aussi comme on le disait avec excitation de la Bosnie, à deux heures d'avion, n'était pas précisément un beau sujet de délibération pour l'Europe unie à laquelle nous sommes censés tant aspirer. Et que fait donc l'Europe unie ? Rien. Bien sûr, sinon constater ses divisions.

Mais faute contre l'Europe, au sens plus large, l'Europe de nos pères, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, l'Europe qui veut bien accepter de considérer que la Russie n'est pas une steppe peuplée de Tatares aux yeux cruels, que les Slaves sont aussi européens, et allons jusqu'au bout de l'ouverture, que les Slaves orthodoxes sont aussi Européens. La singularité de la France fut d'être ce pays occidental, majoritairement de culture catholique mais heureusement de tradition laïque, qui tendait la main à l'Orient orthodoxe et noua en particulier de solides relations avec la Serbie et avec la Russie. Vis-à-vis de Belgrade, notre seule offre est celle de l'argent européen. Et vis-à-vis de Moscou, faut-il prendre les devants, déployer des éléments de système anti-missiles, agiter des drapeaux américains à la barbe des vieux popes ? Prenons garde dans notre excitation, de ne pas perdre entièrement raison. Réputée – bien théoriquement – vieux pays recru d'épreuves, etc., la France est-elle assez futile pour se flatter d'avoir un nouvel ambassadeur dans sa capitale avant même que le Parlement ait été saisi, et de gâcher très sérieusement des chances de paix sur le continent ? Alors que l'on peut – tout aussi bien – faire comprendre – comme c'est le cas pour les Chypriotes – que la négociation est toujours possible et vaut mieux – mille fois mieux – que le « bling-bling » d'une « reconnaissance » à la remorque.

M. Thaci a déclaré l'indépendance du Kosovo et derechef nos médias s'illuminent devant la profusion des drapeaux agités à Pristina. On peine un peu à nous expliquer la signification du nouveau drapeau kosovar, vu la difficulté à justifier que les étoiles censées représenter les « minorités ethniques » sont précisément rejetées à l'extérieur du dessin du pays.

Reconnaître « l'Etat du Kosovo », c'est une triple faute.

Une faute contre l'Histoire
Celle-ci, contrairement à ce qui s'est passé pour les pays baltes, n'a jamais connu de Kosovo indépendant. Longtemps soumis au pouvoir turc (comme le fut aussi la Serbie), le Kosovo était, depuis plusieurs décennies, partie intégrante d'un Etat né par accord international : la Yougoslavie. Au sein de cet Etat fédéral il faisait partie de la Serbie qui, comme il a été mille fois rappelé, plaçait dans le Kosovo l'origine même de son identité. Que la démographie ait changé assurément. Belgrade elle-même favorisa cette évolution en accueillant généreusement dans sa province du Kosovo les Albanais qui fuyaient la dictature d'Enver Hodja. Il y avait là matière à imaginer un régime d'autonomie. Cela fut fait. On sait que Milosevic supprima ce régime. Certains, qui auront la curiosité de lire les chroniques, découvriront que l'une des raisons de cette décision fût la plainte des Serbes qui étaient fort mal traités dans un Kosovo « autonome ». Milosevic abolit l'autonomie.

Il fit mal. Mais la réponse n'est certes pas d'aller à l'excès inverse, créer un Etat là où il n'y en eût jamais un. Ou alors allons jusqu'au bout. Bafouons l'Histoire : Reconnaissons la République Turque de Chypre, intéressons-nous au Cachemire, découpons un peu en Espagne, au Mali, au Tchad, etc. et en France, pourquoi pas ?

Les Français ne veulent plus rien savoir de l'Histoire. Mais ce qui est tout récent devrait quand même rester en mémoire et faire réfléchir. La Serbie, objet aujourd'hui de tant de critiques, n'a pas fait la moindre difficulté pour reconnaître l'indépendance du Monténégro, preuve qu'il ne s'agit pas de la part de Belgrade d'attitude obtuse maniaque.

Une faute contre le droit
Il y eût guerre, déclenchée en 1999 par l'OTAN en ignorant les principes du droit international, pour mater les Serbes coupables d'avoir réprimé durement – trop durement – un mouvement d'indépendance qu'ils qualifiaient de terroriste.

Mais la guerre aérienne de l'OTAN n'a rien réglé. Pour vaincre, l'OTAN devait aller à terre, ce que les Alliés, pas fous et se rappelant la manière dont les divisions nazies furent accrochées, ne voulaient pas. On négocia donc un nouvel accord – Serbes – Russes – Américains - Européens – qui déboucha sur une résolution des Nations Unies, celle dont on voudra bientôt nous faire oublier l'existence, mais qui est le seul droit applicable : la Résolution 1244 du 10 juin 1999 : Réaffirmation de l'attachement de tous les Etats-membres à la « souveraineté et à l'intégrité territoriale de la République fédérale de la Yougoslavie ». Appel en vue d'une « autonomie substantielle et d'une véritable auto-administration du Kosovo ».

Autonomie. Pas d'indépendance, pas de nouvel Etat. Préservation de ce vieil acquis européen que sont les Accords d'Helsinki. C'est à cette condition qu'il y eut paix, et que l'Europe (et les Etats-Unis) s'épargnèrent une guerre horrible.

