Le 22 juillet 1461 :

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Mort du Roi de France Charles VII, dit le victorieux, des suites d'un phlegmon à la gorge.

Charles VII de France, dit Charles le Victorieux, ou le Bien Servi, naît le 22 février 1403 à Mehun-sur-Yèvre et meurt le 22 juillet 1461. Souverain souvent présenté comme étant le «Petit Roi de Bourges qui a trahi Jehanne d'Arc», dénigré par les historiens de la IIIe République, il apparaît très souvent comme un monarque effacé sinon insignifiant. C'est pourtant lui qui achève l'œuvre de sainte Jeanne d'Arc et met fin à la présence des Plantagenêt en France. Voir les chroniques du 22 février, du 21 juin, du 17 juillet.

Charles VII « le Bien Conseillé », s'entoure d'hommes dévoués et compétents. Il réorganise l'armée avec les compagnies d'ordonnance ; son règne voit aussi l'affirmation de l'autorité royale avec la Pragmatique Sanction de Bourges, l'assainissement des finances du Royaume, la création des Cours Provinciales de justice pour remplacer progressivement les Seigneuries locales. Charles VII s'éteint au château de Mehun-sur-Yèvre et laisse un Royaume de France renforcé et puissant. Il est inhumé dans la Basilique Saint-Denis.


Le 21 juillet

- Julien-François-Léonard de Mons, 30 ans, né à Carantilly (Manche), vicaire général de Coutances, guillotiné à Paris, 1794.

- Marie-Louis-Léonard de Cussy, 58 ans, né à Coutances, archidiacre de cette ville, guillotiné à Paris.

- Jean-François Jeanson, 49 ans, né à La Vallée en Barrois (Toul), capucin, déporté, mort sur les Deux-Associés.

- Simon Pannetier, 76 ans, né à Bordeaux, Grand-Carme, guillotiné à Bordeaux, 1794.

- Gabriel Pergaud, 41 ans, né à Saint Priest la Plaine (Creuse), chanoine régulier, prieur de l’abbaye de Beaulieu (Dinan), déporté, mort sur les Deux-Associés.

- Charles Rambour, 46 ans, né à Custine (Meurthe), chartreux, déporté, mort sur les Deux-Associés.

- Jean-Baptiste-Charles Renan, 28 ans, né à Bonneval (Eure et loir), vicaire de Prouais (Chartres), guillotiné à Paris, 1794.

- François Gabriel de Latour, vicaire de Noe (Toulouse), exécuté à Toulouse, 1794.


Le 20 juillet 

- Elie-Jean Gintrac, 58 ans, né à Razac sur Isle (Dordogne), curé de Ponchat, déporté, mort sur les Deux-Associés.

- Barthélemy Montblanc, 34 ans, né à Cruzy (Béziers), exécuté à Privas, 1794.

- Marie-Louise Laval de Montmorency, 71 ans, née à Paris, abbesse de Montmartre (Saint Benoit), exécutée à Paris, 1794.

- Joseph Ringard, prêtre à Abbeville, exécuté à Amiens, 1794.

- Pierre-André-Mathurin Lalouelle, 36 ans, né à Rouen, capucin, déporté, mort sur les Deux-Associés.


Ma citation du jour:

« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d'avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n'importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. [...]

En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d'argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s'entendent pour se partager le pouvoir. Cela m'est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m'ennuierait même qu'ils ne le soient pas. J'en serais navré, vous m'entendez ! Le jour où Le Figaro et l'Immonde me soutiendraient, je considérerais que c'est une catastrophe nationale ! »

(Charles de Gaulle cité par Alain Peyrefitte dans C'était de Gaulle). 


Le 19 juillet 1962:

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le Général de Gaulle écrit à Pierre Messmer, Ministre des Armées, cette lettre mémorable :

«  Mon cher Ministre,

J’ai constaté, notamment dans le domaine militaire, un emploi excessif de la terminologie anglo-saxonne.

Je vous serais obligé de donner des instructions pour que les termes étrangers soient proscrits chaque fois qu’un vocable français peut être employé, c’est à dire dans tous les cas. (rajouté à la main).

Veuillez croire, mon cher Ministre, à mes sentiments cordiaux.

Charles de Gaulle »


Plusieurs soldats posent pour un portrait de groupe lors de l'opération Camélia lors de la guerre d'Indochine. 

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De gauche à droite: le 1re classe du Génie Laurent, originaire de Basse-Terre (Guadeloupe), armé d'un pistolet-mitrailleur MAT 49. 

Le caporal-chef du Génie Forcet, originaire de Biscarosse, armé d'une carabine M-1. 

Le 2e classe du 8e BPC (bataillon parachutiste de choc) Thanh, originaire de Saigon, armé d'une carabine USM 1. 

Le 1re classe du Génie Accus, originaire de Troisilit en Martinique, armé d'un pistolet-mitrailleur MAT 49. 

Le 2e classe du 3e bataillon du 41e RAC (régiment d'artillerie coloniale) Jolali Bemaral, originaire de Marrakech , armé d'un pistolet-mitrailleur MAT 49.

Note : Cette photographie de groupe met en avant la diversité du CEFEO puisque les soldats sont originaires de Guadeloupe, de France, du Vietnam, de Martinique et du Maroc.