Le 15 Juillet 1815. 

L'Empereur français Napoléon Ier se rend à bord du Bellerophon, où il se rend aux Anglais.

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Napoléon on Board the Bellerophon (1880) par William Quiller Orchardson. Orchardson dépeint le matin du 23 juillet alors que Napoléon regarde le rivage français s'éloigner. Les personnes qui l'accompagnent sont, de gauche à droite : Nicolas-Louis Planat de la Faye, Charles-Tristan de Montholon, Louis-Pierre Maingault, Emmanuel de Las Cases, Anne Jean Marie René Savary, François Antoine Lallemand et Henri Gatien Bertrand. Dans le fond, le fils de Las Cases est également visible.


Bonsoir très chers ami(e)s,

D'abord j'espère que vous allez tous bien ?

Ensuite, en ce qui me concerne, pour ceux qui ne sont pas encore au courant. Samedi dernier, après avoir reçu de nouveaux SMS très insultants et diffamatoires (voire même, à la limite des menaces), de ma belle-mère (de son lieu de vacances). C'est la seconde fois que j'ai reçu des SMS de ce genre de ma belle-mère !!! Comme mon épouse vénère sa mère (malgré le passé…!!!), j'ai été obligé de la quitter une nouvelle fois. De rentrer chez moi à Pierrefitte Sur Seine auprès de ma mère. C'est aussi à cause de ma cohabitation avec les deux plus jeunes enfants de mon épouse, qui ont 22 et 21 ans, qui devenait de plus en plus impossible !!!

La procédure du divorce va être remise en place...Cette fois-ci, mon épouse et moi, nous sommes d'accord pour la conclusion définitive de cette histoire qui a commencé il y a 19 ans et demi. 

Le 12  juillet 2025 restera pour moi, un jour de deuil !!! Car, je voulais très sincèrement, réussir mon mariage. J'étais encore beaucoup plus déterminé cette fois-ci. Depuis mon retour auprès de Nawal, il y a presque 6 mois !

Contrairement aux ignobles allégations (à vomir) de ma belle-mère, j'ai fait de mon mieux pour bien m'occuper de mon épouse. Notamment depuis ces 6 derniers mois…!!!

Comme vous le savez tous, je suis un Monarchiste. Donc pour moi, le 14 juillet n'est absolument pas une fête. Mais un jour de deuil ! C'est l'anniversaire de la mort du premier Général de l'armée catholique et royale de Vendée: Jacques Cathelineau. Nous les royalistes français, nous avons aujourd'hui perdu notre plus grand représentant au niveau de la télévision 📺 : l'animateur et le présentateur: Thierry Ardisson. 

Aujourd'hui, c'est aussi l'anniversaire de la mort du Roi de France: Philippe II Auguste, le 14 juillet 1223.

Ce 14 juillet 2025 a encore été une journée très difficile. Car, j'ai dû me battre contre une nouvelle très très forte migraine. 

Très bonne soirée et très bonne semaine à tous.

Que Dieu vous garde tous, quel que soit votre religion !

Bien cordialement,

Jean-Pierre Renard 

Ancien Conseiller municipal gaulliste de Pierrefitte Sur Seine

Représentant du Lys Royal de France en Seine-Saint-Denis


14 juillet, prise de Jérusalem par Godefroy de Bouillon. Le reste RAB. Je ne fête pas le même 14 juillet que vous. Je ne fête pas une prise faite par des bourgeois misérables contre la France et contre le peuple. Aujourd'hui je fête la prise de Jérusalem par les croisés. Vive la France. Vive les croisades et mort aux bourgeois !!!“Je ne fêterai pas votre révolution.

On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.

Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.

Elles seules ont droit à ma vénération.

Je ne fêterai pas l’espérance trahie

Du peuple demandant l’arbitrage royal

Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal

Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.

Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.

Ni les grands mots ronflants de vos proclamations

Prônant la liberté dont vous priviez la France.

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier

Faisant assassiner, par sa triste colonne,

En l’église du Luc, près de six cents personnes

Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

On ne pardonne pas les Oradours-sur-Glane

Et vous seriez fondés d’en tarer les nazis

Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi

Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,

Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,

Vous disiez faire le pain de la République…

Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,

L’un de vos généraux prétendu glorieux,

Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…

Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux

Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,

Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…

Votre fraternité les unissait au feu.