Certes une résolution n'est pas intangible. Si le Conseil de Sécurité juge que les Kosovars ont raison de proclamer leur indépendance, il adoptera une nouvelle résolution qui se substituera à la Résolution 1244. Mais si le Conseil de Sécurité ne modifie pas la Résolution 1244 – et il ne le fera pas – le droit reste aujourd'hui ce que dit ce texte.

Que la France, après les beaux discours de 2003 sur le respect du droit, suive l'exemple des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne est une triste évolution. Nous aurons rejoint le camp ni des réalistes, ni des cyniques mais celui des veules, de ceux qui se refusent, par lâcheté, à négocier encore et toujours.


Une faute contre l'Europe unie
Nous sortons d'une de ces brèves périodes où l'on nous a refait le coup de l'Europe projet, de l'Europe politique.

Et si le Kosovo, situé lui aussi comme on le disait avec excitation de la Bosnie, à deux heures d'avion, n'était pas précisément un beau sujet de délibération pour l'Europe unie à laquelle nous sommes censés tant aspirer. Et que fait donc l'Europe unie ? Rien. Bien sûr, sinon constater ses divisions.

Mais faute contre l'Europe, au sens plus large, l'Europe de nos pères, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural, l'Europe qui veut bien accepter de considérer que la Russie n'est pas une steppe peuplée de Tatares aux yeux cruels, que les Slaves sont aussi européens, et allons jusqu'au bout de l'ouverture, que les Slaves orthodoxes sont aussi Européens. La singularité de la France fut d'être ce pays occidental, majoritairement de culture catholique mais heureusement de tradition laïque, qui tendait la main à l'Orient orthodoxe et noua en particulier de solides relations avec la Serbie et avec la Russie. Vis-à-vis de Belgrade, notre seule offre est celle de l'argent européen. Et vis-à-vis de Moscou, faut-il prendre les devants, déployer des éléments de système anti-missiles, agiter des drapeaux américains à la barbe des vieux popes ? Prenons garde dans notre excitation, de ne pas perdre entièrement raison. Réputée – bien théoriquement – vieux pays recru d'épreuves, etc., la France est-elle assez futile pour se flatter d'avoir un nouvel ambassadeur dans sa capitale avant même que le Parlement ait été saisi, et de gâcher très sérieusement des chances de paix sur le continent ? Alors que l'on peut – tout aussi bien – faire comprendre – comme c'est le cas pour les Chypriotes – que la négociation est toujours possible et vaut mieux – mille fois mieux – que le « bling-bling » d'une « reconnaissance » à la remorque.


La Basilique de Saint-Denis: le nécropole des Rois et des Reines de France:

Basilique_tombeau_2     Basilique_nuit                 Basilique_tombeau       Le 8  juin  2004 , fut  déposé dans la crypte de la Basilique de Saint-Denis, le coeur de Louis XVII. Basilique_tombeau_3 Ultime rebondissement Index1 Mobilier_orants_2 Cathenri2  mystère de l'enfant du Temple, les analyses ADN avaient tranché à 99,99%. Evanouis les prétendants Saintdenis003 Saintdenis004_2 Tombeaux Saintdenis009 Cenotaphe Int_croisillon_nef Suger Saintdenis007 Enfants innombrables dont le plus connu fut assurément Naundorff. La légende  est détruite  par la Science qui pour une fois met d'accord entre eux chroniqueurs et historiens, encore une preuve que l'Histoire est riche en rebondissements. L'enfant roi, pauvre petit martyr de la révolution, a retrouvé les dépouilles de ses parents, le "Chou d'Amour" de Marie-Antoinette a fait le lien entre Louis XVI et Louis XVIII. Il manque encore Charles X, Henri V, et les Angoulême: Madame Royale soeur de Louis XVII et son époux toujours inhumés à Castagnavizza près de Goritz. Au passage, j'espère que les descendants de Naundorff, escroc notoire ou mythomane utilisé, ont effacé de la tombe de celui-ci à Delft, l'inscription Louis XVII Duc de Normandie, né en 1785 à Versailles ......

Il nous faut remonter dans le temps, le futur Saint-Denis disciple de Saint-Paul, évêque d'Athènes est envoyé évangéliser les païens de Rome, puis de Lutèce. C'est dans cette dernière ville qu'il subira le martyre au sommet de la Butte Montmartre vers 250 - 280, les chroniqueurs ne sont évidemment pas d'accord. Denis fut inhumé dans un cimetière gallo-romain près du village de Cattoliacus, qui deviendra Saint-Denis. Pour la petite histoire Saint-Denis aurait marché la tête sous son bras du lieu de son supplice à celui de son inhumation (?) Reléguant David Copperfield au rang d'amateur, mais ce footing d'un genre spécial valait bien une canonisation ....

Le culte de Saint-Denis sera reconnu au Vème siècle, Une église est érigée sur le lieu de sa sépulture vers 475, grâce à Geneviève, Sainte patronne de Paris. Les pierres de la future Basilique sont installées.

Pour l'Histoire, le véritable fondateur de Saint-Denis fut Dagobert 1er, "le bon roi Dagobert" qui dès 630 agrandit et embellit le sanctuaire. Les reliques de Saint-Denis bien à l'abri dans une châsse somptueuse, Dagobert en homme pratique, crée la fameuse foire de Saint-Denis qui permet d'augmenter considérablement les revenus de la communauté religieuse. Le roi Dagobert sera le dernier Mérovingien inhumé à Saint-Denis en 639,  avant lui son arrière grand-mère la reine Arégonde vers 580, et son père Clotaire II avaient choisis eux aussi de reposer au sein de ce lieu, future nécropole royale.

