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Chère Amie, Cher Ami,

La réforme des rythmes scolaires, voulue par François Hollande et Vincent Peillon, a été mise en place pour 20% des élèves du primaire à la rentrée 2013. Son application se révèle être terriblement chaotique.

D’abord cette réforme n’est pas financée. Pour 2013, son coût est d’environ 150€ par enfant, voire j trois fois plus dans certaines zones rurales peu dotées en infrastructures. Dans la plupart des cas, les aides de l’Etat ne suffisent pas à couvrir ces frais. Pour la rentrée 2014, aucun financement ne semble pour l’heure assuré pour les 80% des communes restantes qui devront mettre en place la réforme.

Une large part du poids financier de la réforme sera donc à charge des communes, dont la plupart ne peuvent faire face, sauf à augmenter les impôts locaux, ce qui est inacceptable dans le contexte de matraquage fiscal subi par les Français. Est-ce d’ailleurs un hasard si le gouvernement est passé par un décret et non par une loi pour faire passer ce texte ? Il s’agit d’un transfert non financé de compétences de l’Etat aux communes, ce qui n’est pas constitutionnel. Une loi aurait pu faire l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel et probablement d’une censure sur la base de l’article 72-2 de la Constitution.

Ensuite, cette réforme a été mal préparée. Il y a des difficultés à trouver des activités périscolaires valables pour remplacer les heures de cours. Est-ce pertinent d’un point de vue pédagogique de remplacer le temps d’apprentissage par de « l’initiation aux claquettes » ou de «l’initiation Hip Hop » ? La diverse qualité des activités périscolaires proposées risque d’ailleurs de renforcer les inégalités entre élèves. Beaucoup d’écoles subissent une désorganisation préoccupante en termes d’encadrement, d’horaires et de programmes. Faute d’avoir bien été organisée en amont avec toutes les parties intéressées, l’application de la réforme se traduit par un désordre anxiogène pour tous : personnels enseignants, parents et élèves, à commencer par les tout-petits en maternelle. Certains syndicats se sont mêmes alarmés de problèmes en matière de sécurité et d’hygiène.

Dans ce contexte, nous ne pouvons pas laisser les maires, les personnels enseignants, les parents et leurs enfants seuls face à tant d’incertitudes. Notre devoir est de réagir pour améliorer la situation dans nos écoles.

C’est pourquoi j’ai officiellement demandé à François Hollande de reporter l’application de cette réforme tant qu’elle n’est ni financée ni correctement organisée. Je vous invite donc à signer et à faire signer autour de vous la pétition que je viens de lancer pour le report de la réforme des rythmes scolaires !

Merci de votre soutien !

Avec ma fidèle amitié,

Jean-François Copé
Président de l'UMP


 

 

Président de l'UMP

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