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines

Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,

Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…

Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois

Que celle de la femme plus souple et plus fine…

Vous étiez sans culottes, alors ça se devine

Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

Quand vous abominez les gardiens sataniques

De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau

Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux

Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

Je ne fêterai pas les enterrés vivants

Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage

Ni du fameux Carrier les célèbres mariages

Voulus républicains mais surtout révoltants.

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,

Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,

Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs

Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

Quand, en les entassant dans barques à sabords

On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.

Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,

Il apparaît plus triste à l’approche du port.

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,

Ce symbole attitré de la révolution.

Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,

Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

Je ne chanterai pas votre révolution.

Elle a fait trop couler de sang, de pleurs, de larmes.

De notre vieux royaume elle a rompu le charme

Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,

Etables et clochers. Vous traîniez les enfers

Pour faire du bocage un immense désert

Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé

Au terroir de l’amour serait semence vive.

Il germe en attendant nos prochaines métives ;

Il fleurira, demain, épi de liberté.

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.

En un ordre qui met, au sommet, le devoir

Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir

Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

Pierre d’ANGLES Janvier 1989


Le 14 juillet  2025

FB_IMG_1752463569585Philip II of France Biography - Facts, Childhood, Family Life ...

Pour moi et comme d'habitude, est d'abord dédié au Saint d'Anjou, Jacques Cathelineau premier généralissime de la " grande armée catholique et royale" ,  mort le 14 juillet 1793 et inhumé à Saint Florent le Vieil. 

Requiescat in pace.

Puis, à l'anniversaire de la mort du Roi de France: Philippe II Auguste, le 14 juillet 1223.

Non à la Commémoration de la prise de la Bastille et non au 14 juillet comme fête nationale française !

Vive le Roy Louis XX !!!

Jean-Pierre Renard

Représentant du Lys Royal de France en Seine Saint Denis 


Le 13 juillet 1380 :

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Mort de Bertrand du Guesclin Connétable de France

Bertrand Du Guesclin meurt d'une maladie au cours du siège de Châteauneuf-de-Randon.

Ayant entendu dire que le Connétable de France s'apprête à rendre l'âme, le capitaine Anglais de la place de Châteauneuf vient lui-même lui remettre les clés de la ville.

Profondément affecté par la mort de son Connétable, le Roi Charles V lui accorde l'insigne honneur d'être enseveli en la Basilique des Rois de France à Saint-Denis ; honneur partagé dans l'histoire avec Arnault Guilhem de Barbazan et le Maréchal de Turenne.

Il participe à de nombreuses batailles : guerre de Cent Ans, guerre de Succession de Bretagne, première guerre civile de Castille, etc. au service de la Navarre et de la France.

Né en 1320 à La Motte-Broons, en Bretagne, fils de Robert II du Guesclin, vassal du Duc de Bretagne, Bertrand du Guesclin a pour devise : « Le courage donne ce que la beauté refuse ». Elle s'explique par sa laideur, qui lui vaut le surnom de «Dogue Noir de Brocéliande». Dans la Guerre de Succession de Bretagne, Bertrand du Guesclin prend fait et cause pour le camp français contre le parti breton pro-Anglais de Jean de Montfort. Il sert donc d'abord Charles de Blois, cousin du Roi de France, prétendant à la couronne du Duché de Bretagne.

Il soutient le siège de Rennes en 1357. L'un de ses faits d'armes les plus célèbres est la prise de la forteresse du Grand-Fougeray, non loin de Rennes après y avoir pénétré avec plusieurs compagnons déguisés en bûcherons. Efficace et novateur, du Guesclin utilise de nouvelles techniques de combat rompant avec la guerre chevaleresque : pratique la guérilla, coups de mains, embuscades et sièges de forteresses. Le « Dogue Noir de Brocéliande » interdit tout pillage et violence contre les non-combattants, tout en s'assurant que ses hommes soient bien rétribués après les combats.

En 1364, il bat les Anglo-Navarrais à Cocherel ; puis est fait prisonnier à la bataille d'Auray la même année ; une fois libéré par Charles V, contre rançon, il libère le Royaume des grandes compagnies de mercenaires ou écorcheurs, en les menant en Castille pour se placer au service de Henri de Trastamare, alors en guerre contre Pierre le Cruel. Bertrand du Guesclin a porté de nombreux titres : Chevalier de Pontorson, Capitaine de Normandie et du mont Saint-Michel, Seigneur de La Motte-Broons, Duc de Longueville, Chambellan, Connétable de France et Connétable de Castille, roi de Grenade et duc de Molina, etc.