L'habitude étant prise Charles Martel fondateur de la dynastie Carolingienne et père de Pépin le Bref rejoindra ses prédécesseurs Mérovingiens  en 741. Succédant à son père en tant que Maire du Palais, Pépin le Bref sera élu roi  en 751 et sacré à Saint-Denis en 754, avec sa femme Berthe au grand pied et son fils Charles âgé de 15 ans. Le roi Pépin III entreprend la construction d'une nouvelle église, mais le souverain meurt en 768. C'est son fils Charlemagne qui termine la nouvelle Basilique consacrée en 775. Sa mère la reine Berthe rejoindra son époux en 783. Charlemagne "l'empereur à la barbe fleurie" malgré son désir de reposer à Saint-Denis, sera inhumé à Aix-la-Chapelle, capitale de son empire, politique oblige....

C'est Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne, qui franchira une nouvelle étape en 867 en prenant le titre d'abbé laïc de Saint-Denis, (les premiers Capétiens, Hugues Capet de la branche des Robertiens en tête reprendront ce titre) désormais l'Abbaye royale se verra entourée d'une enceinte de pierres et de bois, le bourg ainsi créé pendra le nom de la Basilique, Charles II sera enterré en son abbaye en 877.

Les invasions normandes seront le théâtre de scènes de pillage de l'Abbaye et du village de Saint-Denis. Petit à petit la Basilique tombe en ruines, les rois l'oublient, c'était  sans compter avec la dynastie des Capétiens qui redonnera aux lieux saints une importance qui grandira au fil des siècles pour en faire la nécropole exclusive des rois de France.

Saint-Denis devient "la" Basilique royale, le rôle joué par cet édifice est aussi bien politique que spirituel, renforçant la légitimité et le pouvoir des souverains français.

Au décès de Hugues Capet en 996 jusqu'à la fin de l'ancien régime, la crypte de Saint-Denis reçoit tous les rois Capétiens. Seuls trois souverains feront exception: Philippe 1er, Louis VII et Louis XI, inhumés respectivement à St Benoit de Loire,  à l'abbaye de Barbeau et à Notre-Dame de Cléry. La tradition du sacre se perpétuera à Reims, mais c'est Saint-Denis qui gardera précieusement les insignes royaux: les Regalia (couronne, sceptre, épée, main de justice et l'anneau symbolisant l'union entre le souverain et son peuple), ainsi que l'oriflamme déposé entre deux guerres.

Saint-Louis ordonne de réservée la nécropole aux seuls rois et reines couronnés, les enfants royaux doivent eux être inhumés à Royaumont. Cette coutume sera abandonnée à l'avènement des Bourbons qui étendront à tous les membres de la famille royale, et même à certains grands serviteurs du royaume,  l'honneur de reposer dans la Basilique.

C'est au moyen âge qu'apparaissent les premiers gisants, interdits jusqu'alors par l'église. Les rois et les reines sont représentés les yeux ouverts. En 1245, Saint-Louis (encore lui) commande des gisants à la gloire de ses prédécesseurs de façon à mieux cultiver la mémoire royale.

Au début du XIVème siècle, la crise du logement s'installe au centre de Saint-Denis, les Valois vont donc investir les chapelles latérales, ainsi les trois Charles V, VI et VII, demandent à être inhumés dans la chapelle St Jean Baptiste au sud-ouest .

Et puis la Basilique va accueillir quatre tombeaux de dimensions colossales, celui de Charles VIII tout d'abord réalisé dans un métal précieux et représentant le roi priant à genoux (la révolution le détruira), le tombeau de Louis XII et de sa chère Anne de Bretagne décrit par un chroniqueur:"en forme de catafalque, avec aux angles les quatre vertus cardinales: la force, la tempérance, la justice et la prudence". Le tombeau de François 1er et de Claude de France, qui délaissée et trompée tout le long de son union avec le roi a du apprécier de le retrouver sage et calme à son côté pour l'éternité, ce tombeau donc est en forme d'arc de triomphe. Le dernier enfin abritant Henri II et Catherine de Médicis est un chef d'oeuvre du Primatice, magnifique temple orné des quatre vertus cardinales, agrémenté de priants de bronze. Cette oeuvre voulue grandiose par Catherine une fois veuve sera rapidement achevée après la mort de la reine mère, c'était à l'origine un monument dédié à la mémoire de son époux tendrement aimé, quoique sacrément infidèle. Il est aujourd'hui disséminé en plusieurs lieux, mais faisait à l'origine 30 mètres de diamètre.

l'avènement des Bourbons, Saint-Denis conserve définitivement son statut de nécropole royale, où tous les membres de la famille du roi sont inhumés. Mais le pouvoir absolu étant  établit les souverains n'accordent plus la même importance politique à la Basilique. Sous le règne de Louis XIV, Colbert grand homme politique mais assez lèche bottes avec son souverain, propose l'édification d'une chapelle des Bourbons. Le projet est rejeté par le Roi Soleil (bien fait) qui va même plus loin en supprimant le titre d'abbé et en octroyant les revenus de Saint Denis à la maison d'éducation de Saint-Cyr (fondée par Madame XIV, Marquise de Maintenon).

