21 mars 2020
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« Le vieux Goethe n’aimait plus lire Faust qu’en français et dans les images de Delacroix.»
(André Suarès)
La culture française peut-elle encore retrouver son éclat d’antan ?
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« Le vieux Goethe n’aimait plus lire Faust qu’en français et dans les images de Delacroix.»
(André Suarès)
La culture française peut-elle encore retrouver son éclat d’antan ?
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« Les peuples somnolaient, le destin prit soin qu'ils ne s'endormissent pas.»
Friedrich Hölderlin
Le poète allemand voit le jour le 20 mars 1770.
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« L'histoire de France commence avec la langue française. La langue est le signe principal d'une nationalité. »
Le 9 février 1874 : mort de Jules Michelet.
Le Point culture de Karim Ouchikh:
Nous célébrerons aujourd’hui la fête de la Présentation de Jésus au Temple qui est associée à la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie.
La Présentation de Jésus au Temple, fresque de Fra Angelico, vers 1440 (Basilique San Marco, Florence).
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« Si vous cherchez la joie, cherchez la joie la plus haute : celle du don de soi, celle du sacrifice pour la patrie, celle de l'effort vers un monde nouveau. »
Jean de Lattre de Tassigny naît le 2 février 1889. Blessé durant la Première Guerre mondiale, il se distingue avec bravoure lors de la Seconde Guerre mondiale, puis participe à la guerre en Indochine.
Aux grands hommes, la patrie reconnaissante.
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« Si veut le roi, si veut la loi ! »
Suger
Le 13 janvier 1151 : mort de Suger.
Abbé de Saint-Denis, il fit reconstruire la basilique, donnant ainsi naissance au style de l’art gothique ; principal administrateur du royaume sous le règne de Louis VII, Suger se range pareil les tous premiers grands hommes d’État français.
Simon Vouet, L’abbé Suger (Nantes, musée d'Arts)
Le Point culture de Karim Ouchikh:
« Je suis tellement heureux lorsque je me promène dans les bois, parmi les arbres, les fleurs et les rochers. Personne n'aime la campagne autant que moi. Ici, la surdité ne me préoccupe plus. »
Le 17 décembre 1770 : naissance à Bonn de Ludwig van Beethoven.
Le Point culture de Karim Ouchikh:
Le 28 novembre 1881 : naissance à Vienne de Stefan Sweig, auteur d’une œuvre immense, dont "Le monde d'hier", mon ouvrage préféré.
L’écrivain autrichien est à mes yeux le véritable père de l’Europe, une Europe littéraire, impérissable, qui ne s’encombre pas des frontières politiques.
Le Point culture de Karim Ouchikh:
Le Général Jean-Baptiste Eblé, héros de la Bérézina
Le 26 novembre 1812 : cinq semaines après avoir quitté Moscou en flammes, les troupes napoléoniennes atteignent la Bérézina. Perpétuellement harcelés par les cosaques du maréchal Koutouzov, les cohortes de soldats affamés, dont les rangs sont décimés par le froid et la maladie, ne peuvent franchir la rivière glacée. Le seul pont permettant de la traverser a été détruit par les Russes.
À cet instant, un homme sauve la situation : Jean-Baptiste Eblé, ce général de division qui fut nommé en février 1812 commandement en chef des pontonniers de la Grande Armée. Entouré de 400 pontonniers néerlandais, il parvient à construire deux ponts de bateaux sur la rivière, par un froid de - 26°, n'hésitant pas à se jeter à l'eau pour montrer l'exemple à ses hommes. Ses efforts héroïques permettent le passage de plus de 50 000 hommes, qui échappent ainsi de peu à l'ennemi. Le 29, il met le feu aux ponts pour empêcher les Russes de les utiliser.
La retraite se transforme en déroute. Sur les 700 000 militaires que comptait la Grande Armée en juin 1812, à son entrée en territoire russe, seuls 300 000 soldats rentreront en France à la fin de cette même année. Le général Éblé meurt d'épuisement le 31 décembre à Königsberg : son corps y repose, dans l’église de la capitale de la Prusse-Orientale. Son cœur a été transféré dans la crypte des des Gouverneurs en la Cathédrale Saint-Louis des Invalides.
Le nom de ce héros de la campagne de Russie est gravé sous l'arc de Triomphe, précisément sur le pilier Est, à la 13e et 14e colonnes. Un monument commémoratif surmonté d'un buste en bronze est érigé devant l'église de sa ville natale à Saint-Jean-Rohrbach, en Lorraine, tandis qu'une statue en pied signée Emile Fernand-Dubois honore sa mémoire sur la façade Nord du Louvre, Rue de Rivoli.
Le Point culture de Karim Ouchikh:
Lettre d'un Poilu à la veille de sa mort
Ma très chère et très aimée Marie,
Dieu l'a ainsi décidé, cette lettre est la dernière que vous lirez de moi ! Je l'écris après avoir reçu l'ordre de diriger une attaque qui doit entraîner les plus grands sacrifices - le mien en particulier.
Je la confie à un officier de la 232ème, le lieutenant Ruez, qui vous la fera parvenir, quand mon sacrifice aura été accompli.
J'offre volontiers (ma vie) à la France, en vue de la grandeur de laquelle j'ai toujours travaillé et vécu.
En vous quittant ainsi, je vous laisserai, je l'espère, un souvenir qui vous soutiendra dans la vie.
Soyez assurée que je vous aime comme je vous ai toujours aimée et que j'emporte dans le cœur notre image chérie, ainsi que celles de mes quatre enfants, dans l'âme desquels vous me ferez revivre.
Le temps nous manque pour adresser un dernier adieu à notre bonne et vénérée mère, je vous prie de lui annoncer ma mort au Champ d'Honneur. Venant de vous qu'elle affectionne particulièrement, ce coup lui sera moins rude.
Dites-lui que son âme a forgé la mienne et que je l'embrasse du fond de mon cœur, ainsi que mon père qui fut mon modèle.
Je n'oublie aucun des nôtres dans ma dernière vision de la vie.
Mon baiser le plus affectueux à mes chers petits Pierre, Louis, Anne, et Charlotte ; à vous mon plus tendre adieu et au revoir !
Votre Paul
Lettre lue à Gonesse le 11 novembre 2017 lors de la cérémonie de commémoration du 11-Novembre 1918.