Charles V le Sage, grâce à son Connétable de Bretagne, a récupéré presque toutes les terres françaises prises par Édouard III après le Traité de Brétigny et laisse un Royaume de France unifié et pacifié.


Le 10 juillet 1804.

Aucune description disponible.

L'aigle est choisi comme emblème par Napoléon pour représenter son règne.

C'est a l'aigle romaine, symbole de Jupiter et insigne des légions romaines que Napoléon se réfère.

Ce choix se fait également en référence a l'aigle de l'empereur Charlemagne.


IN MEMORIAM MARCEL BIGEARD 🙏 (1916-2010 )

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NOM DE CODE : BRUNO  

DEVISE : " CROIRE ET OSER "

MARCEL BIGEARD , NÉ LE 14 FÉVRIER 1916 À TOUL ET MORT LE 18 JUIN 2010 DANS CETTE MÊME VILLE DE MEURTHE-ET-MOSELLE .

RÉSISTANT DURANT L ́OCUPATION , SON NOM RESTE ASSOCIÉ AUX GUERRES D  ́INDOCHINE ET D  ́ALGÉRIE . IL A LA SINGULARITÉ D  ́AVOIR ÉTÉ APPELÉ SOUS LES DRAPEAUX COMME HOMME DU RANG , 2 ÈME CLASSE EN 1936 , ET D  ́AVOIR TERMINÉ SA CARRIÈRE MILITAIRE EN 1976 , COMME OFFICIER GÉNÉRAL QUATRE ÉTOILES 

( GÉNÉRAL DE CORPS D  ́ARMÉE ) .

LE GÉNÉRAL BIGEARD DEMEURE À CE JOUR LE SECOND GÉNÉRAL FRANÇAIS , DERRIERE LE GÉNÉRAL RAOUL SALAN , LE PLUS DÉCORÉ DE

L ́ ARMÉE FRANÇAISE , TOTALISANT TOUTEFOIS PLUS DE CITATIONS QUE LE SUSNOMMÉ .

LE 27 SEPTEMBRE 1974 , LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE , VALÉRY GISCARD D  ́ESTAING , LUI REMET LA DIGNITÉ DE GRAND-CROIX DE

L ́ ORDRE DE LA LÉGION D  ́HONNEUR ALORS 

QU  ́IL EST TOUJOURS EN SERVICE ACTIF .

UNE FONDATION PORTANT SON NOM EST CREEÉ EN 2011 .

LES HONNEURS MILITAIRES ONT ÉTÉ RENDUS AU GÉNÉRAL MARCEL BIGEARD , LE MARDI 22 JUIN 2010 À 11 HEURES , DANS LA COUR 

D  ́HONNEUR DE L ́HÔTEL NATIONAL DES INVALIDES , À PARIS . SES OBSÈQUES RELIGIEUSES SE SONT DÉROULÉES  LA VEILLE EN LA CATHÉDRALE DE TOUL , SA VILLE NATALE .

LE CERCUEIL DU GÉNÉRAL BIGEARD A ÉTÉ EXPOSÉ DANS LA NUIT DU LUNDI 21 JUIN AU MARDI 22 JUIN DANS UNE CHAPELLE ARDENTE DRESSÉE EN LA CATHÉDRALE SAINT-LOUIS DES INVALIDES , " L’ ÉGLISE DES SOLDATS ."

PLUS DE 2000 PERSONNES , DONT DE NOMBREUX MILITAIRES , ONT RENDU UN ULTIME HOMMAGE AU GÉNÉRAL MARCEL BIGEARD , 

LORS DE SES OBSÈQUES EN LA CATHÉDRALE DE TOUL OÙ L ́ÉMOTION ÉTAIT PALPABLE .

" C  ́EST UN HOMME QUI ÉTAIT UN HÉROS ET UN EXEMPLE . IL M  ́AVAIT DONNÉ UN CONSEIL : 

ÊTRE SOUPLE COMME LE CUIR MAIS TREMPÉ COMME L ́ACIER POUR ÊTRE ET DURER ," A DECLARÉ LE MINISTRE DE LA DEFENSE , HERVÉ MORIN , FAISANT RÉFÉRENCE À LA DEVISE DU 3 ÈME RÉGIMENT DE PARACHUTISTES ET

D  ́INFANTERIE DE MARINE DE CARCASSONNE 

(AUDE) , QUE LE GÉNÉRAL BIGEARD AVAIT COMMANDÉ DE 1958 À 1960 .