De nombreux travaux aussi inutiles que sacrilèges font disparaître au XVIIIème siècle certains joyaux de l'architecture de ce magnifique édifice. Notamment Soufflot, afin d'agrandir l'accès à la Basilique fera détruire vingt-trois statuts, y compris celle de Saint-Denis. Mauvais goût, que de crimes  on commet en ton nom....

Fini les gisants et autres tombeaux gigantesques. Les Bourbons reposent dans une crypte, et c'est dans des cercueils posés sur des tréteaux que leurs corps embaumés dorment de leur dernier sommeil (le coeur des rois embaumé également est généralement déposé au Val de Grâce). Il est vrai que ces rois de Henri IV à Louis XV préfèrent aux gisants de leurs aïeux des statuts érigées au grand jour pour leur plus grande gloire et l'admiration de leur peuple. Seul un monument commémoratif subsiste, il est très émouvant et dédié à la mémoire du roi martyr Louis XVI et son épouse si souvent et parfois injustement décriée la malheureuse reine Marie-Antoinette.

e ne peux terminer cette page sur la Basilique de Saint-Denis sans évoquer les évènements terribles de la révolution, qui au cours de différentes orgies profanatrices des 6 au 8 août et du 12 au 25 octobre 1793, verront sous le couvert et après décision du gouvernement en place, la destruction de nombreux tombeaux et l'exhumation de ces rois qui ont fait la France et croyaient reposer en paix pour l'éternité. 46 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 grands serviteurs verront leurs corps profanés dans une hystérie abjecte, mais il fallait bien occuper le peuple afin qu'il ne réalise pas trop tôt qu'il n'avait toujours pas de pain.

Successivement entrepôt ou hôpital militaire, la Basilique manque de disparaître. Napoléon voulut un temps en faire le tombeau des empereurs ... Mais avec le mauvais goût qui a toujours caractérisé ce parvenu voulant s'attribuer des lettres de noblesse, le gâchis fut tel, que la révolution nous semble moins cruelle avec les vieilles pierres de la nécropole....

n 1815, Louis XVIII réhabilite la Basilique, retrouve les restes de son frère Louis XVI et de son épouse dans le cimetière de la Madeleine.... Un Magistrat royaliste du nom de Desclozeaux avait farouchement préservé les restes des souverains, en plantant des saules et des cyprès autour du lieu de leur sépulture. Il les rendit à leur fille Madame Royale lors de la première restauration. On raconte que Marie-Antoinette était reconnaissable grâce à sa mâchoire qui lui donnait cet air soi-disant méprisant de son vivant, la fameuse lippe des Habsbourg....Nous sommes loin du sourire entrevu par le fantasque Chateaubriand. Les dépouilles de Mesdames tantes Victoire et Adélaïde sont également retrouvées (?) pour ces deux là, l'occasion de se rendre utiles en servant la monarchie était une première, ce n'est pas un secret que les filles de Louis XV, bigotes à la sècheresse de corps et de coeur proverbiales, d'une incommensurable bêtise ont souvent desservies la cause royale. On rapatrie même le corps de Louis VII qui dormait tranquillement à Barbeau. Enfin les différents ossements royaux, à nouveau exhumés sont transférés dans l'ossuaire de la crypte. Le 25 octobre 1824, le roi Louis XVIII viendra rejoindre ses pairs à Saint-Denis au cours d'obsèques que n'aurait pas désavoué  l'ancien régime.

Ainsi s'achève la tumultueuse histoire de la Basilique Saint-Denis. Elle est aujourd'hui l'un des lieux les plus visité de France. Elle reste la plus belle  et la plus majestueuse Basilique de notre patrimoine. Entrez dans la nécropole, dans le silence imposant et magique de l'endroit, venez vous recueillir en rêvant qu'ils sont tous là, ces  hommes et femmes illustres. Alors comme dans un générique du grand Sacha Guitry, regardez les s'avancer tout resplendissant de leur gloire et de leur magnificence passées.


Réunion Publique de Xavier Ducos-Fonfrède sur le Canton de Saint-Denis Nord Est:

Réunion Publique
Vendredi 29 février à 19 heures
Ecole Auguste Renoir
17, allée du Languedoc

edito du 27 février 2008

Notre engagement pour Saint-Denis


La liste « Ensemble pour un nouveau Saint-Denis », candidate pour l’élection municipale, a été déposée jeudi dernier. Cette liste rassemble des dionysiennes et des dionysiens qui partagent les mêmes ambitions pour Saint-Denis.

Transformer notre ville, la libérer du carcan dans lequel l’ont enfermé depuis des décennies les socialo-communistes est notre objectif.

La triste réalité quotidienne que nous partageons tous est leur bilan. Une délinquance record, une insécurité permanente, des logements insalubres, des marchands de sommeil, des logements sociaux vieillissants et mal entretenus, des rues mal éclairées (parfois même pas éclairées du tout !)…. Cette situation, que nous avons vue se dégrader au cours des dernières décennies n’est plus tolérable !

Non, Saint-Denis n’est pas une ville condamnée ;

Non, aucune fatalité ne s’acharne sur notre ville ;

Oui, des mesures urgentes s’imposent et une nouvelle équipe municipale pourra conduire une politique répondant à nos besoins ;

Oui, les communistes et les socialistes ont fait preuve de leur incompétence, ils ne sont pas capables de répondre à nos attentes.

Notre commune est gérée par les communistes depuis le début du 20e siècle ; depuis 1965, les socialistes se sont associés a cette administration sans jamais prendre leurs distances avec les communistes. Cette année, la possibilité de conquérir la présidence du Conseil général, les amène à s’opposer à leurs partenaires communistes. Cette opposition doit leur poser de tels problèmes intellectuels qu’ils ont pris la précaution de placer certains des leurs sur la liste communiste ; c’est le cas notamment de Madame Gomis, candidate des socialistes battue aux dernières élections législatives. Faut-il penser que, entre les deux tours, ils fusionneront leur listes après avoir affiché un pseudo désaccord avant le premier tour ?

Tout cela n’est qu’une mascarade qui n’a aucune importance ; les stratégies politiciennes ne nous intéressent pas. La seule chose qui nous importe c’est que les socialo-communistes sollicitent un nouveau mandat dans le but, une fois au pouvoir, de poursuivre la même politique que celle qu’ils mènent depuis plus de deux générations. Il faut que cela cesse, accordons nos suffrages à une liste porteuse d’un nouveau projet.

Les dionysiens veulent une nouvelle équipe municipale, unie et responsable, diverse et compétente, intègre et généreuse, celle qui nous fait cette promesse:

Libérons Saint-Denis !

ENSEMBLE pour un Nouveau Saint-Denis


Candidats de la liste UMP aux élections municipales de la ville de St Denis:

1 M. Ducos-Fonfrède Xavier, UMP, cadre
2 Mme Imloul Sonia, NC, chargée de mission
3 M. Francina Stanislas, Jeunes Populaires, Auditeur financier
4 Mme Nicol Evelyne, UMP, chargée de mission
5 M. Labaune Didier, UMP, travailleur indépendant
6 Mme Makhlouf-Mahé Aïni, UMP, Juriste d'Affaires Internationale
7 M Mugerin Julien, Jeunes Populaires, étudiant
8 Mme Moulin Sylvie, UMP, Assistabte de direction
9 M. Zarka Hervé, UMP, Directeur Centre de Formation
10 Mme Quibel Elsa, SE, Avocat
11 M. Mélane Georges, UMP, autre
12 Mme Grauss Marie Hélène, SE, pharmacienne
13 M. Victorin Jerry, Jeunes Populaires, cadre commercial
14 Mlle Ramdani Nadjet, SE, juriste
15 M. Sturm Philippe, SE, Agent de maitrise
16 Mme Sandre Hassiba, SE, chargée d'insertion
17 M. Scohy David, SE, Cadre
18 Mme Janssens Nicole, UMP, attachée commerciale
19 M. Christoni Jean-Pierre, UMP, Fonctionnaire
20 Mme Coste Nicole, SE, Employée municipale retraitée
21 M. Pluquet Gérard, NC, Notaire assistant
22 Mlle Pétrovic Anne, SE, Préparatrice en pharmacie
23 M. Hourtal Marc, UMP, Directeur d'agence
24 Mme Maksimovic Milena, SE, Aide à Domicile
25 M. Djokovic Jean-Paul, SE, Pharmacien
26 Mme Montaldo Marie, UMP, commerçante retraitée
27 M. Reghay Rachid, SE, commerçant
28 Mme Coupé Annie, UMP, retraitée
29 M Janvier Evens, SE, Agent de Fret Aérien
30 Mme Laso Jennifer, SE, Auxiliaire de vie
31 M Rorive Patrice, SE, Maitre de cérémonie
32 Mme Perchaud Christine, UMP, Operatrice de saisie
33 M. Gonet Alain, UMP, autre
34 Mme Sommera Christiane Annicette, SE, assistante de direction
35 M. Remir Henri, UMP, Agent des Impôts
36 Mme Chex Isabelle, UMP, Cadre Air-France
37 M. Versot Claude Camille, SE, retraité
38 Mme François Nicole, SE, retraitée
39 M Robet Georges, UMP, Cadre retraité du bâtiment
40 Mme Ait Aariba Saadia, Gauche Moderne, employée
41 M. Boab Walyd Raba Samy, Jeunes Populaires, Chargé de Clientèle
42 Mme Tessier Véronique, SE, sans
43 M. Lorenzoni Damien, SE, Peintre
44 Mme Acard Ginette, SE, retraitée
45 M. Maunas Michel, SE, Gendarme retraité
46 Mle Heimburger Aurélie, SE, Etudiante
47 M. Atitso Martin, UMP, retraité du secteur privé
48 Mme Semar Fatiha, SE, Employée
49 M. Bartlet Renaud, UMP, directeur de travaux
50 Mme Grey Elizabeth, SE, employée hospitalière
51 M. Zarka Gary, Jeunes Populaires, Etudiant
52 Mme Mugerin Nicole, SE, secrétaire médicale
53 M. Foucard Stanley, UMP, Agent de Fret Aérien


Voici, pour votre stricte information (c'est tout!), un article paru sur le blog:"Pierrefitte en projet, Pierrefitte en progrés":

Insultes ou confrontation vigoureuse et démocratique ?

Le samedi 23 février, rue de Paris, j’ai été interpellé par Monsieur Bazeli qui m’a dit que j’étais méchant car je l’insultais du soir au matin sur ce blog et portais contre lui des attaques personnelles.

Si monsieur Bazeli s’est senti insulté par ce que j’ai pu écrire je suis tout prêt à m’excuser et à publier sur ce blog tous les articles qu’il m’enverra pour laver son honneur. Je lui ai d’ailleurs proposé de rajouter des commentaires à mes articles s’il trouvait que j’écrivais des choses fausses ou déplacées.

Cependant je ne pense pas l’avoir insulté et j’estime que lui porter la contradiction fait partie de l’exercice normal de la démocratie. J’assume le fait que je n’ai pas confiance en monsieur Bazeli, que je pense qu’il ne connaît pas bien Pierrefitte et les dossiers en cours et qu’il fonde son argumentation plus sur des rumeurs que sur des faits tangibles. La discussion que nous avons eue ce matin étaye ma conviction. Des dossiers mal maîtrisés et un manque d’écoute : Monsieur Bazeli veut travailler vite. Trop parfois, ses affirmations sont donc souvent mal étayées. L’exemple de la vidéo surveillance et significative. Il affirme avoir lu tous les compte rendus des conseils municipaux et que jamais la question de la vidéosurveillance n’a été abordée en conseil municipal. Il est mal renseigné et n’a pas lu le compte rendu du conseil du 20 décembre dernier (http://pierrefitteenprojet.unblog.fr/wp-admin/upload.php?action=edit&ID=40 disponible sur le site de la Mairie, il est vrai depuis peu).

Une méconnaissance de Pierrefitte :

Monsieur Bazeli a tenu a indiqué qu’il connaissait bien Pierrefitte car il soignait ses habitants depuis 10 ans. Il a ajouté que cela lui donnait une meilleure connaissance de notre commune que ceux qui y résident mais en partent le matin pour aller travailler et n’y reviennent que tard le soir. Il m’a en outre souligné qu’il la connaissait mieux que moi qui n’y étais installé que depuis peu.

Je ne doute absolument pas de la qualité du service que monsieur Bazeli rend à ses patients et parmi eux aux habitants de Pierrefitte. Il fait bien son travail mais je ne vois pas en quoi cela lui donne une compétence particulière pour gérer une commune, ni une connaissance spécifique de ses richesses et de ses besoins.  Je l’ai déjà écrit je considère qu’il manque de déontologie en se targuant régulièrement d’avoir soigné des Pierrefittois en donnant suffisamment de détails pour que nous puissions en identifier certain.

En ce qui me concerne, je ne prétends pas bien connaître Pierrefitte. Je la découvre petit à petit, plutôt rapidement selon certain, mais humblement et sans illusion sur ma compétence. Je suis d’ailleurs agréablement surpris l’accueil des Pierrefittois qui je trouve généralement ouverts. Etre récent à Pierrefitte permet cependant d’y porter un regard plus distancié pour apporter des idées  neuves, de s’extraire des vielles rivalités et de dialoguer avec des gens de tous bords et parfois de croire possible ce que tout le monde sait impossible (ce qui est une condition nécessaire pour entreprendre).

Alors monsieur Bazeli plutôt que de prétendre tout connaître de Pierrefitte prenez le temps de la découvrir, d’écouter ses habitants et de travailler ses dossiers.

Avec un peu d’écoute, il aurait pu aussi avoir cette information, lors de sa réunion publique du 15 février à l’école Jean Jaurès, au cours de laquelle, contredit sur le sujet, il a demandé à Monsieur Kouppe de confirmer ses dires. Ce dernier, un peu embarrassé,  a expliqué que jusqu’à récemment le conseil n’avait jamais abordé ce sujet, il ne pouvait en effet ignorer que cela avait été à l’ordre du jour de la séance puisque le compte rendu relate sa participation au débat.

Monsieur Bazeli pourrait trouver que ce débat est venu tardivement, qu’il était insuffisant, points de vue qui peuvent se discuter en fonction des contraintes des délais de constitution des dossiers, et des réserves qui peuvent être émises sur le sujet. Cela entrainerait un débat sur le fond qui pourrait intéresser les Pierrefittois. Au lieu de quoi il nous assène des affirmations  infondées et sans intérêt.

Des rumeurs et des attaques personnelles :

Monsieur Bazeli se plaint d’être l’objet d’attaques personnelles. Je constate qu’il est plus sensible à celles qu’il peut recevoir qu’à celles qu’il peut envoyer. En effet, il ne se prive pas de faire circuler des accusations invérifiables sur madame Hanriot et sur monsieur Fourcade (au cours de notre discussion il m’a notamment affirmé que ce dernier était homophobe, que des socialistes  avaient dit à l’Imam que monsieur Bazeli était juif et aux responsables de la synagogue qu’il était musulman, etc.). Même monsieur Renard, anicen délégué UMP de Pierrefitte, qui l’a pourtant invité à venir sy présenter, n’a pas été à l’abri de telles attaques.

Les interrogations des habitants de Pierrefitte sur l’ancrage qu’il y a, sur son lieu de vie, etc . ne me semblent pas des attaques personnelles mais  des questionnement légitime au sujet de sa volonté de s’y impliquer. A Pierrefitte, comme à Neuilly sur Seine les habitants ne sont pas forcément emballés par l’idée d’accueillir un candidat parachuté, à lui donc de faire la preuve qu’il peut apporter un plus à notre ville. C’est ce que les habitants de Pierrefitte attendent, toutes autres considérations au sujet de sa vie privée et de sa personne leur importent peu. A la mairie de Pierrefitte, comme à la Présidence de la République, les habitants veulent des personnes qui travaillent pour le bien commun et dépassent leurs intérêts personnels.

Rappeler à un candidat ces quelques exigences ne constitue pas des attaques personnelles. C’est le minimum du débat démocratique que de pouvoir exprimer son désaccord. Si monsieur Bazeli ne peut supporter les critiques et les oppositions, il n’a pas la dimension requise pour être à la tête d’une commune. Il n’y a aucune méchanceté de ma part dans un tel constat mais la volonté d’être claire pour que chacun puisse faire son choix en connaissance de cause.

Il déteste les gens qui changent d’idées :

Monsieur Bazeli m’a enfin reproché d’être venu le rencontrer et d’avoir écouté ses propositions puis d’avoir changé d’avis. Je n’ai jamais caché avoir rencontré les représentants des différentes listes avant de décider de rejoindre celle de Michel Fourcade. A monsieur Bazeli, comme à tous ceux avec qui j’ai discuté, j’ai toujours indiqué ma volonté de ne pas adhérer à un parti politique. Monsieur Bazeli ne pouvait ignorer mes idées puisque notre rencontre faisait suite à une invitation envoyée sur ce blog par un de ses colistiers. Je l’ai écouté, ne lui ai fait aucune promesse et ai eu la courtoisie de l’informer, par l’intermédiaire du militant qui m’avait contacté, que je ne donnerai pas suite à sa proposition.

Si c’est cela, changer d’idée alors c’est le cas de nombreux candidats. En effet, il est normal qu’avant de se présenter chacun s’interroge sur avec qui il le fera. Le candidat du Modem présent sur la liste de monsieur Bazeli a, comme beaucoup dans son parti, discuté avec le Parti Socialiste, dont il a été un élu plusieurs années, avec les verts et avec l’UMP pour finalement décider de faire liste commune avec  de dernier. J’espère que monsieur Bazeli ne considère pas monsieur  Kouppe comme quelqu’un de détestable.

photo.jpgSelon un article du Parisien, présent sur le blog de l'ancien délégué UMP de Pierrefitte, monsieur Bazeli lui-même a pu changer d’avis après avoir milité au Parti Socialiste. Cela n’en fait pas à mes yeux quelqu’un de détestable mais devrait l’inciter à plus de tolérance vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas ses idées.

Je persiste à exprimer mon absence de confiance envers monsieur Bazeli. De nature peu méchante, contrairement à ce qu’il affirme,  je suis entièrement disposé à changer d’avis à son sujet et à croire en sa bonne volonté, s’il parvient à m’en convaincre. Un test pour moi sera de mesurer son engagement et son action à Pierrefitte après les éléctions s’il les perd.

Benoît Menard


CE BOULEVERSANT AMOUR !

                       P90_antonietti1 Après 3 ans comme bénévole en Israël, et pensant devoir quitter ce pays pour 1 année, je tenais à dire mon émotion et toute ma gratitude

pour l’amitié que je n’ai cessé de voir manifestée, de tant de façons, à mon égard !

  Pendant les deux premières années, où j’ai aidé dans des Maisons de Retraite de Tel-Aviv, j’ai exprimé à plusieurs reprises, dans votre site, mon amour pour Israël, ainsi que ma joie d’être ici, et de partager la vie des Israéliens, au quotidien.   

J’avais beaucoup aimé vivre et travailler à Tel-Aviv. J’y ai maintenant des amis, et j’en suis reconnaissante. Mais, ensuite, lorsque le Ministère des Affaires Sanitaires et Sociales m’a envoyée pour aider à Netanya, j’y ai immédiatement été conquise par la chaleur des relations, par l’ouverture et la grande gentillesse des personnes. J’ai été souvent bouleversée par l’amitié très simple, authentique et profonde, avec laquelle j’ai été reçue ; amitié que je n’ai cessé de voir, jusque dans les détails de la vie de tous les jours, durant les 10 mois passés ici.   

Je peux dire qu’à Netanya, et en particulier dans la Maison de Retraite où je travaille, j’ai été accueillie comme dans une grande famille !  

Cette Maison «Pour l’Age d’Or » est le foyer d’environ 350 personnes âgées, pour la plupart totalement dépendantes. Il y a donc énormément de travail, ce qui est pour moi l’opportunité d’apporter une grande aide (en particulier pour faire manger et boire nos « résidents », mais aussi aider à la cuisine ou plier le linge, etc...)   

Ce que j’ai ressenti en arrivant ici est comparable à ce que j’ai vécu en quittant Paris pour venir habiter en Corse. Et je dis toujours que j’ai été heureuse, durant ces dix mois à Netanya, comme je ne l’avais jamais été durant toute ma vie ! D’ailleurs, 12 ou 13 amis de Corse, venus en visite ici, m’ont tous dit : «tu n’as jamais été aussi épanouie », « on ne t’avait jamais vue aussi heureuse », « on voit que c’est ta place, ici », « tu as même rajeuni » ! Or, certains de ces amis me connaissent depuis 22 ou 23 ans ! Et, désormais, tous ceux qui me connaissent, en Corse, savent qu’ici, je suis « épanouie et heureuse » comme jamais encore auparavant !   

Je tenais donc à exprimer toute ma gratitude, en particulier à cette ville, et à cette Maison.   

Je voulais aussi dire toute ma reconnaissance à mes amis de France et de Belgique qui m’ont donné les moyens de rester en Israël, durant ces presque trois ans. Si j’ai pu continuer à aider ici , c’est bien sûr grâce au soutien de leurs prières, et de leur amitié (manifestée par leurs appels téléphoniques, ou par les mails qu’ils m’ont si fidèlement envoyés !), mais aussi grâce à leur soutien matériel et financier !   

Grâce à eux j’ai pu, en particulier, suivre les cours d’Hébreu, et donc travailler d’autant plus efficacement que je parle et lis la langue du pays. C’est essentiel, autant dans les relations avec le personnel, qui me dit comment l’aider, que dans la relation avec les personnes âgées et les familles, pour être une présence d’amitié auprès d’eux.   

Le « soutien financier » de mes amis m'a été nécessaire, également, pour acheter les billets d’avion, chaque fois que je n’ai pas obtenu les visas et que j’ai dû quitter Israël, puis revenir continuer mon travail. En effet, durant mes presque 3 ans de service ici, j’ai dû sortir du pays (et revenir) à 4 reprises. Travaillant bénévolement, cela ne me fut possible que grâce à l’aide de plusieurs amis très généreux. Qu’ils en soient remerciés. 

Ce problème régulier de l’obtention du visa est devenu pour moi un déchirement, lorsqu'il m'a été dit, fin décembre 2007, que je devais quitter Israël le 1er mars, et pour toute une année ; et il m’a été précisé qu’ensuite je ne pourrais plus rester beaucoup ici, comme bénévole : j'étais déjà "restée trop longtemps en Israël", me disait-on, au bureau des visas. 

Mais cette épreuve est devenue une occasion nouvelle de voir tout cet amour extraordinaire qui s'est mobilisé pour moi d’une façon qui m'a bouleversée ! 

Bien sûr nous, bénévoles, savons que nous sommes ici seulement pour un temps. Et nous venons aider gratuitement, juste par amour, sans rien attendre en retour. Mais c’est, justement, cet amour qui nous anime tout au long de ces années, qui fait qu’ensuite, il est si douloureux de partir !   

J’ai maintenant ici de nombreux amis extraordinaires, qui m’aiment et que j’aime ; et l’amitié que nous nous sommes donnée n’a pas de limites de temps ; l’amour n’a aucun rapport avec un temps, ou une durée ! De même, l’amitié du personnel que j’aide, ou des familles que je soutiens de mon mieux dans leur souffrance. Quant à l’amour que nous manifestons aux personnes âgées et malades, et l’amour qu’elles nous donnent en retour… cela est tellement fort et profond qu’il semble même parfois que ce ne soit même plus de ce monde-ci ! Quelquefois, elles peuvent seulement nous l’exprimer par leur regard ; ou par le sourire qu’ils parviennent à esquisser lorsqu’ils nous voient et qui illumine tout leur visage : ou par leurs doigts qui, tant bien que mal, arrivent à serrer notre main, ou notre doigt. Mais, de toute façon… c’est toujours tellement bouleversant ! Et cet amour nous redonne au centuple tout ce que nous avons pu faire pour eux !! 

Pour moi, il a été à la fois tres douloureux d'envisager de partir, puis d'attendre la décision définitive durant deux longs mois ; mais combien il a été magnifique de voir la Maison de Retraite et les amis se mobiliser pour m’aider : tous m'ont entourée de leur amitié (par des coups de fil, ou des invitations, ce qui est infiniment précieux !), et aussi…. afin que j’obtienne le visa qui me permettra de rester ici avec eux ! 

Par exemple, j’ai vu mes responsables écrire au Ministère pour demander que je reste. Lorsqu’ils ont reçu une réponse négative, je les ai vus rédiger une nouvelle lettre (très belle et qui m'a émue jusqu'au fond du coeur), où ils expliquent à quel point je fais partie de l’équipe qui soigne les personnes âgées, et combien ma présence, mon sourire, mon amour, sont devenus partie intégrante des soins qu’on leur apporte, et indispensables à nos « résidents », qui se sont habitués à moi : mon départ serait un grand manque pour eux, etc… Puis, j’ai vu le personnel se mobiliser pour signer cette lettre. Et ceux qui n'ont pu signer ce jour-la m’ont ensuite dit : « si tu as besoin, pour toi, je signerai, et même… avec les deux mains !... » 

Hier, le Ministère de l'Intérieur a demandé de nouvelles pieces et courriers, pour mon dossier. J'ai vu plusieurs personnes de la Maison de Retraite s'activer, pour rédiger et faxer  immédiatement ces documents. Et, aujourd'hui-meme, j'ai recu.... le visa tant espéré : jusqu'au mois d'aout !!! 

Nous faisons les choses gratuitement, seulement par amour, et de tout notre cœur ; alors, combien il est magnifique de recevoir, en retour, tant d’amitié chaleureuse et d’amour, qui nous réjouit et qui nous illumine le cœur !

Je veux dire, une nouvelle fois que j’aime ce pays de tout mon être. J’aime cette ville, où j’ai été si heureuse et où…j’espère de tout cœur que je pourrai l’être… encore longtemps ! D.ieu voulant…

Que D.ieu bénisse et garde Israël ; c’est la prière de mon cœur.

Anne-Marie Antonietti pour Guysen International News

www.antonietti-israel.org