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800 femmes rabbins dans le monde !

La persécution nazie força plusieurs rabbins allemands à émigrer pendant les années 1930. Plusieurs communautés se trouvèrent privées de rabbin et c'est ce qui permit à Regina Jonas de trouver du travail en tant que rabbin et prêcher dans une synagogue, quoique pour une brève période seulement; comme la majorité des Juifs allemands, elle fut bientôt mise au travail forcé. Malgré tout, elle continua son travail rabbinique, à enseigner ainsi qu'à prêcher.

Pour plus d´infos sur Regina Jonas: http://fr.wikipedia.org/wiki/Regina_Jonas

Célia Surget, deuxième femme rabbin en France

celiasurgeteleverabbinlyon(Photo publiée avec l'aimable autorisation de F.Abitbol)

Nous voudrions saluer la nomination de Célia Surget, 29 ans, rabbin au Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) et qui officiera dans l'une de leurs trois synagogues, rue du Surmelin à Paris (20ème).
D'origine franco-américaine, Celia Surget  a vécu en
Suisse et après s'être initiée à l'Histoire des religions a poursuivi, durant des années, sa formation de rabbin aux U.S.A, en Israël et en Angleterre  à l'Institut Léo Beck où elle a reçu son ordination (semikha) des mains du rabbin Marc Winer.
Célia Surget est la deuxième femme rabbin en France, après Pauline Bebe, entrée en fonction, il y a déjà 17 ans, actuellement rabbin de la synagogue Maayan au sein de la Communauté Juive Libérale (
CJL) et auteur d'un ouvrage de référence : Ishah, dictionnaire des femmes et du judaïsme (Calman Lévy).
La première  femme rabbin au monde fut la remarquable Régina Jonas, ordonnée en Allemagne en 1935 par le rabbin libéral Max Diennemann ; elle fut déportée en 1942 à Theresienstadt et en 1944 à Auschwitz. Elle est d'ailleurs l'un des personnages centraux du dernier et très beau roman de l'écrivaine
Clemence Boulouque.
Il a fallu attendre 1972 pour que soit ordonnée, par le judaïsme libéral, aux U.S.A, Sally Priesand. Il y aurait aujourd’hui, au sein des différents courants progressistes du judaïsme, près de 800 femmes rabbins dans le monde ( principalement aux U.S.A mais pas uniquement) et un nombre non négligeable de femmes chantres (‘hazanot).
Rappelons que le
judaïsme contemporain est composé de 4 courants : orthodoxe,conservative ou massorti, libéral et  reconstructioniste (les trois derniers appartiennent au mouvement dit progressiste qui prône l'égalité entre les hommes et les femmes dans le judaïsme).
En France, où c'est le courant orthodoxe qui prédomine, en particulier au sein du judaïsme consistorial représentant officiellement le judaïsme français (bien que la majorité des Juifs français se définisse simplement comme traditionaliste) : il n'y a pas de femmes rabbins. Il faut toutefois souligner, qu’au cours de ces dernières années, au sein même du mouvement juif orthodoxe, trois femmes ont reçu leur ordination, en Israël et aux U.S.A.

source: http://soniasarahlipsyc.canalblog.com/archives/2007/08/index.html


Certains propos tenus par certains médias, sur cette triste et horrible attentat antisémite, me donnent envie de vomir !

LA MERE DE RUDY : "MON FILS N'EST PAS UN VOYOU !"

LEMONDE.FR


Quatre jours après que Rudy, un jeune juif, a été roué de coups dans le 19e arrondissement de Paris, samedi 21 juin, sa mère, Corinne H., a souhaité s'exprimer devant quatre médias, dont Le Monde. Indignée par "tout ce qu'elle entend sur Rudy", elle réfute l'appartenance de son fils à une bande qui se serait affrontée avec un groupe de jeunes Noirs. Voici sa version des faits.

La santé de Rudy : "Rudy va beaucoup mieux. Physiquement, il a des hématomes sur tout le corps, les bras, le visage. Il a des points de suture sur le crâne et souffre beaucoup de douleurs à la tête. Il est faible mais les médecins disent qu'il va s'en sortir. Il ne se souvient de rien, absolument de rien. Il dit : 'j'ai rêvé ?' Il voit les hématomes sur son bras et demande : 'qu'est-ce que c'est ?' Il n'a pas encore vu son visage."

L'agression : "Samedi, il est parti de la maison à 16 heures. A 22 h 30, il n'était pas rentré. J'étais très inquiète, j'ai donc décidé d'aller à sa rencontre à pied [depuis Pantin où la famille réside]. J'ai interrogé ses amis, je suis allée au commissariat du 19e arrondissement. On m'a dit : 'non madame, il n'y a rien'. J'ai téléphoné au SAMU. Là, on m'a dit qu'il y avait un jeune sous X dans le coma qui était arrivé à Sainte-Anne et avait été transporté à l'hôpital Cochin. Je me suis dit, ce n'est pas lui, c'est la fête de la musique ce soir, il y a beaucoup de monde… A minuit je suis allée à Cochin et quand je suis entrée j'ai vu mon fils. Et là, effondrement total. Ensuite, la police m'a téléphoné pour porter plainte. Je voulais récupérer la kippa de Rudy, on m'a dit non."

Les bandes : "Rudy allait à la synagogue, j'en suis certaine. 19 h 30, moment où il était agressé, c'est l'heure de l'office. Pour moi, il était seul. On ne l'aurait pas laissé tout seul, les autres ne l'auraient pas abandonné comme ça.

Mon fils n'est pas un voyou. Je suis conseillère d'éducation dans un lycée, je travaille avec des jeunes. Je lui ai inculqué des règles de valeur. Il a des amis de toutes les religions, de toutes les races. Dire que mon fils faisait partie d'un groupe extrémiste, le Betar, pas du tout ! C'est un jeune de 17 ans qui veut grandir, qui veut sortir, et qui a beaucoup d'amis."

Antisémitisme : "Je suis au courant qu'aux Buttes-Chaumont, il y a des bagarres, mais je croyais que c'était des petits accidents. Jamais Rudy ne m'a parlé de grandes bagarres. Des insultes antisémites, oui, mais rien de bien grave. Sinon je ne laisse pas mon fils... C'est un quartier agréable.

Il est resté tout l'après-midi avec des copines dans le parc. A 19 h 30, il est passé au mauvais moment. Il n'avait rien sur lui, pas de papiers d'identité, pas de clé, pas de téléphone portable, rien du tout sauf un t-shirt, un jean et une kippa.

J'attends de la justice qu'elle arrête ceux qui lui ont sauté dessus, qui ont donné des coups de bâton et qui ont voulu le tuer. Oui, on a voulu tuer mon fils. Et je remercie le monsieur qui a dispersé le groupe."

Le contrôle judiciaire [en décembre 2007, Rudy avait été interpellé par la police puis mis en examen pour violence en réunion avec arme par destination, un casque de scooter dont il s'était servi dans une bagarre] :

"Il est sous surveillance judiciaire. Il était allé place Itzrak Rabin, dans le 12e arrondissement, pour l'allumage de bougies lors d'une cérémonie pour la libération de soldats israéliens [prisonniers du Hamas] ; il m'avait d'ailleurs demandé la permission. Il y a eu une bagarre. C'était un accident et cela n'a rien à voir avec son agression. Ça le tracasse cette histoire.

Il a été traumatisé par les contrôles, chaque fois que l'on partait en vacances, son éducateur, tout le dispositif mis en place. Il part le 2 juillet en Israël dans le cadre du volontariat civil, il veut être tranquille. Il n'allait pas se mettre dans une bande.

Rudy n'est pas militant, il est tolérant. Ses amis de Pantin, tout le monde l'aime. Il ne peut pas faire partie d'un mouvement sioniste, extrémiste. On a beaucoup voyagé. Je ne vais pas l'emmener en Tunisie s'il fait partie du Betar !"

Propos recueillis par Isabelle Mandraud
Cinq mineurs placés sous statut de témoins assistés

Cinq mineurs, âgés de 14 à 17 ans, qui avaient été placés en garde à vue après des affrontements au cours desquels un adolescent de confession juive, Rudy H., avait été grièvement blessé samedi 21 juin à Paris, ont été placés dans la nuit de mardi à mercredi sous le statut de témoins assistés par la juge Géraldine Rigollot.

Le parquet demandait leur mise en examen et leur placement en détention provisoire pour violences volontaires en réunion, aggravées par le caractère antisémite de l'agression et le port d'arme.

Le statut de témoin assisté signifie que la magistrate considère ne pas disposer de suffisamment d'éléments pour leur imputer l'infraction. Ce statut leur donne, ainsi qu'à leur avocat, accès au dossier d'instruction.

L'entretien accordé par la première Dame de France au quotidien:" Libération"

Carla à «Libé», c'est du sérieux!
 

 L'entretien accordé par la première Dame de France au quotidien:" Libération"

 

 
Carla Bruni
Recueilli par LUDOVIC PERRIN, PAUL QUINIO, MARIE GUICHOUX, GÉRARD LEFORT ET LAURENT JOFFRIN
QUOTIDIEN : samedi 21 juin
   
  
«Epidermiquement de gauche», l'épouse du président de la République s'explique sur sa musique, sur sa fonction, et nous répond sur la politique de Nicolas sarkozy.
 

Votre maison de disque avait l’idée de mettre un sticker sur l’album : «Vous pouvez aimer Carla Bruni sans aimer son mari.» Qu’en avez-vous pensé ?

Je comprends qu’elle ait voulu, à un moment, couper l’herbe sous le pied à cet amalgame. Je suis consciente du trouble de cette situation de dédoublement parce que cela suscite un trouble en moi aussi… Quand je fais un disque, je plonge dans mon noyau intime. Pour le préserver, il a fallu que je me dédouble. C’était la seule solution, pas forcément pour rester chanteuse mais pour survivre.

Survivre ! Le mot est fort !

Oui, survivre au fait d’être complètement dépassée par la situation extérieure.

Dans le disque, vous tutoyez quelqu’un est-ce un tutoiement de convention, une convention poétique ou artistique ?

Le tutoiement s’adresse toujours à quelqu’un, imaginaire ou non. J’ai écrit des chansons qui semblaient ciblées. Certaines portaient même des prénoms. Les chansons, je les écris beaucoup à travers les sentiments que je ressens. Je n’écris pas sur moi-même ou quelqu’un, j’écris à travers moi, comme un prisme. Donc le tutoiement est absolument précis et imaginaire.

Donc «fais gaffe à toi, je suis italienne»…

Je pourrais vous le dire par exemple ! Mais je ne suis plus italienne depuis trois mois.

Vous êtes donc naturalisée française ?

Pas encore, la procédure est longue pour tout le monde, mais je suis désormais française.

Pourquoi ne l’avez-vous pas demandé avant de vous marier ?

Parce que je ne souhaitais pas particulièrement devenir française. J’avais une carte de séjour, je pouvais travailler en France, je suis européenne. Ma sœur qui souhaitait voter en France a demandé la nationalité et l’a obtenue, mais c’est son choix. Moi, j’ai un passeport italien que je peux garder jusqu’en 2012. Il expire après ! Mais symboliquement, je me considère française.

Quand vous avez dit à votre mari que vous veniez à Libération…

Il a dit : «J’ai confiance en toi, vas-y.»

Il y a quand même des gens dans son entourage qui vous conseillent…

Je demande conseil à certaines personnes, mais personne ne me conseille.

Pierre Charon, un de ses fidèles s’occupe de votre communication.

Il y a un monde qui m’était complètement étranger, le monde des gens conservateurs, c’est-à-dire qui ont été profondément choqués par l’arrivée dans le paysage d’une fille qui n’est pas française, pas mariée, libre d’avoir été qui elle a été, qui a un enfant… J’ai donc demandé à monsieur Charon comment désinquiéter ces personnes. Par exemple, je n’avais pas compris la prépondérance du fait d’être mariés. Même si je viens d’une famille bourgeoise, elle n’est pas du tout conservatrice. Les miens ont été choqués par son arrivée [celle de Nicolas Sarkozy, ndlr] dans notre paysage !

Mais mon mari ne correspond pas à l’idée que je me faisais des conservateurs. Il n’est pas du tout conservateur. Il ne correspond pas non plus à toute une partie des personnes qui composent son parti.

Revenons au disque. Des textes sont de vous, d’autres non, notamment «la Possibilité d’une île» de Michel Houellebecq. Pourquoi ce choix?

C’est un poème que j’adore. Je crois aussi que mon agent a été soulagé qu’il y ait des paroles qui ne puissent pas prêter le flanc à des interprétations.

Y a-t-il des chansons que vous avez écrites depuis votre rencontre?

Dans «L’Amoureuse», une phrase dit «les rues sont des jardins, je danse sur les trottoirs». C’est une chanson sur l’exaltation amoureuse. Elle a été développée après ma rencontre avec mon mari mais elle a été écrite avant.

Vous organisez des dîners avec des artistes pour votre mari. Considérez-vous que cela fait partie de votre mission d’essayer de combler le fossé entre les milieux culturels et la droite?

J’aimerais faire quelque chose, mais le fossé que vous évoquez entre la droite et la culture, c’est une pensée extrême. Il y a sans doute des gens extrêmement cultivés à droite et sans doute des ignorants à gauche. Je suis de ces derniers, ignorante !

Peut-être puis-je l’aider pour lui permettre de mieux communiquer sur les choses qu’il aime, de donner une place supérieure à la culture. Mais je suis très peu intervenue.

Sur les inquiétudes des producteurs de télévision sur le service public et sur la possible nomination de Georges-Marc Benamou, conseiller de l’Elysée, à la Villa Médicis, vous êtes intervenue…

Sur la Villa Médicis, j’ai donné une opinion autour d’un déjeuner en tête-à-tête avec mon mari. Je lui ai dit : «Je trouve qu’il est fondamental d’y prêter beaucoup plus d’attention.» Ce n’est pas un lieu anodin, c’est un lieu magnifique, un lieu précieux.

Sur les producteurs, la télévision, j’ai déjeuné avec mon amie Fabienne Servan-Schreiber, qui m’a fait part de ses craintes. J’ai vu à quel point elles étaient justifiées. Je lui ai demandé d’en parler directement à mon mari. Je leur ai permis de lui dire leurs inquiétudes et eux ont pu entendre ses projets, qui ne sont pas qu’une idée flamboyante…

Sur le téléchargement, vous êtes pour la sanction contre les internautes?

Internet est un lieu en dehors des lois. Or la liberté ne signifie pas que l’on est hors-la-loi. Aucun d’entre nous ne peut être hors-la-loi. C’est la condition de la démocratie.

Vous avez une fonction - épouse du chef de l’Etat - et un métier - chanteuse. Ne craignez-vous pas que votre métier, pendant le quinquennat, ne devienne une simple occupation ?

Je peux faire des télévisions en tant que chanteuse, mais je ne peux pas faire de scène parce que je ne peux pas me permettre d’entraîner une infrastructure de sécurité qui, dans mon esprit, est choquante. Il y a juste un monsieur qui est là… Un officier de sécurité. Je recommencerai à faire des concerts lorsque mon mari ne sera plus président de la République. Mais mon métier ne deviendra pas une occupation. C’est un métier qui fonctionne en parenthèses, même en dehors de ma situation actuelle.

Dans votre fonction d’épouse de chef de l’Etat, quels sont les moyens mis à votre disposition par l’Etat ?

J’utilise le secrétariat de mon mari. J’ai un bureau, un lieu dans la partie privée de l’Elysée. Les dames, on les met dans la partie privée. Ce n’est pas une place très claire.

Votre demi-sœur, Consuelo, est aussi à l’Elysée depuis votre arrivée…

Elle fait un stage avec Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique, sur l’aide humanitaire.

Sur la question du statut d’épouse du chef de l’Etat, en avez-vous déjà discuté avec Nicolas Sarkozy ?

C’est aux Français de décider si c’est un véritable statut. En tout cas, du point de vue psychologique, c’est très spécial. Cela signifie que, lorsque l’on épouse quelqu’un, on a des devoirs mais on n’a pas de place précise. Ces devoirs sont-ils simplement les devoirs d’une épouse ? A ce moment-là, on rentre dans un système phallocratique.

La tradition, c’est de représenter les femmes françaises et les hommes français, la France. J’ai juste essayé de m’engouffrer dedans. Je suis une femme moderne mais les traditions ne sont pas modernes. J’ai juste pris ce chapeau-là et ce vêtement-là.

Vous avez effectivement endossé l’habit. Mais comment allez-vous faire exister la fonction ?

Je vais essayer d’utiliser cette place pour quelque chose de fondamental. Evidemment, c’est toujours lié à des actions humanitaires. Cela aussi, c’est une tradition. Moi, je n’oserais pas faire des choses qui choquent les gens et qui sortent des traditions.

Plus tôt, vous vous êtes rangée parmi «les ignorants de gauche»…

Mes réflexes épidermiques sont de gauche. Ce n’est pas une idéologie ni un système. Je ne suis pas une militante, je ne l’ai jamais été. J’ai l’impression que les gens qui sont complètement d’un côté ou de l’autre ne pensent qu’avec une partie du cerveau.

Qu’est-ce qui dernièrement vous a fait réagir de manière épidermique?

Les tests ADN pour contrôler l’immigration.

Aujourd’hui encore, vous iriez à un meeting contre les tests ADN ?

Si j’étais libre d’y aller, complètement, j’irai. Si je ne portais pas préjudice à «la nouvelle situation».

«La nouvelle situation» ne vous empêcherait pas d’y aller ?

Non.

Avez-vous perdu des amis de gauche?

Non, j’ai de vrais amis

Vous aviez un capital de sympathie dans une nébuleuse de gauche. N’avez-vous pas l’impression de l’avoir perdu ?

Peut-être l’ai-je perdu sans l’avoir mesuré. C’était quand même dans la nébuleuse, pas seulement de gauche. Nébuleuse tout court !

Vous auriez pu voter en tant qu’Européenne pour les municipales en France. L’avez-vous fait ?

Non. Je n’ai jamais beaucoup voté. Je m’y mets avec beaucoup d’attention. Vous ne mesurez pas à quel point je suis tombé là-dedans !

Pour la prochaine élection présidentielle, vous voterez pour votre mari ou à gauche ?

Si mon mari se représentait, je voterais pour lui.

Vous avez un doute sur le fait qu’il se représente ?

Oui. Comme j’ai un doute sur le fait d’être vivante dans une heure!

Dans un journal américain, vous aviez dit que vous n’aimiez pas beaucoup Ségolène Royal. Que lui reprochez-vous ?

Sa voix.

Pourquoi sa voix ?

Elle ne me dit rien.

Et ses idées ?

J’ai apprécié qu’une femme soit candidate. Est-ce que j’apprécie ses idées ? Il faudrait que je les reformule précisément… J’apprécie le fait que ce soit une femme courageuse.

Et Brice Hortefeux, vous l’aimez bien ?

En tant que personne, je l’aime beaucoup.

En tant que ministre ?

A part cette chose des tests ADN qui lui a un peu échappé, en tant que ministre, je ne le jugerai pas.

Vous n’avez pas de point de vue sur la politique d’immigration qui est menée actuellement ?

J’ai un point de vue, mais ma position actuelle implique des compétences que je n’ai pas. Et je n’ose pas vous répondre à la bonne franquette. J’aimerais bien, mais je n’ose pas. Ce n’est pas pour ne pas porter préjudice à mon mari, mais par peur d’être nulle. D’un côté, je pense que c’est tragique d’être reconduit à la frontière lorsque l’on cherche une terre d’asile, un endroit où reconstruire sa vie. De l’autre, je pense que c’est extrêmement complexe de légiférer sur l’immigration.

Dans les interviews, vous parlez de vous, vous ne parlez pas des Français. Comment les voyez-vous ?

Je ne parle pas des Français, c’est vrai. Je n’étais pas concernée avant, même si je vis en France depuis longtemps, par cette entité que sont devenus les Français pour moi. Les Français sont un peuple assez nostalgique, très littéraire, et aussi assez peu musical.

Pensez-vous que les gens ont des raisons de manifester ?

Les gens ont des droits, le droit de les faire valoir, de protester. C’est une tradition française de protester, très forte et importante, finalement précieuse.

Vous vous êtes toujours affichée comme une femme libre. Elle a l’air très contrainte par la fonction, la femme libre…


Je suis contrainte par l’effet que fait la fonction, pas par la fonction elle-même, qui n’est pas une grande contrainte.

Pour les conseillers du Président, vous êtes une carte maîtresse dans la reconquête de l’opinion. Etes-vous consciente ou inconsciente de ce rôle ?

Je n’en suis pas très consciente. Je ne suis pas sûre que ce soit vrai.

Quand même…

Si l’opinion est une chose de surface, alors oui, je peux l’aider. Si l’opinion est une chose de fond, non. Je ne fais rien sur le fond pour l’instant. Si un jour je fais quelque chose, j’espère que cela pourra servir à des gens. Pas seulement à son image.

Mais le redressement de l’image qui passe par la fin du «Sarko bling-bling», c’est grâce à vous ?

Peut-être que, plus que bling-bling, il a été inconscient avec moi dans les débuts. J’ai essayé de comprendre ce qui s’est passé au début, pourquoi cela avait été tellement épouvantable au moment le meilleur. Pour un couple, c’était épouvantable. Le bling-bling, ce serait les montres, les lunettes, etc ? J’ai des goûts assez austères. Est-ce vraiment une affaire de montre ?

Non, c’est une affaire de style en général.

De style ?

Il est plus sobre aujourd’hui qu’il ne l’était il y a un an…

C’est vrai ? Ouais !

Votre «ouais» sonne comme une victoire !

Il est plus sobre. C’est important pour quelqu’un dans sa position.

Une femme est-elle obligée de faire corps à ce point avec la politique de son mari ?

Faire corps ? Personne n’est obligé de faire corps ni avec la politique ni avec son mari ! On fait corps si on veut.

Je ne fais pas tellement corps avec sa politique. Si ? Vous trouvez ? Je lui ai apporté mon univers comme il m’a apporté le sien. Faire corps voudrait dire adhérer à tout ce que pense mon mari. Ce n’est pas comme cela dans un couple ! J’ai toujours les mêmes convictions même si je suis une femme assez peu engagée politiquement.

(Transcrit par Christine Rouxel et Isabelle Peker)


A qui appartenaient ces tableaux?»

«Les Baigneuses» de Gustave Courbet

CE tableau a été acheté à Raphaël Gérard en octobre 1940 par le ministre des Affaires étrangères du Reich. Restitué à la France, il a été attribué aux Musées nationaux et transféré au musée d'Orsay en 1986. Le marchand Raphaël Gérard a été condamné à la Libération pour avoir vendu de nombreuses oeuvres à des musées  allemands.


H. LEWANDOWSKI / RMN ¦ «Les Baigneuses» de Gustave Courbet

 

A qui appartenaient ces tableaux que personne n'a réclamé après la guerre? C'est la question que le visiteur est amené à se poser lorsqu'il découvre les toiles exposées jusqu'au 26 octobre au musée d'Art et d'histoire du judaïsme à Paris. Racontant les différents processus de spoliation nazie en France durant la Seconde Guerre mondiale à travers le parcours de 53 tableaux - dont quelques chef-d'oeuvres de Cézanne, Matisse ou Monet - , l'exposition s'applique à décrire la manière dont les Allemands ont, entre 1940 et 1944, réquisitionné et évacué 100.000 oeuvres d'art et comment la France s'est attachée à les récupérer et à les restituer à leurs propriétaires depuis la fin de la guerre.

100.000 oeuvres d'art volées en quatre ans


Si, consciente du danger, l'administration des musées français avait dès 1936 établi des plans d'évacuation des collections nationales, elle s'est trouvée impuissante face aux méthodes de spoliation systématiques mises en place par les Allemands à leur entrée dans Paris. Entamées par la réquisition de la prestigieuse collection Rothschild, les spoliations se sont ensuite poursuivies sous l'égide de l'ERR (Einsatzsab Reichsleiters Rosenberg). Ce service officiel de confiscation des biens juifs et francs-maçons dans l'Europe occupée a débuté les saisies dès l'automne 1940.

Stockées au Louvre, les oeuvres saisies étaient ensuite inventoriées et estimées par des historiens de l'art, basés au Jeu de Paume, avant d'être conditionnées et expédiées en Allemagne. A partir de 1942, le pillage systématique des appartements s’ajoute aux autres vols. Entre avril 1941 et juillet 1944, l'ERR envoya en Allemagne 138 wagons contenant plus de 4.000 caisses de tableaux. Certaines oeuvres réquisitionnées, considérées comme de «l'art dégénéré» par le diktat nazi - Picasso ou Matisse -, pouvaient être échangées à des marchands d’arts contre des oeuvres plus conformes au goût des dignitaires. Goering, le numéro 2 allemand effectua 21 visites au Jeu de Paume pour sélectionner personnellement les oeuvres destinées à sa collection et à celle d'Hitler.

2.000 «MNR» en attente de leurs propriétaires

Dès la chute du 3e Reich, des enquêtes ont été menées dans tous les pays occupés afin de permettre la restitution des biens spoliés. Sur les 100.000 oeuvres expatriées, 60.000 retournèrent en France dont 45.000 à leurs propriétaires légitimes. Ce travail d'identification fût notamment facilité par les listings détaillés de l'ERR et en comparant les listes d'acquisition des musées allemands et leurs inventaires. Les 2.000 oeuvres récupérées dont la provenance n'a pu être établie sont aujourd'hui répertoriées sous l'appellation «MNR» (Musées Nationaux Récupération). Elles ont été confiées au début des années 50 à la garde de la direction des musées de France. Inscrites sur un inventaire spécial, ces oeuvres ne peuvent être intégrées dans les collections publiques et doivent rester à la disposition d'éventuels demandeurs.



C'est 53 de ces «MNR» qu'a choisi d'exposer le musée d'Art et d'histoire du judaïsme de Paris, des tableaux auparavant accueillis au musée d'Israël, à Jérusalem. L'occasion de voir ou revoir d'un autre oeil des oeuvres déjà exposées en s'attachant plus au parcours incroyable de ces tableaux qu'à leur seul intérêt pictural. Et se souvenir pourquoi certains n'ont jamais été réclamés...

 


Elodie Drouard


20Minutes.fr


Départ mouvementé d'Israël du Président Nicolas Sarkozy et de son épouse: Carla Bruni-Sarkozy

Israël : Sarkozy poussé dans l'avion : les images sélectionné dans Actualités & Politique et News

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Les services de sécurité israéliens réagissent à l'alerte de sécurité pendant le départ de Nicolas Sarkozy à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.

    J.GUEZ/AFP ¦ Les services de sécurité israéliens réagissent à l'alerte de sécurité pendant le départ de Nicolas Sarkozy à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.

 

La visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Israël aura connu une issue mouvementée. Au moment de la cérémonie de départ du couple présidentiel, un tir a provoqué un début de panique à l’aéroport de Tel Aviv.




«Un garde-frontière s’est suicidé à l’aéroport Ben Gourion au moment où le président français Sarkozy était sur le point de partir», a affirmé le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Il se trouvait à 100 ou 200 mètres de l'avion, dans le périmètre de sécurité, selon lun des principaux quotidiens israélien,
Haaretz. Les autorités ont, en revanche, réfuté toute hypothèse de tentative d’assassinat sur le président français. Témoins de l'incident, deux soldates se seraient évanouies sur le tarmac.

Le coup de feu a été tiré alors qu’une fanfare jouait de la musique, et les chefs d’Etat n’auraient rien entendu, selon le «
Jerusalem Post». Le Président et son épouse ont été immédiatement évacués, indemnes, par leurs gardes du corps vers leur avion.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président Shimon Peres ont été emmenés d’urgence vers leurs voitures blindées. Ehoud Olmert serait néanmoins remonté à bord de l'avion après l’incident pour saluer le couple présidentiel. L'avion du président français a pu décoller sans autre incident.

Nous sommes contraints de fermer cet article aux commentaires en raison des débats nauséabonds et passibles de poursuites judiciaires que le sujet suscite. Nous le déplorons et vous remercions de votre compréhension.


avec envoyée spéciale sur place Armelle Le Goff


20Minutes.fr


 

La Cour suprême israélienne déboute les parents de Gilad Shalit !!!

NOUVELOBS.COM
 

La Cour suprême israélienne a rejeté un recours des parents du soldat Gilad Shalit détenu à Gaza, pour un maintien du blocus de la bande de Gaza.

Lors de son voyage à Jérusalem, Nicolas Sarkozy a reçu les parents du sergent de Tsahal enlevé par des activistes Palestiniens (Ap)

Lors de son voyage à Jérusalem, Nicolas Sarkozy a reçu les parents du sergent de Tsahal enlevé par des activistes Palestiniens (Ap)

La Cour suprême israélienne a débouté les parents du sergent franco-israélien Gilad Shalit, enlevé par des Palestiniens, qui réclamaient le maintien du blocus de la bande de Gaza tant que la libération de leur fils n'aura pas été assurée, a-t-on appris mardi 24 juin de source judiciaire. Dans un arrêt pris à l'unanimité et diffusé par les médias, les trois magistrats de la haute juridiction ont estimé que tout en comprenant le désespoir de la famille du militaire, les tribunaux devaient limiter au maximum leur intervention dans la sphère politique. Le caporal Shalit, promu sergent depuis sa captivité, a été fait prisonnier le 25 juin 2006 par des activistes palestiniens qui s'étaient infiltrés par le biais de tunnels de la bande de Gaza voisine. Son cas devrait être évoqué lors du sommet israélo-égyptien prévu mardi en Égypte, qui vient de négocier une trêve de six mois entre l'État hébreu et les radicaux du Hamas au pouvoir à Gaza. Ce cessez-le-feu est entré en vigueur jeudi.

L'appel de Nicolas Sarkozy

La famille du sergent de Tsahal demandait à la Cour d'empêcher la mise en œuvre de tout accord visant à alléger le blocus israélien de Gaza tant que le jeune homme ne serait pas libéré ou qu'une garantie pour sa libération n'aurait pas été obtenue. Lundi, lors de sa visite d'État en Israël, le président français Nicolas Sarkozy a lancé un appel à la libération du sergent Gilad Shalit. "Je veux dénoncer de la façon la plus forte la captivité de notre compatriote Gilad Shalit", a déclaré le président français lors d'une réception offerte à la communauté française d'Israël dans un grand hôtel de Jérusalem. "Je puis vous dire que nous allons multiplier les initiatives pour obtenir sa libération", a ajouté le chef de l'État, qui avait reçu auparavant les parents du jeune homme. "Je veux lancer un nouvel appel aux ravisseurs : il faut libérer Gilad, il faut le laisser retrouver les siens, on ne construira pas la paix (au Proche-Orient) en détenant ainsi des otages."
           

 

Sarkozy joue carte sur table à la Knesset !

Nicolas Sarkozy, son épouse Carla et la présidente de la Knesset Dalia Itzik, le 23 juin 2008 à Jérusalem

    Xinhua Photo/Guo Lei AFP/pool ¦ Nicolas Sarkozy, son épouse Carla et la présidente de la Knesset Dalia Itzik, le 23 juin 2008 à Jérusalem


JÉRUSALEM

DE NOTRE CORRESPONDANT.

Au deuxième jour de sa visite d'État en Israël, Nicolas Sarkozy s'est longuement adressé « en ami » aux ministres israéliens et aux députés de la Knesset réunis en séance extraordinaire. Se déclarant partisan de « sanctions de plus en plus dures envers l'Iran » et estimant « intolérable » que ce pays acquière l'arme nucléaire, le président français a largement satisfait l'auditoire en assenant que « le terrorisme ne s'explique pas mais se combat ». Ses mots ont été d'autant plus appréciés qu'il a critiqué « ceux qui réclament de manière scandaleuse la disparition d'Israël ».

Dans le même temps, Sarkozy a aussi appelé à la fin du conflit israélo-palestinien.

« Chaque partie doit faire un effort, a-t-il déclaré. La paix ne sera pas possible si les Palestiniens ne peuvent se déplacer librement. . Dans la foulée, il a estimé que la sécurité de l'État hébreu « ne sera vraiment assurée que lorsque l'on verra enfin à ses côtés un État palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable ».

En temps normal, de telles affirmations auraient déclenché un tollé dans les rangs des députés nationalistes. Or, cette fois, aucun d'entre eux n'a réagi leur hôte a plaidé en faveur de « l'arrêt immédiat de la colonisation », de la « reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux États », ainsi que de la « résolution du problème des réfugiés palestiniens ».

Jusqu'à présent, aucun invité officiel d'Israël n'avait jamais prononcé un tel discours dans l'hémicycle de la Knesset et en présence des plus hautes autorités du pays. Pourtant, le président français ne s'est pas privé de répéter à trois ou quatre reprises chaque point sensible de sa vision de la paix au Proche-Orient. Résultat ? À la fin du discours, Ehoud Olmert, ses ministres et les élus l'ont applaudi debout.

« Un finaud »

Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui recevra brièvement Nicalos Sarkozy à Bethléem ce mardi, s'est lui félicité des propos de son hôte, « qui traduisent le soutien français à la cause palestinienne en vue de parvenir à un règlement de paix dans la région ». « Cet homme est un finaud, estime l'ex-journaliste du quotidien Haaretz Daniel Ben Simon qui vient de s'inscrire au parti travailliste. Au lieu de critiquer frontalement la politique israélienne, il enrobe ses propos de déclarations sucrées. Mais sur le fond, ses exigences restent celles de ses prédécesseurs et des Européens : il veut que cesse la colonisation et que les Palestiniens disposent enfin d'un État viable ».

Dans cette optique, Sarkozy a en tout cas multiplié les offres de service. « La France est prête à apporter sa garantie et à mobiliser sa diplomatie (…) L'Europe peut apporter une contribution décisive », a-t-il conclu.

Vers des élections anticipées en Israël

Le groupe parlementaire du parti travailliste a décidé lundi de voter en faveur d'une proposition de loi dissolvant l'assemblée et convoquant des élections anticipées. Ce texte sera soumis demain à la Knesset et selon les derniers pointages, de 68 à 74 députés sur 120 se prononceront en sa faveur. Le Premier ministre Ehoud Olmert a menacé Ehoud Barak les autres ministres travaillistes de les démettre de leurs fonctions gouvernementales s'ils persistaient. Mais ces rodomontades n'ont manifestement pas eu d'effet. Les commentateurs politiques spéculent sur la date des prochaines élections législatives qui auraient selon eux sans doute lieu à l'automne prochain. (S. D.)

Le Soir


Sarkozy plaide pour un Etat palestinien devant le parlement israélien !

 

Nicolas Sarkozy a plaidé lundi pour la création d'un Etat palestinien et l'arrêt de la colonisation dans un discours devant le parlement israélien où il a assuré l'Etat hébreu de son soutien. Evènement

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photo : Eric Feferberg , AFP

Photo_1214219257297-8-0 Devant une Knesset archi-comble à Jérusalem, le président français a énuméré les conditions nécessaires à ses yeux pour une relance de "l'espoir de paix" né fin 2007 à la conférence d'Annapolis aux Etats-Unis, mais qui s'estompe.

"Comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties (...) La France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël", a déclaré M. Sarkozy, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Israël.

A ce titre, il a répété, sous les applaudissements des députés, qu'un Iran doté de l'arme nucléaire était "inacceptable" et assuré que la France serait toujours là pour "barrer la route" à ceux qui appellent à la destruction d'Israël, évoquant les menaces répétées du président Mahmoud Ahmadinejad.

 

"Mais on doit la vérité à ses amis", a poursuivi M. Sarkozy, qui a redit son "amitié" et son "respect" à Israël. "La vérité, c'est que la sécurité d'Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu'à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable".

"Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation" en Cisjordanie, a-t-il ajouté. La poursuite de la colonisation, notamment à Jérusalem-est, qu'Israël entend garder sous sa souveraineté dans le cadre d'un éventuel accord avec les Palestiniens, constitue la principale entrave au processus de paix.

"Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme (...) il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats", a également affirmé Nicolas Sarkozy.

Convaincu que "la paix est possible", le président français a appelé Israéliens et Palestiniens à faire des gestes et, une semaine avant de prendre les rênes de l'Union européenne (UE), a proposé aux deux camps la contribution de la France et de l'Europe.

"Vous devez savoir que vous pouvez compter sur l'Europe pour vous aider à aller vers un accord final", a-t-il dit.

Les dirigeants israéliens n'ont pas publiquement réagi au discours de M. Sarkozy.

"Aucun député n'a quitté l'hémicycle lorsque le président a parlé de gel de la colonisation", a-t-on remarqué dans son entourage, rappelant que certains députés s'étaient levés lorsque François Mitterrand avait prôné devant la Knesset en 1982 la création d'un Etat palestinien.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a salué le discours de M. Sarkozy, qu'il doit accueillir mardi à Bethléem en Cisjordanie, au dernier jour de la visite du président français.

"Les positions exprimées par le président Sarkozy traduisent le soutien français à la cause palestinienne en vue de parvenir à un règlement de paix dans la région", selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

Attentif depuis le début de sa visite à respecter un strict équilibre entre les deux camps, M. Sarkozy a reçu une dizaine de personnalités palestiniennes de Jérusalem-est, puis les parents du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza.

"Il faut libérer Gilad", a-t-il lancé devant la communauté française à Jérusalem, "on ne construira pas la paix ainsi en retenant des otages. Nous allons multiplier les initiatives pour obtenir sa libération".

Il a par ailleurs promis que la justice française punirait "avec sévérité" les agresseurs d'un jeune juif samedi à Paris, affirmant que "l'antisémitisme est une tâche sur le drapeau tricolore".

Le chef de l'Etat français et son épouse Carla devaient achever leur journée par un dîner d'Etat offert par le président israélien Shimon Peres.

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