SUR LE CERCUEIL , RECOUVERT DU DRAPEAU FRANÇAIS , AVAIENT ÉTÉ POSÉS LA GRAND-CROIX DE LA LÉGION D  ́HONNEUR , LE KÉPI ET LA CASQUETTE KAKI DE PARA DU GÉNÉRAL , ALORS QU  ́UNE GERBE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE AVAIT ÉTÉ DE POSÉE AU PIED DE LA DÉPOUILLE .

 L ́ENSEMBLE DE L ́EFFECTIF DU 3 ÈME RPIMA , AINSI QUE DES CENTAINES DE MILITAIRES ,

DONT 500 PORTE-DRAPEAU , ONT ASSISTÉ AUX OBSÈQUES .

AU PREMIER RANG , FIGURAIENT GABY ET MARIE -FRANCE , LA VEUVE ET LA FILLE DU MILITAIRE , AINSI QUE PLUSIEURS PERSONNALITÉS POLITIQUES .

LE GÉNÉRAL MARCEL BIGEARD AVAIT FORMULÉ LE SOUHAIT , HÉLAS NON EXHAUCÉ , DE 

" REJOINDRE SES CAMARADES TOMBÉS AU COMBAT " PAR SES CENDRES DISPERSÉES AU-DESSUS DE DIÊN-BIEN-PHU ( VIETNAM ).

AU REGARD DU REFUS FORMEL SIGNIFIÉ PAR LES AUTORITÉS VIETNAMIENNES , SES CENDRES REPOSENT À FRÉJUS AU MÉMORIAL DES GUERRES D  ́INDOCHINE .

 NOUS LE SOUVENIR , À VOUS MON GÉNÉRAL 

L ́ IMMORTALITÉ .

 

     " UNE CERTAINE IDÉE DE LA FRANCE ! " 


Ma citation du jour:

🙏✝️⚜️

« Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! »

(François Athanase Charette de La Contrie, général royaliste de la guerre de Vendée). 


"Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. 

Plutôt mourir, mon colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure !"

Aucune description disponible.

Le 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry.

Le lieutenant Degueldre se présente devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine.

Autour de son cou, il avait noué un foulard de la Légion. 

Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. 

Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. 

Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

« Dites lui que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. 

Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise.

Les trois premiers officiers désignés pour commander le peloton d'exécution refusent d’accomplir cette sinistre besogne. 

Ils sont sanctionnés, rayés des cadres et mis aux arrêts.

Le sous-officier remplaçant, chef de peloton, abaisse le bras. 

Les soldats qui doivent l’exécuter, émus par son courage, hésitent à tirer.

Douze coups retentissent cependant dans la nuit… mais une seule balle l’atteint au ventre.

L'adjudant chargé du coup de grâce se précipite, pour accomplir sa sinistre besogne, et constate que le condamné est toujours en vie. 

Sa tâche n'est plus d'achever un moribond, mais de tuer de sang-froid un vivant... ce n'est plus pareil. 

Sa main tremble et décharge l'arme à côté. 

Dans l'assistance c'est la stupéfaction.

Le Procureur en est agacé. 

Mécontent, il fait signe à l'adjudant de se hâter. 

Degueldre, recroquevillé, souffre. 

L'adjudant, toujours tremblant, pointe une nouvelle fois son arme vers la tête de l'officier, ferme les yeux et appuie sur la détente. 

Rien ! L'arme est enrayée !

Exaspéré par cette situation, unique dans les annales d'une exécution, le Procureur ordonne qu'une autre arme de poing soit apportée. 

Personne parmi les militaires présents n'en possède une. 

Il faut courir en chercher une ! 

Degueldre est toujours vivant, conscient.

À partir de ce moment-là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires.

Mais les ordres étaient formels ; il fallait que Degueldre soit tué ! 

Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les États-Majors, le FLN et l’Élysée…

Pétrifié par la scène, glacé d'effroi, le défenseur du condamné demeure inerte.

On remet enfin un pistolet à l'adjudant qui est écœuré par cette boucherie.

04h08, une nouvelle détonation retentit… et c’est la fin. 

La boucherie a duré 12 minutes…

Mais Roger Degueldre entre dans l'éternité...

Il aura respecté jusqu’à la fin son serment « la mort plutôt que le déshonneur ! »

Nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : " Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ".