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Katyn un film magnifique de Wajda

090408 Je voulais ce matin évoquer Katyn en commençant par le film de Wajda projeté cette semaine encore dans 13 salles seulement de notre hexagone. En Haute-Garonne, on peut le voir à l'Utopia de Tournefeuille, mais pas à Toulouse, dans les Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence mais pas à Marseille et dans 4 cinémas pour toute l'Ile-de-France. Pas beaucoup pour un chef-d'œuvre, produit en Pologne en 2007, programmé quasi clandestinement dans quelques salles du département du Nord en octobre 2008, lancé officiellement, mais subrepticement en avril 2009.

Dans la petite salle multiplexe parisienne du quartier Saint-Lazare où je me suis rendu, trônait en parallèle un festival du cinéma du mouvement "Attac". Sur les tréteaux de l'entrée s'étalaient des brochures faisant l'apologie des idées au nom desquelles précisément se sont commis les crimes rouges et, pire encore, l'attentat permanent contre l'Histoire et l'identité des peuples de l'Est européen, dénoncés par le cinéaste.

Rappelons tout de même qu'il s'agit non seulement du plus grand réalisateur de son pays, véritable fondateur d'une école nationale dans les années 1950, honoré depuis 1994 du titre de sénateur mais également que cette nouvelle œuvre fut nominée aux oscars en 2008.

Il faut donc se dépêcher pour aller le voir ! Je ne chercherai pas à multiplier les adjectifs élogieux. Il les mérite, tant pour le jeu d'acteurs que pour la beauté des prises de vues et des couleurs, mais aussi la musique, discrète, intime, tragique et intelligente.

Je noterai seulement deux commentaires. Le premier déshonorerait une fois de plus la gauche que le tiers-monde nous envie si l'on pouvait encore en attendre quelque chose de bon. Voici donc ce qu'on ose écrire dans le Monde :

"ÉTRANGE CONFUSION

Comme l'explique Victor Zaslavsky dans un ouvrage sur "Le Massacre de Katyn", les Soviétiques ont effectivement programmé la mort des officiers polonais, qui incarnaient les "ennemis objectifs", une intelligentsia bourgeoise, un vivier potentiel de résistance, ainsi que la déportation en camps de leurs familles. Ces exécutions de masse sont conçues comme un "nettoyage de classe".

La seconde est l'étrange confusion entre Katyn et le génocide des juifs. Rien, aucune allusion, dans le film, sur la Shoah, mais une description des rafles, de la traque des familles d'officiers polonais, comme s'il s'agissait de la déportation des juifs en camps. Détail troublant : ces proies d'un massacre programmé sont viscéralement attachées à leur ours en peluche. Or le Musée Yad Vashem de Jérusalem a fait de l'ours un symbole de l'extermination des enfants juifs, du martyre d'un peuple.

Dans Katyn, sommée par les services allemands de dénoncer la responsabilité soviétique dans le massacre, la femme d'un général polonais est menacée d'être envoyée à Auschwitz... Tout, sans cesse, nous ramène aux juifs, sauf que le mot n'est jamais prononcé. Le juif n'existe pas. La victime de la seconde guerre mondiale, c'est le Polonais.

Pourquoi ce non-dit, cette confusion ? Andrzej Wajda aura traîné cette question toute sa carrière, puisque son premier film, Génération (1955) - évocation de la résistance contre les nazis -, occultait déjà cet enjeu capital de la guerre. Il est vrai que l'ambiguïté de la représentation des juifs dans le cinéma polonais dépasse sa personne."

Faut-il commenter ce morceau de bravoure stalinien ?

Dois-je dire que les 2 ou 3 amis juifs à qui j'ai timidement posé la question à ce sujet haussent les épaules. Non, parler du martyre de la Pologne n'a rien à voir avec l'antisémitisme. Pas plus, ajouterais-je, que le fait d'éprouver de la sympathie pour l'Inde dans sa lutte contre l'islamo-terrorisme ou de se préoccuper de Chypre ou du Darfour. Si, en effet, l'occupation nazie en Europe centrale s'est traduite, par ce qu'on appelle aujourd'hui la Shoah, on pourrait aussi rappeler qu'elle a été rendue possible par l'alliance conclue entre l'Union soviétique et l'Allemagne hitlérienne en août 1939, pacte que le gouvernement de Moscou n'a jamais dénoncé.

Je préfère pour conclure, car aujourd'hui je consacre cette chronique à une œuvre cinématographique vous recommander de chercher à la voir à partir de la meilleure recension que j'ai lue à ce sujet, celle du critique des Échos (2), M. Emmanuel Hecht que je cite intégralement :

KATYN d'Andrzej Wajda

Le roman national de Wajda

Un film classique et superbe sur le massacre des officiers polonais par Staline.

Septembre 1939, un pont métallique en Pologne. Soldats et civils, autos, charrettes et vélos tentent de traverser. Dans les deux sens. Les uns fuient les Allemands, les autres, les Russes. Le 17 septembre, les Polonais, repliés dans l'est du pays, contiennent l'attaque lancée le 1er du mois par la Wehrmacht, mais ils sont pris à revers par l'Armée rouge. La traîtrise est une des clauses secrètes du pacte germano-soviétique. Sur le pont, c'est la bousculade, impossible d'avancer. La première image de "Katyn", le nouveau film d'Andrzej Wajda, résume la tragédie de la Pologne, prise en étau. Le martyre ne fait que commencer.

Les Soviétiques livrent leurs prisonniers polonais au NKVD, la police politique. En avril 1940, à Katyn, une clairière dans une forêt de Biélorussie, 4 100 officiers sont abattus d'une balle dans la nuque. Plus de 20 000 autres sont abattus à Kharkov et Kalinine. L'idée est de Beria, elle a été approuvée par Staline. Il s'agit, en liquidant les officiers d'active et de la réserve, de supprimer l'élite d'un pays, sa classe dirigeante. Parmi eux, Andrzej (Artur Zmijewsk) capitaine et lieutenant du 8e régiment des uhlans, un pilote, un général. Des femmes attendront pendant toute la guerre, et bien au-delà, les trois soldats. Elles s'appellent Anna (Maja Ostaszewska), la femme du capitaine ; Agnieszka, la sœur du pilote, Roza, l'épouse du général. Ces trois personnages sont les héroïnes du film.

Film crépusculaire

Tiré d'un roman polonais, "Post mortem" d'Andrzej Mularczyk, Katyn est un film crépusculaire, filmé entre chien et loup. La mise en scène est classique, l'image, superbe, est signée Pawel Edelman - chef-opérateur du "Pianiste" de Polanski - et la musique du compositeur Krzysztof Penderecki. Ce récit précis, technique, clinique - la scène finale est grandiose - d'un crime signé Staline est aussi un hommage à la résistance face au mensonge et aux menaces. Car Moscou n'a eu de cesse de vouloir effacer son forfait. Le nom de Katyn est révélé au public pour la première fois le 13 avril 1943. Radio Berlin annonce la découverte près de Smolensk d'immenses charniers. Les Soviétiques répondent qu'il s'agit d'une zone de fouilles, que les Allemands confondent momies et cadavres, rappelle Alexandra Viatteau, la grande spécialiste de la question dans son livre, "Katyn" (3). Dès la reconquête de Smolensk, les Soviétiques constituent une pseudo-commission d'enquête "prouvant" la responsabilité des nazis. En 1946, le procureur soviétique Vichinski tentera même d'introduire le meurtre de Katyn dans l'acte d'accusation du procès de Nuremberg. En vain. Les Américains connaissent la vérité depuis 1942. Mais le sujet deviendra tabou, en particulier dans le bloc socialiste. "Sur ce mensonge reposait toute la soumission de la Pologne à Moscou", a déclaré Wajda. Les Polonais, eux, n'oublient pas. Des veuves de Katyn préfèrent renoncer à leur pension plutôt que de signer un document affirmant que leur mari a été assassiné par les nazis. Le sujet revient sur la place publique dans les années 1980. Le syndicat Solidarité des professeurs exige l'enseignement de la vérité. À Moscou, en 1990, Gorbatchev admet publiquement la responsabilité de l'URSS. Des preuves sont remises au président Walesa. L'arrivée de Poutine au Kremlin marque un retour en arrière. Les archives sont interdites de consultation et en janvier dernier la Cour suprême de Russie refuse la réouverture d'une enquête sur Katyn.

Wajda écrit avec "Katyn" l'ultime chapitre de son roman national. Depuis "Kanal" (1957), premier film consacré à l'insurrection de la résistance polonaise à Varsovie en 1944 (à ne pas confondre avec celle du ghetto), écrasée par la Wehrmacht sous l'œil impassible et complice de l'armée soviétique, le cinéaste filme l'histoire de la Pologne : la lutte fratricide de la résistance nationaliste et communiste ("Cendres et Diamant", 1958) ; l'industrialisation à marche forcée ("La Terre de la grande promesse, 1975) ; la propagande à la mode Stakhanov ("l'Homme de marbre", 1977) ; le syndicat Solidarité ("L'Homme de fer", 1980). Il lui a été reproché d'écrire une histoire héroïque et sacrificielle. Lui s'est toujours défendu de faire de son pays le "Christ des nations". Lorsqu'il parle de sa terre, il parle aussi de son sang. "Katyn" est dédié à Jakub Wajda, capitaine du 72e régiment d'infanterie, assassiné à Katyn. Et à Aniela, sa mère, institutrice. En 1940 Andrzej, leur fils, a quatorze ans.

Je chercherai donc, dans les jours qui viennent, à développer un peu, au gré de cette libre chronique la dimension historique et politique de l'affaire de Katyn et les diverses conclusions que l'on peut en tirer à ce jour, et pour l'avenir de l'Europe.

Notes
  1. Avec Maja Ostaszewska, et Artur Zmijewski. 2 heures.
  2. le site d'un journal quotidien ne conservant pas nécessairement ses articles en archives je le reproduis ici. Voici le lien de cet article du 01.04.09 sur le site des Échos
  3. A lire : "Katyn", d'Alexandra Viatteau, éditions André Versaille, à paraître prochainement.

JG Malliarakis (Blog: l'Insolent)

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Messe Anniversaire de LOUIS XX

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Le Prince de Beauffremont ,et IMB vous invitent à participer à

la messe votive du Roi Saint Louis, pour l'anniversaire de sa naissance

qui sera célébré :

le samedi 25 avril 2009 à 18h00

en l'église Saint Germain l'Auxerrois , Paroisse des Rois de France

et en l'honneur du 35 ème anniversaire de

Monseigneur le Prince Louis , Duc d'Anjou , Chef de la Maison de Bourbon


A la rencontre de Rachida DATI

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Jeudi 26 mars 2009, à l'invitation de Pierre-Yves BOURNAZEL, Président du groupe UMP au Conseil d'Arrondissement du XVIIIème de Paris, et Conseiller de Paris, une délégation de militants UMP du XXème arrondissement de Paris s'est rendue à une réunion en présence de la Garde des Sceaux, Madame Rachida DATI. 

La Ministre va bientot quitter la Place Vendôme pour le Parlement Européen où elle est candidate en Ile-de-France aux côtés de Michel BARNIER. 

Malgré le peu de délai imparti à l'organisation de cet événement, plusieurs fois rappelé par Pierre-Yves BOURNAZEL, la salle était bien trop petite pour accueillir toutes les personnes venues écouter la Ministre-candidate. 

Madame DATI a répondu avec compétence et conviction à toutes les questions posées par le public et c'est avec un grand plaisir qu'elle s'est prêté au jeu des questions-réponses et des photos-souvenirs  

Outre des citoyens attentifs aux questions européennes, plusieurs personnalités parisiennes étaient présentes : 

Jean-François LEGARET, Maire du 1er arrondissement, Brigitte KUSTER, maire du XVIIème, Nicole GUEDJ, ancien ministre, élue du XVIIIème, Delphine BURKLI, élue du IXème, Géraldine POIREAU-GAUVIN, élue du XVème, Jack-Yves BOHBOT, élu du XIème, Christophe D'INDY, élu du VIIIème et Jean-Jacques GIANNESINI, élu du XIXème.    

Les photos prises par Thierry FOUCHER lors de cette soirée sont visibles dans l' ALBUM  

Source: Blog:  http://ump-paris20e.typepad.fr/actu/


Paul Le Guen: «On reste dans le peloton !»

 
L'entraîneur du PSG Paul Le Guen, le 25 avril 2008 lors d'une conférence de presse.
L'entraîneur du PSG Paul Le Guen, le 25 avril 2008 lors d'une conférence de presse./Joel Saget AFP

 

INTERVIEW - L'entraîneur parisien analyse la victoire des siens face à Nice(Hellebuiyck: ex-PSG et ex-ASSE). Pour la 30ème Journée du Championnat de France, au Parc des Princes, devant 40.471 Supporters !!! (Buts: d'Hoareau: son 16ème en championnat cette saison ! et de Traoré). Au Général, nous sommes à 4 pts du Leader: Lyon...

Après le succès du PSG face à Nice (2-1), aucun soupçon d’euphorie chez l’entraîneur parisien mais une analyse lucide.



Quelle est votre analyse du match gagné contre Nice 2-1?
Ce soir, on a eu plus d'occasion que Nice mais notre erreur (sur le but de Nice, ndlr) aurait pu être très préjudiciable. On a fait ce qu'on avait à faire. Nos joueurs étaient un peu plus frais. Ca s'est ressenti.
On souffre à tous les matchs. Mais cette saison on en gagne plus qu'on en perd.

Ce match vous relance pour la course au titre...
Il y a un échappé, Lyon, et peut-être Marseille ce (dimanche) soir, mais on reste dans le peloton des poursuivants. Il faut apprécier mais ne pas s'en contenter. On a perdu des joueurs importants, j'ai l'espoir de les récupérer vite. Nous avons un programme chargé avec des matchs importants.

Comment avez-vous trouvé votre défense réaménagée à cause des absences de Sakho et d'Armand et de la suspension de Camara?
Il y a eu des approximations, parfois un état de fébrilité, mais il faut les encourager, être derrière eux. Certains joueurs arrivent à exprimer leur potentiel mieux que d'autres. Au Parc, quand on débute, ça peut être difficile. Notre défense était réaménagée, en deux matches on avait eu sept buts encaissés. Il fallait se reconcentrer, mais on a produit aussi de beaux mouvements offensifs. Il fallait s'appuyer sur une bonne défense, et quand je dis cela je pense à toute l'équipe.

Avez-vous parlé à Luyindula de son erreur à la mi-temps (une passe en retrait qui a offert une balle de but à Loïc Rémy)?
Oui, je lui ai parlé un peu plus qu'aux autres pour l’encourager. Il fait suffisamment de bonnes choses depuis des mois pour lui pardonner. Il a beaucoup joué dernièrement, il a souvent enchaîné les matchs de Coupe d'Europe et de championnat. C’est un joueur rare. Il a beaucoup de caisse, il est capable d'enchaîner.

Deux buts marqués par des joueurs de plus d’1,

90 m...


Ca nous aide sur coups de pieds arrêtés on défend mieux, on attaque mieux avec des grands. C'est intéressant d'avoir ces joueurs-là...

Recueilli par Mathieu Goar  pour 20 Minutes.fr

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Photos: site officiel du PSG


Ma citation de la semaine:

«L'amour est l'ultime signification de tout ce qui nous entoure.
Ce n'est pas un simple sentiment, c'est la vérité, c'est la joie qui est à l'origine de toute création.»
Rabindranàth Tagore

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Un mariage princier peut en cacher un autre ! 


 Après trente trois ans de procédure en cour de Rome, le comte de Paris vient d’obtenir, de la Sainte Rote vaticane, l’annulation de son premier mariage, célébré en 1957 avec la duchesse Marie Thérèse de Wurtemberg, duchesse de Montpensier, avec qui il a eu cinq enfants dont le prince Jean, duc de Vendôme.


Pour ne pas faire d’ombre à son héritier, le comte de Paris, qui s’était marié civilement le 31 octobre 1984 avec Micaëla Cousino Quinones de Léon, attendra la fin du mois de Septembre pour célébrer son union Religieuse, au château d’Arcangues dans le pays basque. ( source le Figaro )


P.S: Il convient de préciser qu'en droit canon la nullité d'un mariage ne remet aucunement en cause la légitimité des enfants du premier mariage.


Messe des Rameaux 2009 à Pierrefitte

    

       Ce matin, j'ai assisté et participé à la traditionnelle Messe des Rameaux, à l'église St Gervais St Protais de Pierrefitte. J'ai prié pour mon second pays: Israël; pour les trois jeunes israéliens assissinés en Judée-Samarie; pour notre compatriote: Guilad Shalit; pour tous mes frères et mes soeurs Juifs du Monde entier; pour la réussite de mon association et donc de mon combat ! Puis, pour finir, pour le Pape Benoît XVI, que je soutiens !

Jean-Pierre Renard

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